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mardi 6 juin 2017

Kitty Crowther

... parce que je l'adore
... parce que je ne peux pas visionner son documentaire sur la télévision belge.
... parce que je viens de découvrir qu'un de mes professeurs éphémère de Mooc littérature jeunesse, Michel Defourny, parle d'un de ses livres, "Moi et rien".
... parce que... "L'enfant racine" ici.
....
... parce que j'aimerais parler de ses livres encore et encore

samedi 14 janvier 2017

Mooc littérature jeunesse et Kitty Crowther

... un billet fait en juin 2017 que je renvois dans le passé pour ne pas bloquer ma page d'accueil...


Juste pour confirmer, si besoin était, toute l'admiration que j'ai pour cette auteure/illustratrice.
J'aurais adoré continué à travailler sur son œuvre... alors après un Mooc littérature jeunesse effectué, ses conversations lues... je visionne un de mes professeur éphémère, Michel Defourny, parlant d'un de ses livres.




vendredi 14 mars 2014

Kitty CROWTHER nous parle de ses livres

... je me suis retenue pour ne pas parler d'elle pendant un temps, juste pour une question de visibilité sur le blog: cette auteure/illustratrice prend de la place dans la liste.

© Kitty CROWTHER/ Pastel

Mais il me faut tout de même succomber à mes envies. J'aime sa sensibilité, sa pertinence, son acuité des rapports humains, ses bonheurs petits et éphémères mais présents. J'aime ses femmes, libres, entières et vivantes.
Voici l'émission de France Info de juin 2013...


Et plus tard je vous parlerais de ce magnifique album, "L'enfant racine", sur la féminité, la maternité, la vie comblée mais aussi l'isolation et l'affection.
"Racine adore jouer avec Leslie. A son avis, c'est la meilleure chose au monde. L'hiver est reparti avec son grand manteau blanc. Les jacinthes des bois ont sorti leurs robes violacées. Leslie embellit de jour en jour. Elle a confectionné des petits vêtements pour Racine. Il les trouve ridicules, mais il a fort envie de faire plaisir à Leslie."


dimanche 16 décembre 2012

James SALTER

... dire l’indicible, le friable...
parce qu'Anne, j'aime quand tu me donnes envie de lire...

mercredi 14 décembre 2011

Lancer un livre comme s'il s'agissait d'une vie

... et quelle vie, une vie de bohème, de fripon... une vie d'artiste, de fou.

*source affiche du livre et indication de la soirée

Lancer un livre en y mettant son cœur, en offrant de la musique, de la joie, des scénettes bien-sûr avec les comédiens de sa troupe qui a élu domicile dans son théâtre: le Théâtre d'Aleph.
"La nébuleuse vie de José Miranda" avec Oscar CASTRO et son ami Adel HAKIM.

La nébuleuse vie de José Miranda from Anai Castro on Vimeo.


Un lancement avec les effluves d'empanadas du Chili. Un lancement avec de l'amitié, de la chaleur humaine, beaucoup d'atmosphère dans ce lieu mythique qu'est le Musée des arts forains. Nous y avons été bien, choyées. Mr Oscar CASTRO offrant de lui indéniablement.

Par amitié, le fondateur du Musée, Jean-Paul FAVAND, nous a emmené pour une visite privée... une visite de ces salles immenses où même si vous y avez passé deux après-midi avec des loulous ici et là,

vous vous rendez compte que le charme opère toujours, que les mystères sont nombreux, que les objets vous interpellent et qu'il y en a d'autres que vous n'aviez pas encore vus. Et puis il y a des animations sonores qui vous emmènent encore ailleurs.

Nous avons même failli nous laisser entrainer dans la danse, sur cette musique... (mais vous aurez une idée n suivant Lily (plus bas).
"Le cabaret de la dernière chance" chanté par Yves MONTAND

Alors oui, le livre donne envie, envie de retrouver de cette fougue, de cette vie. "Après l'oubli, le souvenir" d'Oscar CASTRO présage du bon, du très bon, une certaine "oralité" parait-il. J'en reparlerais mais, en attendant, Lily nous y emmène par étapes avec beaucoup plus de talent.

