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mardi 21 novembre 2017

J'offre des livres jeunesse... pas vous? 3/... Spécial garçons

Je reprends mes billets idées cadeaux, les fêtes approchent.

Oui encore une différenciation de genre qui n'en est pas une. Parce que souvent nous cherchons par catégorie et que c'est bien pratique. Voici des suggestions que les aventurières en herbe voleront à leur frère ou cousin.

Parce que les garçons peuvent se lover dans un fauteuil et partir découvrir le monde et leur monde intérieur. Ils ont le droit aux aventures, aux monstres qui ne sont pas juste sur les écrans, aux bastons, aux coquards mais aussi à de la sensibilité.

Des liens sur des billets entiers ou une très brève description.

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Pour les plus jeunes:
- des albums



"Charles à l'école des dragons", "Charles prisonnier du cyclope" et "Charles amoureux d'une princesse" d'Alex COUSSEAU et illustrés par Philippe-Henri TURIN, je parlais du premier ici, du second là
La série des "Émile" de Vincent CUVELLIER et illustrée par Ronan BADEL, j'en parle ici et là... facétieux, inconvenant, tout bonnement à adopter
La série des "Sales histoires de Félicien Moutarde" de Fabrice MELQUIOT et illustré par Ronan BADEL dont je parlais ici
"L'été de Garmann", "La rue de Garmann" et "Le secret de Garmann" de Stian HOLE
"L'ile aux trésors" de Robert Louis STEVENSON, adapté par Stéphane FRATTINI et illustré par Sébastien MOURRAIN dont je parlais ici
"Jo singe garçon" de Béatrice ALEMAGNA

- des bandes dessinées


La série des "Billy Brouillard" de Guillaume BIANCO: les aventures (ici la première), les encyclopédies curieuses et bizarres (bestiaire, ici sur les chats), les comptines malfaisantes
"Esteban" de Matthieu BONHOMME, en 5 tomes, où une aventure en mer d'un jeune indien sur un baleinier.
"Le sauvage" de David ALMOND et illustré par Dave McKEAN dont je parle ici
"Ralph Azham" de Lewis TRONDHEIM et ce lapin mis au banc de son village pour sa capacité à découvrir les femmes enceintes (fidèles ou non) et qui deviendra rebelle et sauveur de son peuple.
Tous les Snoopy de Charles Monroe SCHULZ parce que ces enfants, seuls au centre des histoires, sans adulte, parle de l'enfance mais aussi des réflexions de vie.
"Calvin et Hobbes" de Bill WATTERSON: un très jeune garçon et sa peluche tigre qui prend vit quand ils sont seuls. Des aventures, du fantastiques, des réflexions d'un petit cancre rêveur.
"Kitaro le repoussant" de Shigeru MIZUKI pour entrer dans l'univers des monstres et des fantômes japonais avec un humour un peu pipi caca (exemple le vainqueur du concours de natation est un kappa péteur)


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Pour les pré-adolescents


"Moby Dick" adapté d'Herman MELVILLE et illustré par James PRUNIER (les deux couvertures correspondent au même album) dont je parle ici
"Le garçon qui voulait devenir un être humain" adapté de Jorn RIEL et illustré par Christel ESPIE dont je parlais ici
"Méto" d'Yves GREVET un garçon d'une maison d’éducation comprend qu'il y a plus que cet univers, trois tomes fabuleux!
"Les aventures de Tom Sawyer" de Mark TWAIN dont je vous parlais ici ou "Les aventures de Huckleberry Finn" avec la traduction plus proche de l'original de Bernard HOEPPNER
"La grande épopée des chevaliers de la table ronde" de Sophie LAMOUREUX et illustré par Olivier CHARPENTIER, je parle du tome 1 ici.
"Harold et les dragons" de Cressida COWELL à l'origine du dessin animé "Dragons"
"Jonas le requin mécanique" de Bertrand SANTINI dont je parlais ici
"Hugo de la nuit" de Bertrand SANTINI où il est question de fantômes, de rêves.


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Pour les adolescents:


"Max et les Maximonstres" de Dave EGGERS dont je parle ici
"Le cas Jack Spark" de Victor DIXEN en 4 tomes, été, automne, hiver et printemps (en attente de réédition): une fabuleuse relecture des contes de fées dans un monde moderne. Les contes ne seraient que des versions enfantine d'une peur réelle. Les ogres, fées et autres deviennent ici des personnages à vous glacer le sang, ici et là des extraits et je vous parle du tome 1 ici . J'attends toujours le tome 4: le printemps!
"Le chaos en marche" de Patrick NESS en 3 tomes, "La voix du couteau", "Le cercle et la flèche" et "La guerre du bruit". Magnifiques romans de science-fiction que vous pourrez trouver aussi dans les rayons adulte.
"Les trois vies d'Antoine Anacharsis" d'Alex COUSSEAU dont je vous parle là

vendredi 15 janvier 2016

Par bonheur, le lait

Cet auteur et un titre aussi parachuté, cela donnait envie.

