et à voix haute s'il vous plait ! ... pour adultes, pour enfants... pour réfléchir, pour se divertir, pour s'éveiller, pour les apprentissages de vie...
dimanche 28 août 2016
Skim
samedi 2 mai 2015
Habibi
© Craig THOMPSON/ Casterman
© Craig THOMPSON/ Casterman
© Craig THOMPSON/ Casterman
© Craig THOMPSON/ Casterman
© Craig THOMPSON/ Casterman
"Zam avait douze ans quand nous avons été arrachés l'un à l'autre" - Habibi
© Craig THOMPSON/ Casterman
(extrait, sur 11 pages, de "Habibi" de Craig THOMPSON, Casterman; j'en parle là)
mardi 24 mars 2015
Féroce
© Jean-François CHABAS et David SALA/ Casterman
© Jean-François CHABAS et David SALA/ Casterman
© Jean-François CHABAS et David SALA/ Casterman
Mais qu'est-ce donc? Une fillette perdue? Que fait-elle là toute seule dans la forêt? Elle ne sait pas encore à qui elle a affaire. Il va lui montrer. Elle sera gober toute crue ou au mieux déguerpira devant tant de férocité.
"On ne l'avait pas touché depuis des années.
- Ah ! on est timide ! dit la petite fille. On s'effarouche facilement ! Remarquez que je ne vous jette pas la pierre. Il m'a souvent été répété, à moi-même, de ne pas adresser la parole aux étrangers. Vous avez des parents autoritaires ?"
© Jean-François CHABAS et David SALA/ Casterman
© Jean-François CHABAS et David SALA/ Casterman
mercredi 11 mars 2015
Le coffre enchanté
lundi 6 mai 2013
Le pays de Jade (ou un peu de l'Atlas d'Orbae... avant le Secret)
© François PLACE/ Casterman
© François PLACE/ Casterman
lundi 15 avril 2013
Teri Hate-Tua, l'épouvantable tortue rouge!
vendredi 2 décembre 2011
Le bonheur prisonnier
Le narrateur, Liao, revient sur son enfance... à l'aube de ses 7 ans. Dans sa maison où les générations se côtoient et où les ancêtres ont aussi leur place, le bonheur est vivant. Un petit insecte choyé et adoré, un grillon du foyer retenu dans une cage en or dans la cuisine, chante pour les habitants.
La relation entre l'arrière-grand-mère, Na, et ce petit garçon apporte la chaleur humaine, la transmission aussi de cette responsabilisation et de la croyance bouddhiste.
D'ailleurs le conte de fée n'est pas où on l'attend: l'incarnation en être humain n'est peut-être pas la plus réussie... hum une réflexion aussi bouddhiste, non!?
L'avis de Libouli (et cette main)
mercredi 24 novembre 2010
1001 activités autour du livre
©Philippe BRASSEUR/ Casterman« 1001 activités autour du livre » de Philippe BRASSEUR est arrivé par chez nous avant même que le lutin soit lecteur. Hum, je reprends, presque avant même que le lutin soit "demandeur de lectures" (il a 4 ans!).
Un livre fabuleux à mettre entre les mains de ceux qui veulent initier les bambins au plaisir, de lecture entre autre, mais surtout de l’imaginaire, de la création et de la communication…
Il se découpe en 8 chapitres aussi bien construits les uns que les autres avec des objectifs, une méthode et des références pour aller encore plus loin.
Soit :
Créer un climat qui donne envie de lire
Lire une histoire « pour le plaisir »
Animer la lecture d’un livre
Explorer la forêt des livres
Jouer avec les mots des livres
Jouer avec les images des livres
Dessiner, bricoler, inventer au départ des livres
Mettre un livre en scène
Un vrai bonheur d'idées mises en évidence ici : utiliser une mascotte pour amener l'enfant du réel à l'imaginaire avant et après avoir lu à voix haute,
©Philippe BRASSEUR/ Casterman
lire à voix haute (même aux adultes), mettre un décor dans la pièce de lecture, lire ou « comptiner » n'importe où, utiliser son corps, provoquer des cadavres exquis ou choisir de regarder la vie du méchant…
©Philippe BRASSEUR/ Casterman
Ce livre permet d’aller encore plus loin : de déclarer ouverte l’envie de lire, d’imaginer et de créer… Je ne suis pas étonnée de retrouver Yak RIVAIS , l’univers comique et déroutant de Philippe CORENTIN…
…chaque page propose de créer, nous aussi, d’autres terrains d’explorations.
