et à voix haute s'il vous plait ! ... pour adultes, pour enfants... pour réfléchir, pour se divertir, pour s'éveiller, pour les apprentissages de vie...
lundi 15 janvier 2018
Des plumes et des écailles dernièrement (M pour Mabel - Les grandes marées)
jeudi 7 décembre 2017
"Son problème, c'était l'excès de pensée" - Lumikko
mardi 14 novembre 2017
La patience, fleur de distraction ou sphère de mousse
jeudi 2 mars 2017
Kinsella - Les trois lumières
mercredi 11 janvier 2017
"On ne nait pas femme, on le devient." - Ces instants-là
vendredi 15 janvier 2016
Je cassais les poupées blanches - L'oeil le plus bleu
samedi 26 juillet 2014
Une douce obscurité
lundi 21 juillet 2014
"J'arrive pas à t'imaginer ici." - Une douce obscurité
dimanche 19 janvier 2014
"Tarte pêches-framboises [...] C'était un ami qui me l'avait enseignée, qui lui même l'avait apprise en regardant faire sa grand-mère, dans la ferme qui vendait des sapins de Noël [...]" - Long week-end
samedi 18 janvier 2014
Long week-end
Au fait, le livre a eu une adaptation cinématographique. J'avais vu le film et je vous en parlais là.
mardi 23 juillet 2013
Bon, eh bien nous avons résolu ce problème, pas vrai mon chéri?
vendredi 9 octobre 2009
Les cerfs-volants de Kaboul
J’ai lu « Les cerfs-volants de Kaboul » de Khaled HOSSEINI et je l’ai aimé.A travers les confidences d’Amir, afghan pachtoun, nous suivons son enfance, liée à son domestique, ami, Hassan, afghan du peuple Hazara. Dans une Afghanistan aux tensions entre les différentes ethnies, Amir nous dévoile ses parts d’ombre, son exil de ce pays en guerre, sa construction identitaire et professionnelle ainsi que son retour en terres d’enfance pour se pardonner lui-même d’être ce qu’il est. L’histoire m’a happée mais aussi et surtout les thèmes abordés.
Les relations père-fils sont décrites entre tradition, culpabilité, besoin de reconnaissance et désabus. Baba, le père d’Amir, homme d’honneur, de force musculeuse et mentale, ne se reconnait pas dans son fils. Ce dernier est plus adroit au jeu de sherjangi « la bataille des poèmes », qu’au sens héroïque et animal demandé par le tournoi annuel de buzkashi « polo attrape chèvre » (dont vous trouverez un très beau billet là). Il est littéraire et faible et ne doit sa tranquillité d’enfant qu’à son complice, ami, domestique, Hassan, plus prompt à la bagarre de défense. « Les enfants ne sont pas des livres de coloriage ».
*source de Buzkashi
Les tensions ethniques au centre du livre, entre Hazara, chiite, et Pachtoun (achtou, pathan ou afghan), sunnite. Cette incompréhension, ignorance ou désaveu, qui plane dans l’éducation : les uns obligatoirement domestiques des autres. Amir, enfant, découvre comme seul élément d’éducation institualisée un livre : « Il avait été écrit par un Iranien nommé Khorami. Je soufflai dessus pour en ôter la poussière, l’emportai discrètement dans mon lit ce soir-là et découvris avec surprise un chapitre entier consacré à l’histoire des Hazaras. Un chapitre entier sur le peuple d’Hassan ! (…) Il expliquait une foule de choses que j’ignorais, des choses que mes professeurs n’avaient jamais évoquées. Ni Baba d’ailleurs. En revanche, il ne m’apprenait rien en ajoutant par exemple que les gens traitaient les Hazaras de « mangeurs de souris » et de « mulets de bât au nez plat ». J’avais déjà entendu des enfants crier ces insultes à Hassan. » Pour vous faire une idée des ethnies afghanes, c’est ici.