Merci Lily, merci Anne V pour ce magnifique moment.

vendredi 28 janvier 2011

Une lettre

*source Joanna HELLGREN

Et suivez la source pour lire un interview de cette jeune illustratrice suédoise, en anglais... et d'autres interviews en français ici et là. Découverte grâce au "Frère nocturne", son œuvre mérite le détour...

lundi 29 novembre 2010

Parce que je n'aurais pas la chance de les voir au Salon du livre jeunesse de Montreuil...Fabrice COLIN

... j'aime beaucoup l'œuvre de Fabrice COLIN. Je n'ai malheureusement pas assez parlé de ses livres. *source Babelio

Mais voilà, maintenant à mon grand regret, il est connu. Allez bien-sûr un regret très égoïste... car j'aurais aimé lui parler et que maintenant il n'aura le temps que de signer rapidement les dédicaces. Et oui ce côté grigri sur la page ne me déplait pas mais me laisse très insatisfaite s'il n'est pas accompagné, je vous en parlais ici. Une grande joie qu'il soit maintenant connu et quelque peu reconnu.
Cet homme, prolixe et très intelligent, nous offre une multitude de livres de genres différents: jeunesse, adolescent, fantasy, fantastique, science-fiction...

Alors pour avoir cette impression de discussion, rien de mieux qu'une interview en deux parties:
ici sur les débuts de son acte d'écrire, là sur les genres littéraires de ses œuvres.
Merci encore Lily pour m'avoir mis "Le syndrome Godzila" entre les mains, n'hésitez pas d'ailleurs à aller chez elle, elle vous donnera envie de lire cet auteur (si ce n'est déjà fait).

lundi 7 juin 2010

Jorn RIEL, rencontre qui donne envie d'autres

La semaine dernière, un soir avait été volé au quotidien. Une rencontre avec un auteur, ce n’était pas la première fois, même si, seule celle-ci était officielle. J’étais arrivée dans ce café un peu branchouille et bruyant. Au fond, dans cet espace sombre, pas encore très calme, se trouvaient Jorn RIEL, sa femme et Béatrice des éditions Gaïa.

*source blog Mollat

Pour l’occasion j’avais découvert cet auteur. Et pourtant, souvent, j’avais eu ses livres entre les mains sans tenter.
Sa version illustrée de « Le garçon qui voulait devenir un être humain » m’avait enchantée l’œil et j’attends encore le prétexte de quelques années de plus du lutin pour l’acheter. J’avais aussi beaucoup pris ses trilogies fictives incluant aussi des détails sur le peuple inuit, les reposant parce que justement trilogie et que, jusqu’à peu, un livre de plus de 300 pages me faisait fuir.
Mais quelle perte de temps, cet auteur rassemble bon nombre d’éléments qui m’interpellent, me donnent envie de lire et surtout me séduisent : une certaine ethnologie d’un peuple que j’apprécie beaucoup, de l’humour (beaucoup) et une certaine sagesse.

Mais ce rendez-vous alors ? Très bon-enfant (même un peu trop…). Mr RIEL patiemment attendait nos réactions. Il semblait impassible ou plutôt rêveur et regardait une à une les interlocutrices.
Bon nombre d’entre elles avaient lu son dernier écrit « Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars », moi pas. Je n’ai pu lire avant cette rencontre que « La maison de mes pères, tome 1: un récit qui donne un beau visage ». Le premier tome d’une saga sur cet enfant élevé par 5 hommes. J’en parlerais plus dans un billet précis. Elles avaient en tête ses racontars en priorité, moi sa plume d’une histoire complète, dont je n’avais lu que le premier tome.
En effet, l’auteur propose deux sortes d’écrits : ses romans au long court présentant une épopée et ses nouvelles très courtes, les racontars, sur le ton très humoristique et anecdotique.

