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lundi 4 mai 2015

Tony Tiny Boy

© Vincent CUVELLIER et Dorothée de MONFRIED/ Hélium

Il est tout beau ce petit cow boy, "Tony Tiny Boy" de Vincent CUVELLIER et illustré par Dorothée de MONFRIED nous le présente au retour de la guerre. Les indiens ont perdu.

© Vincent CUVELLIER et Dorothée de MONFRIED/ Hélium

Mais en revenant chez lui, il n'est pas comme d'habitude, plus rien ne l'intéresse. Il va falloir qu'il le dise à ses parents.

© Vincent CUVELLIER et Dorothée de MONFRIED/ Hélium

Cet album au texte très court nous entraine dans les rêves de petit garçon. Il est beau et tendre et offre une première approche des préjugés et de l'amitié.


mercredi 12 mars 2014

T'étais qui, toi? Sitting Bull

C'est avec beaucoup de plaisir que je lis les multiples propositions de cette collection "T'étais qui, toi?" dirigé par Vincent CUVELLIER dont je vous parlais là.

© Claude CARRE et Ronan BADEL/ Actes sud junior

"Sitting Bull" de Claude CARRE et illustré par Ronan BADEL est ainsi une toute petite biographie de ce chef indien siou.
Il est attrapé par des hommes de la police indienne et ne veut pas se rendre. Son peuple, enfin ceux qui ne sont pas passé à l'ennemi, est avec lui, il combattra pour lui, le chef le sait mais quand il meurt sous les balles, c'est le dernier des remparts de la noblesse indienne qui tombe.
Mais Sitting Bull, "le bison qui s'assoit avant de se rouler dans la poussière" n'a pas toujours été un chef. Et c'est cette humanité que Claude CARRE met en avant. De l'enfant lent, au chasseur, au sage chef fédérateur jusqu'au voyant guérisseur et à l'homme épris de victoire acerbé par la violence des blancs.
Enfant, il suit le nomadisme de la communauté mais il doit devenir bon chasseur et guerrier courageux. "Pour les Indiens des Plaines, ce n'est pas le profit des batailles qui importe, ce n'est pas le plaisir de tuer un adversaire qui prime; non, ce qui prime, c'est d'être capable de le défier et de prouver sa valeur!" Et le jeune adolescent va montrer son courage. Il devient même chef des chefs et continue d'explorer les nouveaux territoires et de régler les conflits inter-clans.
Il se retrouve rattrapé par l'histoire des colons blancs venus aux Etats-Unis. Le Nord et le Sud règlent leur conflit et les habitants partent plus volontiers vers l'ouest, vers le territoire des Indiens. Les chercheurs d'or doivent être protégés ainsi que les chargements nécessaires à cette ruée vers l'ouest. Une guerre s'enclenche. Des clans signent des traités de paix et perdent leur âme (et leur terre), d'autres, menés par Sitting Bull, persévèrent. Puis un répit, des traités, des lieux préservés et un certain Custer, boucher, assassin, qui va exacerber les tensions.
 Les batailles sont expliquées, dont la victoire de Little Big Horn par les Indiens qui effraie tant les blancs. Mais aussi les tensions, les manigances, les massacres en règle.
Cette petite biographie montre un des symboles du peuple indien: entre coutumes, guerres, alliances, politique des blancs et aussi burlesque de la situation avec un Buffalo Bill, ancien chasseur de bison, prenant Sitting Bull comme participant d'un show ridicule. Et le tout avec énormément d'humour!

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© Claude CARRE et Ronan BADEL/ Actes sud junior

Nous retrouvons les illustrations rondes de Ronan BADEL que j'aime particulièrement dans l'univers du petit masculin. Et non, le livre n'est pas réservé aux garçons: j'adorais les indiens étant petite et je jouais aux cowboys et aux indiens, sans les cowboys.
La bichromie continue de marquer la collection. Ici le orange domine.On aime!


lundi 10 janvier 2011

The sunday books (les livres du dimanche)

J'ai acheté "The sunday books" de Mervyn PEAKE et Michael MOORCOCK comme on se procure avec délice un livre de transmission.