Mon petit loup mettait les idées déjà en pratique: il m'indiquait déjà quelle page vous photographier...
samedi 26 juin 2010
La Galette et la Grande Ourse
© Anne HERBAUTS/ CastermanNous suivons un groupe d'amis à la tombée de la nuit, au clair de lune. Mais justement, de la lune pas de croissant juste un cil, les amis sont inquiets. Que peut-il se passer? Mais bien-sûr c'est la grande ourse, cette constellation dans le ciel (animal fait d'étoiles), prise de gloutonnerie. Il leur faut alors trouver une solution.
Gaëlle propose un billet enthousiaste. Malice vous entraine dans l'univers de l'artiste.
23/24
mardi 8 juin 2010
Le voyage d'Henry
© D.B. JOHNSON/CastermanHenry marche, prend le temps de regarder la nature (faire un herbier ou regarder les oiseaux), d'aller au rythme des paysages (traverser, naviguer, grimper) et de jouir des moments offerts (récolte de miel ou cueillette de mûres). De l'autre côté, l'ami d'Henry travaille, pour la mairie, la poste ou les particuliers ( de menues besognes mais utilisation d'un temps) et arrive bien-sûr avant Henry.
© D.B. JOHNSON/CastermanBien-sûr c'est aussi une fable écologique, la nature a une place de choix et les détails véridiques sur les randonnées d'Henry David THOREAU sont un plus: "Il adorait se promener dans les bois et dans les champs : les plantes et les animaux qu'il croisait au cours de ses balades étaient ses meilleurs sujets d'inspiration. Dans ses poches, il y avait en permanence un crayon et du papier, un couteau, de la ficelle, une lunette d'approche, une loupe et une flûte. Il parcourait facilement cinquante kilomètres par jour, un vieux livre de musique sous le bras pour lui servir d'herbier et un bâton à encoches pour mesurer les choses."
(postface de l'édition Casterman, les albums Duculot). Cela donne envie d'aller lire l'original.
"Le voyage d'Henry" n'est qu'une des propositions sur ce thème offert par Henry David THOREAU, ainsi D.B.JOHNSON nous offre la cabane en forêt et d'autres passages. Ce que j'ai aimé aussi ce sont les multiples références mises dans les illustrations et les textes l'air de rien. Des références à des auteurs amis ou penseurs sympathisants : Ralph Waldo EMERSON (la bibliothèque déménagée lui appartient), Nathaniel HAWTHORNE (le jardin désherbé est à lui), Bronson ALCOTT (petit bois rentré dans sa cuisine)...
Les illustrations sont magnifiques. Des couleurs en demi-teintes, la nature ou l'urbanité sous des aspects plus géométriques, un peu cubiques. Vraiment une découverte à confirmer.
20/24
vendredi 19 mars 2010
La colère de Banshee
Banshee est une enfant princesse : cheveux dorés, yeux étincelles, robe miroitante. Elle est en colère et ne supporte pas de voir le monde autour d’elle ne pas en être ému. D’une démarche électrique, au sens propre carbonisante, elle va ordonner aux éléments de se déchainer. Le temps calme ne dure pas, le vent devient tempête, la mer houleuse fait peur aux marins experts de la mer, le requin est obligé de se sauver aussi. Mais quelle est la raison de la colère de Banshee ?
L’émotion, elle aussi, est très bien amenée. Une émotion si forte, si oppressante, si englobante, qu’il faut le crier au monde entier. Une banshee, sorcière, n’a pas la convenance de société de se murer dans le silence, le défoulement est visible et aux proportions extraordinaires. La petite a peut-être exagéré mais comment vraiment se rendre compte des frustrations d’un enfant…
Les couleurs sont très belles et ces effets dorés offrent vraiment un plus, féérique, enfin de sorcière, quoi !
Bauchette a aussi beaucoup apprécié et vous offre un très beau billet là
dimanche 14 mars 2010
Lundi
Les illustrations d’Anne HERBAUTS sont très poétiques, comme des crayonnés d’enfant pour le fond, des aplats de couleurs et énormément d’effets de graphisme et de typologie : papier gaufré, page blanche, effets de couleurs.