L’esprit critique du père sur sa religion, l’islam, religion d’état, nous permet de se positionner de l’intérieur dans une société traditionnelle mais aussi sur une histoire. Les traditions s’en trouvent recolorées mais aussi toute la tragédie afghane depuis 1978. Vous ne voyez pas de quoi je parle : ici vous aurez un beau résumé. L’histoire nous permet de suivre l’exil vers l’Amérique, les nouveaux comportements, toujours codés mais différents et de retrouver la petite Afghanistan entre brocantes et marchés, secteur biens d’occasion. Les traditions perdurent, les mentalités restent autant pour les fiançailles, mariages, funérailles mais l’exil a apporté un peu de légèreté à la vie. « - Je constate que l’Amérique t’a insufflé l’optimisme qui lui a permis de devenir une grande puissance. Tant mieux. Nous autres Afghans sommes trop mélancoliques. Nous avons trop tendance à sombrer dans le ghamkhori, à nous apitoyer sur nous-mêmes. Pour nous, non seulement le deuil et la souffrance vont de soi, mais ils sont nécessaires. Zendagi migzara, affirme le proverbe. « La vie continue. » »
Et puis ces rêves prémonitoirs, ces vies parallèles aux envies d’enfants et de pardons. Cette guerre des enfants, commune entre générations, souvenir et résurgence des relations : la bataille hivernale de cerfs-volants. Il faut être le dernier en l’air et, grâce à son fil encollé au verre pilé, couper tous les fils des autres cerfs-volants : le roi est celui qui tient en main le sien, le dernier dans le ciel et celui du dernier vaincu, cerf-volant source d’une course poursuite dans les rues de Kaboul. Vous retrouverez ici des extraits du livre, des photos et explications reprenant cette activité d’enfants : à lire ! Nous imaginons alors Kaboul, ville florissante d’une enfance et ville détruite d’un adulte. Pour vous faire une idée de cette ville après l’histoire, c’est ici.
Cette lecture est assez salvatrice. En dehors de l’histoire, troublante, émouvante, nous suivons un personnage pas si bien sous tous rapports, menteur, égoïste, lâche. Coupable de ne pas être un enfant innocent mais courageux de retourner vers son passé. Comme le dit son ami, lui-même ami de son père, Rahim khan, pour ses débuts de romancier : « Ton récit témoigne d’une grammaire maîtrisée et d’un style intéressant. Cependant, sa qualité la plus impressionnante réside dans son ironie. Cette notion t’est peut-être inconnue, mais tu la comprendras un jour. C’est une chose que certains écrivains cherchent à acquérir tout au long de leur carrière sans jamais y parvenir. ». L’ironie d’une vie apparait là et même si le leitmotiv du livre dicté aussi par Rahim khan est « Il existe un moyen de te racheter », je trouve que le courage principal de ce livre, de ce héros, est de ne pas chercher le pardon, mais de revenir sur les traces de ses culpabilités pour aller de l’avant, ouvrir des possibles.
Rajout: Un extrait sur le folklore là.
Katell l’avait aimé et moi je n’ai qu’une envie, voir le film, assez fidèle d’après Khaled HOSSEINI, et lire les BD « Photographe » de Didier LEFEVRE et Emmanuel GUIBERT. Le site de cette série en BD vous donnera peut-être l’eau à la bouche ou plutôt l’œil au cœur : elles reprennent les voyages de Didier LEFEVRE comme reporter photographique en Afghanistan à partir de 1986.
Je m'appelle Asher Lev


*source Atelier Schlum (regardez donc les vidéos...cela donne envie d'y mettre nos enfants)
Cela fait quelques temps que rentrer dans une famille juive me touche et dans ce qui construit leurs particularités. J’aime y reconnaitre les différences à être juif, cette distance des ashkénazes par rapport à la religion due à une souffrance familiale extrême, cette soumission des femmes dans la partie orthodoxe traitée par certains, cette philosophie de vie entre réappropriation d’une histoire, orgueil et indifférence et cette transmission réelle, cette communauté non moins présente et la vocation de certains à revenir vers plus de religieux (devrais-je dire plus de spiritualité). Ici nous nous retrouvons dans la communauté fermée des hassidims américains et pouvons nous rendre compte de l’importance du Rèbbe, chef spirituel aux attributs charismatiques et le plus souvent thaumaturgiques. Et puis, grâce au personnage d’Asher, enfant en pleine déchirure entre sa foi et sa passion, nous suivons de manière très explicite les réflexions sur la vocation à être juif, sur les préceptes à retenir.