© Mervyn PEAKE et Michael MOORCOCK/ Denoël

Cet objet est une sorte d'ovni. Ce sont des pages que le quidam n'auraient jamais dû voir. Mervyn PEAKE, talentueux illustrateur de Lewis CARROLL ou de Robert Louis STEVENSON, et romancier lui-même, offrait des moments privilégiés à ses deux fils. Dans l'île de Sercq où il vit, pas grand chose à faire pour ses deux garçons et la présence d'un papa poule artiste fait le reste. Il se met à inventer des histoires en pure improvisation et les illustre. Ce recueil d'illustrations de Mervyn PEAKE nous arrive amputé des histoires, poèmes et chansons. Un de ses amis, célèbre romancier, Michael MOORCOCK, nous sort du champ familial ces pages intimes et leur offre une parure de texte. Ce ne sont pas celles d'origine bien-sûr mais l'esprit est conservé.

© Mervyn PEAKE et Michael MOORCOCK/ Denoël

Ainsi ce livre nous offre une histoire parallèle de pirates et d'indiens. Sorte de confession des héros communs et ordinaires, c'est le ton qui amène ces histoires à devenir extraordinaires. Les personnages sont des pirates, des indiens ou des animaux fantastiques. Leurs confessions apportent une dose d'humour bien réchauffante: le ridicule des noms de bateaux, les trésors recherchés (par exemple un pudding de Noël), la canaillerie (et naïveté) des pirates, des courses de chevaux aux duo (trio) étonnants, les indices modernes d'une vie à choisir ou des mélanges zoologiques (un hibou parent d'éléphanteaux).

© Mervyn PEAKE et Michael MOORCOCK/ Denoël

Mais ce qui fait la force de ce livre est ce rapport très intime à ces destinataires. Mervyn PEAKE a créé pour ses fils, ainsi ce père propose des références multiples, des indices familiaux, des jeux de mots que MOORCOCK a dû recréer et une atmosphère : un lac Mickey-ho-ho, des annonces passées dans le "Corsaire express" ou "La gazette du corsaire" pour trouver un capitaine de piraterie.

Les histoires ne tiennent pas vraiment debout, il s'agit d'improvisations revisitées par un auteur se mettant à la place de PEAKE, nous passons du coq à l'âne, de chansons, de clins d'œil, d'illustrations apparemment plus marquantes etc. Mais c'est aussi la force d'un tel livre: il s'agit bien d'une transmission. Transmission d'un père à ses fils, imaginaire partagé, fortifié et amplifié, humour familial. L'introduction de Michael MOORCOCK fait partie intégrante du livre offrant effectivement une biographie de PEAKE mais surtout une idée de l'esprit de cet illustrateur et des dimanches en famille.

© Mervyn PEAKE et Michael MOORCOCK/ Denoël

De quoi donner vraiment envie de faire partie d'une famille de créatifs.

L'avis de Nebal, très complet, détaillé et pertinent, là

dimanche 24 octobre 2010

Le petit indien

Un petit mot pour parler d'un livre que ma grand-mère paternelle me lisait petite. Un livre qui appartenait à mon père décédé depuis. Ce livre a une valeur affective mais aussi c'était un beau petit texte... dont l'auteur m'est plus connu maintenant depuis que je suis maman et sa collaboration avec Maurice SENDAK pour "Monsieur le lièvre coulez-vous m'aider?", il s'agit de Charlotte ZOLOTOW.
© Charlotte ZOLOTOW et Leonard WEISGARD/ Cocorico (cette couverture n'est pas la mienne, mon exemplaire de 1952 édition Cocorico (reprise par Deux coqs d'or) n'en a plus)

"Le petit indien" reprend les thèmes que j'aimais petite: les chevaux et les indiens. Il s'agit d'un petit indien, le dernier d'une famille. Chaque membre a un cheval, sa propriété, mais le petit indien est trop petit et peut-être pas encore responsable. Or un jour, un cheval sauvage a un accident et se retrouve seul dans la prairie. Le petit indien va savoir l'apprivoiser.
© Charlotte ZOLOTOW et Leonard WEISGARD/ Cocorico

Les illustrations de Leonard WEISGARD m'ont aussi beaucoup impressionnée... j'aimais ce graphisme sans bordure, l'habit de l'indien avec juste un tissu devant et les fesses à l'air (j'étais petite alors je n'y voyais rien de plus qu'une sorte de liberté) et surtout cette scène de nuit... partir dans la nuit avec tous les petits dangers, les frayeurs, les sons etc...

© Charlotte ZOLOTOW et Leonard WEISGARD/ Cocorico

D'autres pages ouvertes de ce livre sont ic.