© Neil GAIMAN et BOULET/ Au Diable Vauvert

La maman est partie quelques jours pour le travail et a laissé ses enfants et son mari. Tout est prêt, chaque repas au congélateur, chaque rendez-vous noté et rappelé au mari etc... Et, à la dernière minute, elle lui dit qu'il n'y a presque plus de lait. Bien-sûr le lendemain arrive et plus de lait, ni pour mettre dans les céréales des enfants, ni pour ajouter au thé du père. Qu'une solution, aller en acheter. Mais il met beaucoup de temps pour revenir, le narrateur (le garçon) et sa sœur se disent qu'il a du s'arrêter pour bavarder. Le père rentre enfin et explique son retard...
 - Bah j'ai été kidnappé par des extraterrestres, je me suis enfui et je suis tombé dans la mer, rattrapé par des pirates...

"Par bonheur, le lait" de Neil GAIMAN et illustré par BOULET est une divagation d'un père pour ses enfants. Au lieu de laisser le quotidien l'empêtrer, il leur offre là une histoire à dormir debout et pioche dans l'imaginaire de ses enfants de quoi l'alimenter.
Ils aiment les pirates, les dinosaures, les poneys colorés et tatoué d'étoiles, les volcans, les machines à remonter le temps et les vampires. Ils en auront. C'est alambiqué, pas plausible pour un sou et tiré par les cheveux. Tant mieux. Bien-sûr le père est allé chercher du lait et il ne l'oublie pas, surtout que cette bouteille a une grande valeur. Elle est la marque du temps, le symbole de la prophétie, le détail qui peut faire tout exploser. Le papa n'a-t-il pas fait des bonds dans le temps et risqué la fin de l'univers? Si! Mais le lait arrive sur la table. Ce ne sera pas du jus d'orange sur les céréales ni dans le thé!
Le père revient d'une course auréolé de sa fantaisie et les enfants se posent des questions. Cette affabulation apporte son lot de bonnes images et de rires sous capes. Les enfants se rappelleront ce matin-là, leur père aussi.

La version française a été illustrée par BOULET et elle joue sur la fraicheur. J'aime particulièrement le peuple des andes, les pirates. Voici d'ailleurs une petite mise en bouche culturelle, la version française,

© Neil GAIMAN et BOULET/ Au Diable Vauvert

la version américaine par Skottie YOUNG


et anglaise par Chris RIDDELL.



Merci aux éditions Diable Vauvert et à l'opération Masse critique de Babélio.
tous les livres sur Babelio.com
 

lundi 4 janvier 2016

La formidable aventure du chat de Maître Kuniyoshi

© Utagawa KUNIYOSHI, Emma GIULIANI et Ariane GRENET/ Paris Musées

"Je m'appelle Neko. Je suis le chat de maître Kuniyoshi. Je passe le plus clair de mon temps dans son atelier. Je renifle les encres. Je joue avec les pinceaux... C'est un grand artiste japonais. Il fait si souvent mon portrait que j'en suis devenu un peu vaniteux..." 

© Utagawa KUNIYOSHI, Emma GIULIANI et Ariane GRENET/ Paris Musées

Et pourtant Neko est le seul à entendre le cri de la baleine. Les esprits de la mer sont en colère et en veulent à la princesse Yugi.
Ce grand cétacé n'a pas le choix, elle transforme le chat en samouraï, enfin presque, pas forcément très courageux  mais très peureux, un chat-mouraï en somme.
Il va devoir aider la baleine géante, sauver la princesse et son précieux chargement et se confronter aux esprits.

© Utagawa KUNIYOSHI, Emma GIULIANI et Ariane GRENET/ Paris Musées

A travers l'histoire, nous découvrons une partie du bestiaire fabuleux du Japon. Pas forcément de terribles bêtes mais plus d'autres qui paraitraient inoffensifs, comme les crapauds, les tengus (mi-hommes mi-oiseaux) ou le grand squelette Kokkakku. Le tout donne force et attrait pour ces esprits et les samouraïs qui les combattent.

© Utagawa KUNIYOSHI, Emma GIULIANI et Ariane GRENET/ Paris Musées

"La formidable aventure du chat de Maître Kuniyoshi", de l'atelier SAJE (Emma GIULIANI et Ariane GRENET) pour le Petit Palais, est une belle petite histoire pour entrer dans l'univers de ce peintre de l'estampe et du fantastique. De quoi aborder son travail doucement. Le livre est d'une très belle facture offrant des pages à déplier, des fenêtres dans les fenêtres, des découpages. Le tout donne une dynamique au texte, sympathique mais assez sommaire tout de même.