Loin de certains textes très fermés sur la tradition, ici, POTOK ouvre une fenêtre plus libérale. Les parents, choqués, opposent une répression puis une distanciation douloureuse. Mais plus paradoxalement, c’est le Rèbbe lui-même qui offre une compréhension encore plus large.
Oui, je sais que peindre le corps humain est défendu par la religion et que leur Dieu ne doit pas être représenté donc encore moins peint. Je sais que l’acte de dessiner peut être vu comme une perte de temps, alors considérer qu’être artiste est aussi une profession cela me paraissait assez surprenant dans de telles conditions. Et pourtant…
Voilà bien la force de ce livre…décortiquer le mal, l’acte de peindre, redéfinir ce qui fait d’une occupation enfantine un risque pour la foi et aussi une déchirure indéniable entre l’apprenti peintre et le reste de sa communauté. Jusqu’à quel point son entourage peut suivre les divagations manuelles d’Asher? Et à partir de quel moment Asher devient un mauvais juif? “Selon lui, il y avait trois catégories de juifs: le rosho, celui qui lutte contre le péché et les pensées mauvaises et qui s’efforce de vivre droitement – nous faisons Presque tous partie de cette catégorie, disait-il tristement; le benoni, dont les actes sont irréprochables mais qui n’est pas maître de ses pensées – très peu d’entre nous atteignent ce haut niveau; et le tzaddik. C’est la plus grande grâce que Dieu puisse nous faire; on naît tzaddik, on ne le devient pas. Seuls les tzaddikim sont maîtres de leur Cœur, disait-il en citant le Midrash.”
Le second point fort de ce livre est de nous entraîner dans les considérations intimes de l’artiste. Du barbouillage à l’expertise, de l’occupation à l’initiation et au passage en professionnel. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire sur cet aspect de l’artiste: son regard vers les choses. Tous les sujets sont à peindre: Asher et sa maman, en portrait, en silhouette, en situation… en matières et formes, en ombre… en vie et humeurs. L’œil est averti, pertinent, et sait regarder derrière le monde en points, courbes, lignes, ombres et lumières, effets. L’initiation de Jacob Kahn devenu son maitre de peinture me rappelle celle de Fabienne VERDIER : reprendre les anciens, copier, travailler, prendre modèle, puis vivre, transpirer ainsi…
Mais plus encore, retrouver la respiration derrière l’acte: “- (…) Des millions de gens savent dessiner, mais il n’y a pas d’art sans un cri jaillissant d’une façon particulière.
- Sans un éclat de rire aussi. Picasso sait rire.
- Sans un éclat de rire”.
Le matériel, l’atelier, les séances de travail, les attentes professionnelles, les attentes personnelles et les retours des spectateurs sont ici finement saisis. Et derrière les premiers émois en tant qu’artiste d’Asher, nous devenons nous aussi adulte. Les choix de vie mais aussi les rapports familiaux, rapports père/fils mais surtout mère/fils…
Chaïm POTOK a eu un rôle important dans la communauté juive, en dehors de son parcours de romancier, rabbin mais aussi apprenti peintre. Il a donc connu au fond de lui ces tiraillements, et c’est sans doute pour cela qu’il a placé dans son œuvre des personnages clefs, juifs observants ou juifs “déchus”, plus inspirés par le respect des aspirations que le maintien de toutes les règles religieuses, soutien de la religion mais aussi ouverts vers le reste du monde. Des maîtres de lecture (cf "Le maître de lecture" ), de peinture, de vie, des soutiens, des accompagnateurs, des guides, des ouvertures aussi, vers la foi et vers l'ailleurs...