Challenge "Je lis aussi des albums (jeunesse)" 2/24
samedi 26 septembre 2009
Le gourmet solitaire
« Le gourmet solitaire » de Jiro TANIGUCHI et Masayuki KUSUMI est une BD sans action apparente, nous suivons un homme d’affaires, célibataire la plupart du temps, qui, à la moindre occasion, entre dans les restaurants de quartier…il aime la gastronomie de tous les jours.« Il faut un sacré courage pour entrer la première fois dans un restaurant inconnu, quand on y pense. Et je ne parle pas d’entrer dans un de ces restaurants hyper chic dans un pavillon traditionnel aux murs passés au brou, ni dans un de ces restaurants français qui vous refusent l’entrée si vous n’êtes pas en smoking-cravate.
Non, je veux parler d’entrer dans un de ces restos tout ce qu’il y a de plus banal. Enfin, « banal »…Les tenanciers n’apprécieraient sans doute pas qu’on traite leur établissement de « banal », mais je veux dire un de ces petits bistrots comme il y en a partout avec un plat du jour tel foie de porc à l’ail à la poêle à 680 yens, salade de tofu froid inclus, ou une de ces gargotes de soupe de nouilles ramen plus demi-portion de riz cantonnais à 600 yens. Ce genre d’endroit devant lequel, la première fois, vous vous posez la question : « Entrerai-je ? N’entrerai-je pas ? »
(…)
Provoquer une certaine appréhension, en fait, c’est le premier critère pour qu’un restaurant soit « bon ». Un restaurant doit conserver une part d’ombre, des recoins peu clairs, une atmosphère plus ou moins tendue, une aura mystérieuse et sombre. Même dans un bistrot sans prétention, il faut que les clients restent suffisamment sur leurs gardes pour qu’en cas de mauvaise cuite ce ne soit pas là qu’ils aillent se sentir mal, se battent ou fassent du grabuge. Une sorte de système de contrôle automatique de l’inconscient des clients.
Cela fait dix ans que je prends plaisir à rechercher les bons bistrots et les bons restos, ceux qui me plaisent à titre personnel, pas parce qu’on en parle dans les magazines ou à la télé. Quand j’en découvre un, vite je veux parler de ce plaisir, même si je sais très bien que ce plaisir est aussi lié à cette appréhension qu’il m’a fallu affronter, en frissonnant. Je veux le recommander à tout le monde..et je ne veux en parler à personne. Ce sentiment, est-ce que vous croyez que ces abrutis qui vont faire la queue devant un restaurant parce qu’un guide gastronomique en a parlé peuvent le comprendre ? »


Si vous êtes de ceux-là et que la cuisine japonaise (un peu familial) vous tente, n’hésitez plus. Vous en aurez l’eau à la bouche…
Unagi-don (bol d’anguilles grillées sur riz)

" Oeuf de saumon à la sauce de soja, marinés à la sauce de soja, les oeufs de saumon bien gros, belle quantité. Pousse de ginembre rose. Navet. Algues nori des rochers: ce sont des nori cuites à la sauje de soja, là encore c'est copieux. Peau de tofu crue à la kyôtoïte: fourrée à la ciboulette, servie avec une sauce "ponzu" vinaigre et agrume sauvage. Le riz a l'air un peu lourd. Bol d'anguille grillée sur du riz (servi vec un bouillon clair au foie de poisson et légumes confits au sel): tronçon d'anguille plutôt court, joli aspect glacé, bien gonflé."
Manjû (petit gâteau cuit à la vapeur)

Shumai (bouchée vapeur à la viande)

Mamekan (haricots noirs sucrés en gelée)
Bol de riz garni "à la ENOSHIMA"
Je ne peux qu’encourager Lu Fanni à continuer sur sa lancée et nous proposer encore d’autres « gourmande solitaire », le 1 et le 2 .
Il ne faut pas oublier que dans ce manga, en suivant ce solitaire, nous déambulons dans le Japon populaire, nous nous mêlons à la foule et le voyage culinaire en devient aussi sociologique. Vous pouvez lire le billet très bien fait de Pollanno ici .