Et vous verrez qu'il vous faudra investir dans un livre reprenant plus d'estampes de Kuniyoshi!
Attention: vous avez jusqu'au 17 janvier pour profiter de l'exposition au Petit Palais! 


vendredi 9 octobre 2015

Brindille

Il en a fallu du temps pour lire cet album primé. J'ai presque tous les autres de Rémi COURGEON et pourtant j'avais laissé celui-ci de côté. Pas parce qu'il ne me faisait pas de l’œil mais parce que beaucoup en avait parlé... alors j'ai attendu qu'il ne soit plus d'actualité.

© Rémi COURGEON/ Milan Jeunesse

Brindille est la dernière d'une famille de garçons. Elle aime jouer du piano. Son père est chauffeur de taxi, de nuit. "Il avait été mineur, là-bas, en Russie. Ses yeux étaient bordés d'ombre. Il disait que c'était le charbon qui était resté incrusté dans sa peau."
La journée, ses frères la chahutent et les corvées se jouent aux bagarres. Brindille perd tout le temps. Et puis son prénom est bien plus jolie: Pavlina.
Un jour, elle en a assez. Assez d'être secouée, assez d'être sous-estimée par les hommes de la famille, assez d'être Brindille. Elle veut faire de la boxe. Une gauchère ne se refuse pas, la voici entrainée. A la maison aussi, elle fait ses preuves d'agilité et de frappe... moins de tâches ménagères, plus de boxe. Elle est prête pour son premier match.

© Rémi COURGEON/ Milan Jeunesse

Cet album parle des choix à faire pour trouver une place au sein d'une famille un peu perdue. Une place de fille parmi les garçons, peut-être.
Il aborde aussi le thème de la souffrance, du deuil dans l'indifférence mais aussi l'appel de la violence, de la force brute pour se défendre.
C'est beau et, comme toujours avec cet auteur, l'histoire recèle bien des réflexions possibles.

© Rémi COURGEON/ Milan Jeunesse

La patte de Rémi COURGEON est toujours aussi reconnaissable. Des couleurs flashy, des aplats avec une forme étrange... ici une forme blanche en point d'interrogation (la queue du chat) mais aussi cette bandelette, ce biceps. C'est une atmosphère et en même temps assez pêchu!


lundi 4 mai 2015

Tony Tiny Boy

© Vincent CUVELLIER et Dorothée de MONFRIED/ Hélium

Il est tout beau ce petit cow boy, "Tony Tiny Boy" de Vincent CUVELLIER et illustré par Dorothée de MONFRIED nous le présente au retour de la guerre. Les indiens ont perdu.

© Vincent CUVELLIER et Dorothée de MONFRIED/ Hélium

Mais en revenant chez lui, il n'est pas comme d'habitude, plus rien ne l'intéresse. Il va falloir qu'il le dise à ses parents.

© Vincent CUVELLIER et Dorothée de MONFRIED/ Hélium

Cet album au texte très court nous entraine dans les rêves de petit garçon. Il est beau et tendre et offre une première approche des préjugés et de l'amitié.


samedi 9 août 2014

Émile (- fait un cauchemar, - et les autres)

Je ne vous ai pas encore parlé d’Émile? Vous ne le connaissez pas? Mais si, mais si. Ce garçonnet toujours bougon et solitaire dont on suit les aventures avec délectation, création double sortie de l'imaginaire de Vincent CUVELLIER et de la plume colorée de Ronan BADEL à qui l'on doit le visuel d'un autre garnement, Félicien Moutarde. Bon je vous présente ici les tomes 7 et 8 mais pas d'inquiétude, chaque album est indépendant et vous comprendrez très vite à qui vous avez affaire.

© Vincent CUVELLIER et Ronan BADEL/ Gallimard jeunesse

"Émile fait un cauchemar" nous amène aux moments cruciaux que sont le coucher et le lever. Un cauchemar l'a réveillé en sursaut. Un loup. Bien-sûr! Il mange les enfants comme chacun sait. Mais non, Émile ne veut pas avoir peur. Et puis de toute façon il n'a pas peur grâce à sa parade des doigts. Mais non ce ne sont pas les films d'horreur. Oh non pas une histoire pour enfant ce soir, pas Pinpin le lapin rose. Non!

© Vincent CUVELLIER et Ronan BADEL/ Gallimard jeunesse

"Émile et les autres" c'est une sacrée histoire! L'enfant est solitaire alors aller au parc voir les copains n'est pas une partie de plaisir. Pour sur: il n'a pas de copain. Il se plie de mauvaise humeur à la directive maternelle. Bon, les copains... s'en faire des copains. Enfin peut-être!

© Vincent CUVELLIER et Ronan BADEL/ Gallimard jeunesse

Chaque album vous présente le chenapan: il est frondeur, solitaire, très bien dans son monde et assez misanthrope pour son âge. Tout est présenté avec son regard et quand il n'a pas envie cela se voit.
Le cauchemar montre la sensibilité du petit homme et l'autre album sa complète différence.