“Un jour quelqu’un a demandé comment on pouvait communiquer avec le Maître de l’Univers. On lui répondit ceci : c’est à l’homme de faire le premier pas. Pour qu’il y ait communication, il faut d’abord une ouverture, un passage, aussi petit soit-il. Cette ouverture dépend de l’homme seul : c’est à lui de faire le premier pas. Alors le Maître de l’Univers pourra se glisser en quelque sorte dans cette ouverture et l’agrandir.” Est-ce que peindre en ajoutant des références au christianisme est un cadenas à toute porte ouverte vers le Maitre de l’Univers juif? Vous pouvez ainsi lire ce billet pour retrouver un des points forts du livre et une œuvre artistique en particulier, celle ci-dessous …je vous recommande cependant d’aller le lire après avoir lu le livre.

*source oeuvre de Chaïm POTOK, Asher...
Si vous voulez en savoir plus sur le rapport à la religion, l’importance des écrits de Chaïm POTOK sur ce qui fait du judaïsme une vocation et non une soumission, sur le déchirement entre aspiration et foi n’hésitez pas à lire ce billet. Et retrouver l'extrait sur la différence d'impressions entre la visite d'un atelier et celle d'un musée ici.
mardi 29 septembre 2009
Mon chien stupide

J’ai aimé ce style vif, claquant, à propos. Nous suivons une courte période de la vie d’un écrivain médiocre, dans sa villa au bord de la mer. L’arrivée d’un chien lubrique semble être pour le narrateur, l’écrivain raté, l’avatar de FANTE, comme un nouvel ami permettant de sortir de relations difficiles aux siens. Il n’en est rien, il sera bien plus un déclic.
Molise, la cinquantaine, voit en ce chien-ours lubrique, un akita inu prêt à sortir de son fourreau sa carotte pour chevaucher une jambe ou un chien (de préférence mâle), un pied de nez sordide aux normes de la victoire et de l’échec dans l’existence. Ce chien surnommé « Stupide » mais au doux nom de « Tu le regretteras » ne répond pas aux offres et demandes environnantes mais bien à son envie de jouir de la vie. Et cette obscénité animale entraine au cours du livre une autre, bien plus sourde et déprimante : celle de la parentalité.
*cette couverture de livre n'a que la vocation de montrer l'ours déchu mais aussi l'homme dans son obscénité.
L’éducation est une suite de compromis, d'efforts. Le don contre don est une perversion de l'esprit parental. Les parents, Henry et Harriet, se confrontent à des enfants ingrats, ils réclament une reconnaissance. Seulement cette envie ne devrait pas avoir lieu d'être : une forme d’injustice devrait être principe de base. L'éducation, nos actes à soutenir et permettre à nos enfants de devenir grands, se doivent d’être gratuits, aucune reconnaissance n’est exigible, l’ingratitude est de mise quand les parents souhaiteraient que leurs actes soient encensés.
Nous sommes ici loin d’un foyer idyllique, le père a choisi la stratégie et le calcul, la mère une fuite vers de doux sentiments de filiation, d'affection légitime. Mais rien n'est moins légitime. Les enfants, eux, attendent une compréhension. La promiscuité est difficile, ne va pas de soi. Avec le temps, la demande de confort est plus présente, tout est un épuisant processus : les réconciliations d’avec sa femme, les discussions avec ses enfants, l’arrivée des pièces rapportées.
Le narrateur nous livre n’avoir pas fantasmé la vie de ses enfants, pourtant il a pêché par un autre vice, croire connaître ses enfants et, pire, les étiqueter : considérer l’un abruti, l’autre garant de sa retraite et sans surprise, l’autre chat sauvage et théâtrale… L’amour parental n’est pourtant pas remis en cause. C’est juste une remise en place de ce pessimisme, de ce cynisme. L’aigreur ne fait pas l’éducation : « - Ca recommence, tu t’excuses encore. Tu t’excuses toujours après avoir insulté quelqu’un. Tu te débrouilles d’abord pour l’insulter comme du poisson pourri, et puis tu t’excuses.