Un écrivain (au même titre que n’importe quel artiste), qui donne de son temps et s’investit auprès de ces lecteurs/spectateurs, m’attendrit. Ce moment pris au quotidien et au rythme de la création est vraiment un honneur. Intimidée je n’ai pas osé poser toutes les questions que j’avais en tête. Le faux bond de la traductrice m’a ramené à des questions plus « rudimentaires », moins argumentées ou presque dépourvues de sens sorties de leur contexte non explicables avec si peu de mots. Merci encore aux traductrices improvisées !
Ces écrits fictifs et pourtant nimbés dans un contexte très ethniques me parlent. Je pensais, à tort, que ce monsieur était parti au Groenland pour apprendre un peu plus de ce peuple, les Inuits mais la formation, esquimaulogie, a précédée. Le départ a suivi comme une évidence, suite d’une éducation très emprunte de navigation maritime et de pilotage d’avion, pour explorer avec des compétences en navigation et en télégraphie… Pour des raisons professionnelles (entre autres) il y est resté. 16 ans de rapports scientifiques pour les expéditions internationales.
Le seul récit lu m’avait laissé une peinture de la femme très délimitée. La promiscuité est souvent décrite et le premier tome de « La maison de mes pères » présentait une femme très libérée, s’offrant aisément, très sexuée, et une autre, plus vieille, la nounou, humble et réservée aux tâches domestiques (et sauvages : elle est capable de tuer un ours en préparant la soupe). J’avais voulu connaître le vrai du faux, était-ce une représentation des traits de femmes Inuits ou juste une réinterprétation de l’auteur. La question est restée en suspend, seule cette promiscuité, l’absence d’inhibition et de pudeur et liberté sexuelle ont été confirmées et aussi la présence de peu de femmes dans ses livres. Mr RIEL indiquant même que pour avoir des racontars au féminin ou parlant de femmes, il fallait une femme écrivain.
L’auteur ne souhaite faire aucune concession à ses envies : ces moments, anecdotes de vie, moments vrais ou vrais mensonges, sont pour lui des évidences, des moments vécus réinterprétés (sûrement) qui poussent à la porte de sa plume. Jorn RIEL expliquait aussi n’avoir aucune censure. Ses lecteurs choisissent de le lire alors il ne s’arrête nulle part, même quitte à choquer.
Entre les mots, il confirme se reconnaitre plus dans le peuple inuit qu’au sein des européens et même s’il n’a plus de contact avec ce peuple et ce pays, il ne serait pas surpris de se retourner et de les voir apparaître derrière lui. De ses racontars, il se sent le plus proche de Valfred et Anton, son alter-ego. De quoi me donner envie de lire… La spiritualité des Inuits apparait encore le suivre, le fantôme ce grand tout, mais aussi cette idée de liberté (le peuple inuit n’a pas de chef, la liberté est totale avec des règles pourtant strictes : pas d’incestes, ni de meurtre au risque d’être banni !).
Jorn RIEL nous a parlé aussi de ses écrivains favoris. Des français, BALZAC et PROUST côtoient SIMENON et aussi ANDERSEN (autre que conteur), BLIXEN et CONRAD. Sa nouvelle préférée est « Au cœur des ténèbres » de CONRAD, un lent éloignement de la civilisation…
Je ne peux qu’être heureuse de sa mise à l’honneur en France, à Caen, Cherbourg, dans quelques temps à Colmar, de savoir qu’un 13ième livre de racontars sortira (le dernier : chiffre fétiche du 13) et qu’il n’a pas fini de proposer des écrits pour enfants. Nous pourrons aussi le retrouver en film chez ISUMA, allez donc regarder ici leur actualité très documentaire.

J’aurais tant aimé apprendre plus. La dédicace n’était qu’un trait, qu’une éraflure quand sa présence était si propice aux discussions. Le temps fera peut-être les choses : plus de livres lus, des questions plus fines, une traduction et l’honneur de recevoir ce don de temps. En attendant, j’écoute, lis et regarde les interviews plus poussés faits ailleurs :
Son autoportrait lu par Dominique PINON : « Jorn RIEL, par lui-même »
L’interview de Lire m’avait harponnée : de l’ethnologie mais aussi de l’humour même dans la vie, un moment très intense
L’interview d’Evene est elle, plus tournée vers ce dernier livre « Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars »
La lettrine, bloggeuse présente à cette rencontre, nous proposait un interview fait il y a deux ans, cela vous donnera une idée de ses réponses et de sa disponibilité.

Merci en tous cas à Mr Jorn RIEL de sa disponibilité et à Béatrice des éditions Gaïa pour cette fabuleuse rencontre. En espérant que les autres bloggeurs nous offriront leur regard sur cette rencontre...