© Vincent CUVELLIER et Ronan BADEL/ Gallimard jeunesse

Le texte est toujours court mais les albums sont fins sur ce garçon pas comme les autres.
J'étais tombée sous le charme avec les deux premiers tomes, excellents: "Émile veut une chauve-souris" et "Émile est invisible" montraient bien un univers de petit garçon sûr que son monde est la réalité. Jouissif!
 

mercredi 26 février 2014

Les chevaliers de la Table Ronde

Je n'avais encore jamais lu d'adaptation de la légende des chevaliers de la Table Ronde (même les écrits originaux d'ailleurs). Le parti-pris des "Chevaliers de la Table Ronde" d'Anne JONAS et illustré par Vincent DUTRAIT est de suivre deux personnages.

© Anne JONAS et Vincent DUTRAIT/ Milan Jeunesse
Merlin l'enchanteur nait presque comme une bête humaine, poilue et dés la naissance possesseur de dons fabuleux. Il grandit en aidant un royaume, confisque un enfant et met sur le trône un Arthur capable de sortir Excalibur l'épée de son fourreau de pierre. Puis il introduit une nouvelle forme de chevalerie, de fidélité au Roi mais aussi de quêtes dignes en créant la Table Ronde. Mais cet être plein de mystères laisse le Roi Arthur et ses chevaliers pour succomber à son amour pour la Dame du Lac, Vivianne.

© Anne JONAS et Vincent DUTRAIT/ Milan Jeunesse

Apparait à la cour un jeune homme, Perceval. Il veut être chevalier mais loin d'attendre le consentement du roi, il suit son éthique. Par ses péripéties, il montre à quel point il ferait un chevalier de la Table Ronde pertinent.

© Anne JONAS et Vincent DUTRAIT/ Milan Jeunesse

Au fil des pages, ce sont bien deux personnages emblématiques qui apportent de la tenue au récit. Les thèmes chers à cette légende apparaissent: la chevalerie et ses principes, les rapports de classes, les duels, les tournois et le mystère de la magie et de la sorcellerie.
Quelques amoures sont vite présentées mais plus encore le réel intérêt semble ces objets magiques, comme la coupe du Saint Graal.
Et cette table si mythique prend de la dimension. Elle n'est pas un immense rectangle où chacun est assis de manière très précise et selon sa classe. "Elle pourrait, selon les circonstances, accueillir douze, cinquante ou même cent cinquante chevaliers, pourvu qu'ils comptent parmi les plus braves. Un seul siège, placé à la droite du roi, resterait vide tant que ne se serait pas fait connaitre le meilleur chevalier du royaume. Si un autre que lui usurpait cette place, il serait aussitôt englouti par la terre et ne reverrait jamais le jour."

© Anne JONAS et Vincent DUTRAIT/ Milan Jeunesse

Vincent DUTRAIT apporte des illustrations classiques où les hommes peuvent montrer leur férocité. Les atours des chevaliers ainsi que les brumes et poussières sont magnifiques.

C'est ainsi une belle première ouverture sur cette légende comme on pouvait s'y attendre des éditions Milan jeunesse.

 

mardi 12 novembre 2013

Zizi, lolos, smack !

Je vous avais présenté une pépite en documentaire jeunesse sur l'éducation sexuelle dans son ensemble (la sensibilité, le contact, les sentiments et bien-sûr les organes génitaux!). Une magnifique proposition pour une réflexion de fond mais la "légèreté taquine" dans tout cela. Oui, oui j'entends d'ici quelques voix reprochant à mon premier choix, presque exclusif (?!), d'être intellectualisant et pas très libérateur de tension pour les petits curieux. Bon allez, de quoi les dérider et leur donner envie de feuilleter encore et encore, tout en pouffant et tout en découvrant.


© Delphine GODARD et Nathalie WEIL et illustré par Stéphane NICOLET/ Nathan


"Zizi, lolos, smack!" de Delphine GODARD et Nathalie WEIL et illustré par Stéphane NICOLET est un livre à nombreux rabats. Le texte est clair, très complet en terme d'informations.
 Pour ce qui concerne le plus sérieux: une explication de la puberté, des transformations physiques du corps entier, la voix qui mue, la pilosité qui vient pour les garçons comme pour les filles; un décryptage complet des organes génitaux; une description de la menstruation, de la fécondation (en terme de spermatozoïdes et d'ovules, entendons-nous bien, pas de mécanisme d'encastrement figuré... il vous faudra là vous référerez à une autre ressource, par exemple Titeuf dans le billet concernant une certaine éducation sexuelle); une description de la vie in utero, des mises en garde sur la protection sexuelle et sur l'inceste ou la protection des mineurs.