- J’essaie d’être honnête.
- Honnête ! Tu es tortueux comme un serpent, tu ruses et tu magouilles pour que tout le monde file doux. Tu es le pire faux jeton que j’aie jamais rencontré. »
John FANTE nous réaffirme, à juste titre, que même si le temps passe vite, les enfants sont aussi des êtres squatteurs, un peu parasites de la vie du couple. La promiscuité ne va pas de soi, ni entre différentes générations, ni entre femme et mari. L'irritation est là même si le manque, après, peut apparaître.
L’obscénité va aussi plus loin. Oui je suis d’accord avec John FANTE : devenir parent est un acte égoïste. Nous décidons de faire entrer un être dans ce monde vile, non choisi, avec nos valeurs et non les siennes. « Merci de l’avoir engendré sans lui demander la permission. » Et oui c’est difficile d’être parent. L’homme est là pour engendrer mais l’acte de survie en présence d’autrui, à côté d'un être faible, sans défense, est toujours un acte fort, douloureux : « Les hurlements d’un enfant ! Faites-moi avaler du verre pilé, arrachez-moi les ongles, mais ne me soumettez pas aux cris d’un nouveau-né, car ils se vrillent au plus profond de mon nombril et me ramènent dans les affres du commencement de mon existence. »
Même si une réflexion sur le penchant sexuel (pour le même sexe) du chien envahie le narrateur (théorie de la souffrance enfantine, première expérience sexuelle désastreuse ou choc des cultures d’une bâtardise congénitale entre un chien allemand et un autre japonais), c’est bien une réflexion sur sa façon d’être au monde, à sa femme, à ses enfants qui apparait tout du long entre les lignes. L'insouciance ou les choix pris si irraisonnablement (est-ce si vrai?), que le narrateur envie, sont bien une force, une énergie de vie de la jeunesse. Avec l'absurdité des circonstances, Molise découvre que laisser le choix à ses enfants de porter leurs croix est un acte fondateur de parent et aussi que les gestes et les mots doux d’après restent au travers de la gorge de ne pas avoir été dits à propos. L’absurdité de la vie du chien, stupide ou non, ramène à l’absurdité de regarder les défauts des autres et de ne pas voir qu’ils sont les nôtres.
La petitesse humaine apparait alors, au scalpel : l’envie d’un retour à la vi(ll)e idéale, l’abus de substances illicites pour fuir le quotidien ou pour s’armer contre la souffrance, le viol ordinaire, les petites thérapies possibles (avoir un chien pour donner du sens à son existence ou prendre un amant). Et puis la vie qui s’échappe, la fuite, différente selon les âges, le vide laissé par les quatre enfants autour d’un « cercueil de lasagnes », de petites occupations médiocres, des amitiés brisées parce que non fondatrices, des chambres vidées, égrainées au son de « quatre moins un égale », « quatre moins deux », « moins trois », « moins quatre »… Et ces positions sans arguments que nous portons en nous, ce fascisme quotidien, ce racisme primaire, cette honte de la mesquinerie héritée de soi et ce dégoût d’un altruisme que nous n’avons pas pu engendrer nous-mêmes.
Au travers de la lecture, aussi, une prise de position sur l’acte d’écrire, sur ce monde si cruel des scénaristes, rempli d’ambitions nauséabondes. L’acte d’écrire comme un acte de jeunesse ou d’insouciance mêlée de connaissance : « Pour écrire, il faut aimer, et pour aimer il faut comprendre. »
L’homme est face à la vie comme ce chien face à la baleine naufragée, inoffensif et en danger permanent ! Deux solutions : la fuite et une idée de liberté (en solitaire), le choix d’être heureux ensemble, avec nos petits moyens.
D’autres voies de lectures ici et là. Malice a été aussi conquise et un très beau billet nous dévoilant aussi les trames de lieux si importantes dans ce roman, et ce chien dans un jeu de familles, ici chez Sébastien.