© Delphine GODARD et Nathalie WEIL et illustré par Stéphane NICOLET/ Nathan

Pour le plus jouissif (non, non, sans jeu de mots) des doubles pages plus douces: les à priori sexués (elle est douce, il aime le foot), les animaux les plus bêtes de sexe, des descriptions humoristiques... il faut soulever les rabats pour découvrir le sexe du "David" de MICHEL-ANGE ou du premier couple de CRANACH Le jeune; les seins sont des pommes, des poires, des melons; les érections (nocturnes ou les autres) sont présentées.

© Delphine GODARD et Nathalie WEIL et illustré par Stéphane NICOLET/ Nathan

Le vocabulaire sexuel est avancé, dommage toutefois qu'il ne propose pas celui des poètes, lui aussi très imagé mais aussi savoureux, cela permettrait tout de même de soulever le débat au dessus de la ceinture... ou de le redescendre avec plus de grâce!!

© Delphine GODARD et Nathalie WEIL et illustré par Stéphane NICOLET/ Nathan

Les illustrations de Stéphane NICOLET apportent ce ton humoristique. Quel beau parti-pris de prendre une ou deux références artistiques pour nous les montrer tous ces sexes. Puis c'est avec beaucoup de légèreté, de spontanéité (sans être dénué d'une petite malice) qu'il nous plante le décor, la diversité, les formes, les boutons, les émois, les vapeurs.

© Delphine GODARD et Nathalie WEIL et illustré par Stéphane NICOLET/ Nathan

Au final, un livre à mettre entre toutes les mains, à partir de 9 ans dixit la maison d'édition. Il répondra aux attentes de renseignements précis et aux envies de glousser en douce des plus jeunes.



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Et puis parce que j'irais voir à Paris l'exposition "Masculin/Masculin", un magnifique clip de présentation de l'exposition: ce sont là des représentations vidéo de tableaux présentés.
Il y a une mise en garde pour dérouter les plus jeunes, quel dommage! Ce n'est qu'un homme nu! Et vous pouvez lire le billet de Lily à ce sujet, je suis complètement d'accord avec elle!



vendredi 28 juin 2013

C'est ta vie, l'encyclopédie qui parle d'amitié, d'amour et de sexe aux enfants

Je cherchais depuis quelques temps déjà un documentaire sur la vie, l'amour et la sexualité, adapté aux enfants. Je ne trouvais jamais mon bonheur, le propos était, pour moi, évasif, trop prude, "bien pensant". J'ai porté mon dévolu sur une proposition des éditions Oskar. Le contenu est un peu plus "franc du collier" mais que cela ne vous arrête pas!

© Thierry LENAIN et Benoit MOREL/ Oskar

"C'est ta vie, l'encyclopédie qui parle d'amitié, d'amour et de sexe aux enfants" de Thierry LENAIN et illustré par Benoit MOREL est un documentaire qui ne se limite pas à expliquer ce qu'est l'amour, la sexualité et la naissance. Enfin si mais avec tout ce qu'il y a autour. Je n'avais d'ailleurs aucun doute: pour avoir suivi les propositions de Thierry LENAIN dans la collection "Trimestre", je pensais bien trouver là des nuances, de la réflexion et du fond.

Le livre est répartit en plusieurs chapitres.
Les liens parlent du lien social, des relations entre les gens, de la simple politesse à la relation de cœur. Puis l'auteur distingue l'amitié et l'amour, cette apposition ou fusion des cœurs, et présente l’hétérosexualité et l’homosexualité. L'amour est alors le début d'un lien plus fort, une envie de profiter l'un de l'autre, de vivre ensemble (ou non), de partager tous les loisirs (ou non) et d'être parent (ou non).
Les contacts définissent le niveau de promiscuité des corps, de la bousculade au toucher réel, du geste de politesse, de consolation ou du manque de gestes (même si les sentiments sont présents). Puis les câlins sont définis dans leur rapport d'affection et distingués des câlins sexuels.
Les interdits reprennent les lois contre la pédophilie, l'inceste mais aussi le respect des enfants, le consentement mutuel (entre adultes) et les relations sexuelles des adultes dans l'intimité et cachées aux enfants. Une très belle explication est offerte aussi sur les dérives de l'internet, sur cette accessibilité exacerbée des intimités: pas de porte fermée, pas de disposition difficile d'accès... la sexualité est placardée et le contrôle parental installé pas pour surveiller l'enfant mais le protéger.
Le corps est un chapitre plus conventionnel, biologique, quoique. La puberté est expliquée, l'anatomie montrée mais il est aussi question de masturbation, comme prise de conscience de soi mais aussi premier plaisir non-coupable (si seul avec son intimité).
Le bébé est la reproduction sexuelle humaine expliquée mais aussi tous les aléas de la vie, l'impossibilité d'en avoir, les solutions, la volonté de ne pas être parent. Et bien-sur cela finit par la naissance.
Un épilogue suit avec des questions réponses assez enfantines mais justement décomplexantes.

© Thierry LENAIN et Benoit MOREL/ Oskar

Le propos est presque politique: extrêmement tolérant (et c'est parfaitement ma priorité) sur le métissage, l'homosexualité, l'avortement, la fécondation in vitro et l'adoption mais aussi sur une certaine froideur des sentiments (une émotion retranscrite différemment) ou une frivolité apparente. Attention cependant il n'est pas ici question du débat politisé du moment: mariage pour tous ou de procréation médicalement assistée pour les homosexuels.
Tout est dit avec finesse et beaucoup de respect. Thierry LENAIN se positionne toujours sur le droit de chacun à être ce qu'il est, dans les limites de la loi et du respect des enfants.
Au fil des pages, l'auteur propose aussi des numéros de téléphones pour ne pas laisser l'enfant lecteur dans une situation difficile.

© Thierry LENAIN et Benoit MOREL/ Oskar

Les illustrations de Benoit MOREL sont, ici, assez déconcertantes. Elles ont pourtant la qualité de mettre derrière le propos un peu de couleurs et de ne pas aseptiser les informations. Un schéma internes des organes génitaux mais aussi une manière sexuée de se regarder l'intimité sont présents. Quelque part dérangeant et pourtant, mais oui bien-sûr, une part importante de la connaissance de soi.
L'imbrication des corps, lui, est juste évoquée mais pour le reste, Benoit MOREL montre la différence dans les relations, dans les gestes. Beau dialogue entre le texte et les dessins!

Maintenant reste à savoir à quel jeune lectorat il est destiné. Bah, je ne sais pas. En tous cas bien avant que la reproduction humaine soit au programme scolaire. Bah, dès que l'enfant se pose des questions et sait lire seul certains chapitres!

Et l'avis de Gaëlle très pertinent ici, présentant aussi ce parti-pris réel des auteurs de proposer une autre vision de la sexualité, la présentation presse.

lundi 25 mars 2013

Le rêve d'Icare

© Jean-Côme NOGUES et Hippolyte/ Nathan

"Le rêve d'Icare " de Jean-Côme NOGUES et illustré par Hippolyte est un coup de cœur !

Icare est le fils de l'ingénieux Dédale en exil sur l'île de Crète. Il est le témoin de la tension entre les dieux et les rois.
Minos le roi de Cnossos n'a pas respecté Poséidon, le dieu de l'océan: au lieu de sacrifier le taureau blanc comme l'écume offert par le dieu, il l'a conservé; Poséidon se venge alors en apportant à l'animal une attirance dont la femme de Minos n'est pas insensible. De leurs amours défendues nait le Minotaure, homme à la tête de taureau. Le monstre vit, féroce, et devient un instrument de pouvoir de son beau-père.
Icare est un jeune homme mal dans sa peau. Il est beau comme un dieu, a des origines royales et pourtant il est méprisé comme le fils d'un esclave. Son père, Dédale, est reconnu pour son talent mais lui se fait insulter quand, par fougue, il demande un duel de lutte entre gentilshommes au prince Androgée. Ce dernier, athlète accompli, gagnera une des couronnes les plus convoitées aux Panathénées à Athènes, en Grèce. Androgée est tué. Par Egée, le roi d'Athènes? C'est en tous cas ce que croit Minos, son père. Une guerre est déclarée, Minos en sort vainqueur mais souhaite une vengeance plus profonde et demande 14 jeunes athéniens en pâture chaque année pour son monstre, le Minotaure.

© Jean-Côme NOGUES et Hippolyte/ Nathan

C'est avec une rage compréhensive, qu'Icare avait été témoin de l'emprisonnement du Minotaure dans le labyrinthe créé par son père. A l'arrivée de Thésée, prince d'Athènes, venu tué le monstre, il est le confident d'Ariane, princesse nouvellement éprise du héros si populaire de Grèce. Elle lui demande l'aide de Dédale. Et Dédale fournira la solution... le fil déroulé pour sortir du labyrinthe.
Minos est furieux: son instrument de pouvoir, le Minotaure, est tué; son labyrinthe dévoilé; sa succession détruite; sa fille partie dans les bras de Thésée. Il cherche le coupable, Dédale avoue et se retrouve avec son fils emprisonné dans son invention: le labyrinthe.

Ce livre apporte une lecture de la complexité d'un mythe. Icare apparait comme un maillon d'une légende plus forte que lui. Par sa jeunesse, son ambition à être, à devenir quelqu'un, il est fougueux mais seul, délaissé par un père portant un lourd fardeau, par une société codifiée et même par les dieux.
Bien-sûr il sortira du labyrinthe avec des ailes comme son père. Ce dernier souhaitera partir loin, très loin, fuir un roi. Icare, lui, voudra devenir l'égal d'un dieu, partir haut. Ce mythe reprend tout le malaise de la jeunesse, le rapport au corps, le poids de la destinée de ses parents, ce besoin de reconnaissance qui pousse à des actes insensés.

© Jean-Côme NOGUES et Hippolyte/ Nathan

Le texte parle de la parentalité, de la paternité dans les conseils mais aussi dans la façon d'être.
"Icare dormait en travers de la pote, la joue contre le sol comme l'eût fait un esclave attendant le retour de son maître. Dédale s'y fait trompa, ne comprit pas le signe de rébellion. Il entra."

Le texte de Jean-Côme NOGUES est très riche. Il apporte la tension, les étapes d'un malaise et même si la solution semble présente, il marque ce manque d'attention à l'autre. Les hommes semblent en proie aux dieux mais aussi aux actes des autres. Les émotions sont ici magnifiquement présentes et apportent du fond dans les personnages, comme pour le Minotaure ou la description d'un lieu chargé de sens, comme son tombeau.
Au fil des pages, de magnifiques détails sur l'ingéniosité de Dédale, le labyrinthe mais aussi les ailes, apportent encore plus au mythe.

J'aime énormément le travail d'Hippolyte que je découvre. Son ingéniosité dans cette exercice de style sur fond noir ou marron, travailler le crayon, coloré ou non, comme une plaque à gratter.
Ses illustrations donnent de la profondeur au récit et même si le parti-pris est de rester dans une pudeur (nudité des athlètes, et d'un pied, pas présente) les scènes sont fortes et déclenchent l'émotion.
La mythologie apparait alors celle des hommes, des muscles, des colères et des éléments (divins) avec une grande place offerte au ciel par exemple.

mercredi 20 février 2013

Les Chroniques de Wildwood, livre 1

Il s'agit d'un magnifique livre trônant sur les tables de la librairie. En main il est doux, les feuilles sont épaisses comme du papier d’aquarelle, les illustrations sont belles et il vous semble tenir en main en objet précieux, comme un vieux manuscrit auquel vous auriez dû couper les pages pour la lecture (la différence de largeur des feuilles et le découpage comme artisanal y contribuent). Alors oui, vous le prenez en vous demandant sur quoi vous êtes tombé.

© Colin MELOY et Carson ELLIS/ Michel Lafon

"Les Chroniques de Wildwood, livre 1" de Colin MELOY et illustré par Carson ELLIS est un roman jeunesse, pour jeunes lecteurs ou un peu plus. Et vous entrez là dans une magnifique saga.
Prue est une enfant bien comme il faut, elle prend soin de son petit frère encore bébé, Mac, et l'emmène avec elle en promenade sur un chariot derrière sa bicyclette. Pendant qu'elle dessine des oiseaux, l'enfant s'amuse... jusqu'à cet après-midi où une bande de corneilles assombrit le ciel et en piqué vient enlever le petit frère pour l'emmener dans une contrée interdite, là de l'autre côté de la voie ferrée, dans le Territoire Infranchissable.
Prue se sent responsable et part à sa recherche, suivie de près par un copain de classe, Curtis. Dans cette forêt inconnue, comprenant Wildwood, Northwood et Southwood, les règles ne sont pas les mêmes: les animaux parlent et se battent entre eux. Les coyotes emmenés par la mystérieuse Douairière, femme à la tresse rousse, magnifique et envoutante, capturent Curtis. Et Prue va être amenée à South Wood, pour demander de l'aide mais aussi parce qu'elle est un danger pour ce monde: comment a-t-elle pu franchir la frontière protégée ?
A qui donc peuvent-ils se fier dans ce monde inconnu: à Alexandra, reine des coyotes, chaleureuse et maternante? Au gouverneur de Southwood? Au roi des Bandits, Brendan? Au Prince Hibou et aux aviaires ? Aux mystiques? En même temps que Prue et Curtis nous découvrons les motivations de chacun et les rôles sont distribués: les méchants et les gentils. L'enlèvement de Mac n'est plus simplement un acte criminel de la part d'une bande mais bien le début d'une prise de contrôle sur le territoire. Le sauvetage de Mac devient une réponse à cette conquête et permet aussi des changements de gouvernements.
Mais Curtis et Prue semblent liés à cette contrée, d'une manière ou d'une autre. Alors après ce renversement des pouvoirs sur une région, prendront-ils part à la révolution complète ramenant la forêt à ses premiers principes?

© Colin MELOY et Carson ELLIS/ Michel Lafon

L'anthropomorphisme est de base et offre ainsi aux plus jeunes une aventure passionnante au sein de la forêt. Les animaux, les humaines et même les végétaux forment une population savoureuse, haute en couleur et envoutante même si certains personnages sont plus "enfantins".
Le récit foisonne de détails poétiques et mystérieux comme dans un conte. Ce roman est dense et pourtant il est facile d'être embarqué tant les étapes sont presque magiques.
L'aventure n'est pas simple, il faut prendre position. Les doutes et les erreurs de jugement ont ici une conséquence et le combat est obligatoire. La vie réclame de grandir et Prue et Curtis vont le faire à leur manière.

© Colin MELOY et Carson ELLIS/ Michel Lafon

Les illustrations de Carson ELLIS apportent au récit ce caractère botanique, nature et folklorique. Au fil du texte quelques dessins en noir et blanc et entre du récit, quelques pleines pages en couleur. Ses dessins de végétaux sont aussi comme des papiers décoratifs, l'aventure est ainsi encore plus imaginaire.

jeudi 17 janvier 2013

Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon

Vous trouverez encore chez vos libraires des albums de feu la maison d'édition Être. J'ai eu le plaisir ainsi de retrouver certains livres écrits par Christian BRUEL. Puis, très heureuse, je découvre que certaines propositions ont été rééditées par les éditions Thierry Magnier ("Les chatouilles", "Ce que mangent les maîtresses", "La grande question" de Wolf ERLBRUCH...). C'est le moment de refaire parler de ces albums jeunesse aux critères ambitieux. La cible des lecteurs est bien les enfants mais le contenu a de la tenue et du fond.

© Christian BRUEL, Anne GALLAND et Anne BOZELLEC/ Être

"Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon" de Christian BRUEL, d'Anne GALLAND et illustré par Anne BOZELLEC est en cela un très bel exemple.
Julie est une fille espiègle, spontanée et malicieuse. Son comportement lasse énormément ses parents, elle semble négligée, mal élevée, un peu trop vive... juste ce que la norme accepte pour les garçons mais pas pour les filles: Julie est un vrai garçon manqué!
Ses parents l'aiment quand elle devient petite fille modèle mais Julie souhaite être aimée tout le temps, pour ce qu'elle est.
Et puis même son ombre la déroute. Un matin elle devient ombre de garçon. Et puis là, les comportements du garçon ne sont tout de même pas les siens: son ombre est encore plus dissipée. Julie ne sait plus se reconnaitre, elle tente de se débarrasser de son ombre. "Et si c'était l'ombre qui avait raison. Elle n'est peut-être qu'un garçon... manqué en plus, [...]."
Elle rencontre dans sa fuite vers l'obscurité un garçon à la "tête de fille", si sensible qu'il pleure souvent. Ses parents à lui aussi préfèreraient qu'il se comporte comme il se doit pour les garçons.

"- [...] Tiens, c'est comme si on était chacun dans son bocal.
- Comme pour les cornichons?
- Oui, comme pour les cornichons.
Les cornifilles dans un bocal, les cornigarçons dans un autre, et les garfilles, on ne sait pas où les mettre."

© Christian BRUEL, Anne GALLAND et Anne BOZELLEC/ Être

Les enfants se questionnent sur l'altérité sexuelle et la norme d'un comportement sexué. La découverte de leurs corps, explicite ici textuellement et graphiquement, ne leur permet pas le doute sur ce qu'ils sont et pourtant ils sont étiquetés. Transparait ici tout le fantasme parental d'un enfant conforme et de la tension affective que l'on transmet à nos enfants.
Le droit de se comporter différemment, d’être différent et aussi le droit d'être aimer ainsi. Une statue de Charles PERRAULT trône dans le parc refuge... est-ce pour ce rappel de l'"innocence" enfantine, de ce besoin de protection de l'enfant et d'encouragement soutenu à devenir un adulte?

Malice vous en parle là en ajoutant que c'est aussi une lecture sur la sexualité en tant que telle .

lundi 3 mai 2010

L'éphémère

J'avais craqué pour cet album il y a quelques mois et je l'avais reposé dans les bacs de ma librairie préférée de proximité. J'attendais un prétexte. La vie m'en a donné un, malheureusement.


© Stéphane SENEGAS / Kaléidoscope

"L'éphémère" de Stéphane SENEGAS est un très beau livre, d'une approche très douce sur un fait plus difficile. Deux frères trouvent par hasard un insecte bizarre chez eux. Naturellement curieux, ils cherchent qui il est sur internet (cela me rappelle des choses, entre autres celle-là): un lucanidae, non! un chrysochroa, non plus... c'est un éphémère.

© Stéphane SENEGAS / Kaléidoscope

Avec sa description la terrible vérité: après des années en état larvaire, il ne va vivre qu'une journée à ce stade d'adulte. C'est tellement triste que les deux garçons vont lui proposer des activités pour jouir de sa courte vie: cow-bows, pirates, ciné etc... tout l'univers de jeune garçon se trouve présenté et en une double page unique prend tout son souffle.

© Stéphane SENEGAS / Kaléidoscope

Un immense hymne à la vie, qui pousse à croquer dans tout ce qu'elle propose et une belle proposition de la mort comme fin d'une vie extrêmement remplie. Et qu'il est beau cet insecte, intrigué puis captivé.
Les illustrations sont belles et les thèmes de l'univers du garçon et des insectes semblent récurrents chez cet auteur, à suivre donc.

15/24

l'avis d'Eolune, elle aussi conquise