© Nicole Blanche MEZZADONNA et Joanna CONCEJO/ Notari
et à voix haute s'il vous plait ! ... pour adultes, pour enfants... pour réfléchir, pour se divertir, pour s'éveiller, pour les apprentissages de vie...
lundi 9 mars 2015
Un pas à la fois
© Nicole Blanche MEZZADONNA et Joanna CONCEJO/ Notari
vendredi 6 février 2015
Annie Sullivan & Helen Keller
© Joseph LAMBERT/ Cambourakis
© Joseph LAMBERT/ Cambourakis
© Joseph LAMBERT/ Cambourakis
© Joseph LAMBERT/ Cambourakis
© Joseph LAMBERT/ Cambourakis
dimanche 5 mai 2013
Invisible mais vrai
© Rémi COURGEON / Mango jeunesse
© Rémi COURGEON / Mango jeunesse
© Rémi COURGEON / Mango jeunesse
lundi 20 septembre 2010
Dans moi
© Alex COUSSEAU et Kitty CROWTHER / MemoEt c'est peut-être cela que j'adore, des sujets sensibles, difficiles, à la limite entre l'âge adulte et l'enfance mais toujours dans leurs préoccupations et angoisses.
C'est un affrontement contre la dure réalité, le mutisme, le mur du quotidien... c'est aussi la quête d'une identité, d'une conscience, d'une parole. Une autodestruction pour naître, pour se libérer de ses propres entraves. C'est un discours intérieur qui ne laisse pas indemne.
Est-ce alors une manière de voir le passage de l'enfance à un être plus construit, séparé de ses parents ou une manière de mettre des mots et des images sur le labyrinthe intérieur des enfants muets ou autistes par exemple ? A relire!
Simplement superbe! Et pour peut-être mieux vous aiguiller, lisez donc l'avis de Gawou ici et celui très très construit de Du9 ou de Paddyland très philosophique (et magnifique)
mardi 29 juin 2010
Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Siobhan dit que nous devons utiliser ces mots-là parce que avant on appelait les enfants qui sont comme ceux de l’école des tarés, des débiles ou des mongols et que ce sont de vilains mots. Mais c’est idiot aussi parce que, des fois, quand ils nous voient descendre du bus, les enfants de l’école qui est au bout de la rue nous crient : « Ouh, les déficients. » Moi, je n’y fais pas attention, parce que je n’écoute pas ce que disent les autres. »
jeudi 25 mars 2010
Ferme les yeux
"- Papa, c'est un grand monsieur avec un chapeau.
- Pas du tout! Papa, c'est un bisou qui pique et qui sent la pipe."
Le premier petit garçon n'a jamais faux dans ses descriptions, elles sont belles et douces. Son frère propose plus de poésie mais aussi une autre approche, une approche plus lente et aussi plus spontanée (par expérience).
Les deux versions se mêlent et sont aussi réelles l'une que l'autre. Entre les lignes aussi, c'est toute une vision de la communication et de la fratrie. Un brin de jalousie (savoir qui a raison devant maman) puis surtout la différence comme partage, communication de visions alternées et pourtant qui marquent le monde. L'enfant peut ainsi se mettre à la place de son frère, fermer les yeux. C'est une proposition à réfléchir à la situation et au regard que portent les autres.
12/24
mardi 23 mars 2010
L'histoire du lion qui ne savait pas écrire
©Martin BALTSCHEIT et Marc BOUTAVANT/ P'titGlénat©Martin BALTSCHEIT et Marc BOUTAVANT/ P'titGlénat
Ce livre est une belle manière d’expliquer ce handicap majeur qu’est l’analphabétisation à l’âge adulte (ou l’illettrisme, apprentissage effectué mais perte de ses compétences pour des raisons quelques fois psychologiques ou sociales). Il montre aussi que même des personnes aux pensées similaires ne proposeront pas forcément la même communication, la même action. Je dois dire tout de même que ce livre parle de la chaine alimentaire des animaux : le crocodile mange la girafe (et un bout reste sur la page) et le vautour parle de cadavres à dévorer avec passion. Si vous ne voulez pas installer cette discussion, attendez encore un peu que votre enfant grandisse !
Cet album est aussi fabuleux pour ces illustrations. Marc BOUTAVANT propose des aplats de couleurs, des passages où la pénombre (et les personnages juste en ombre) est pertinente. Les attitudes des animaux de la jungle dépendent du lion : la fuite, se cacher, être interpellé…
©Martin BALTSCHEIT et Marc BOUTAVANT/ P'titGlénat
et j’aime beaucoup le visage du lion, qui devient expressif au fur et à mesure, de stupéfaction, de colère, de tristesse. A l’inverse des photos que je vous propose là, les illustrations sont très colorées : du rouge et du rose très souvent, du noir aussi…
samedi 13 mars 2010
Lilo
©Bernard FRIOT et Ilya GREEN/Albin Michel Jeunesse
« Lilo » de Bernard FRIOT et illustré par Ilya GREEN n’est pas venu tout seul à la maison. C’est ma libraire qui m’a dit de mieux le regarder, au cas où. Et effectivement, sous des aspects de livre pour tous petits il y a de la subtilité.
Nous suivons Lilo dans 7 histoires courtes, 7 petits moments de vie repris avec les émotions et la sensibilité enfantine. Ce qui est le plus touchant reste cette écriture, très proche des mots d’enfants, très « lisible ». D’ailleurs le texte est écrit en gros, comme paragraphé pour une lecture aisée, les mots de Lilo écrits dans une autre couleur que celle de l’ensemble du texte, des gros points pour marquer la fin de l’histoire, un gros titre, une préface attractive avant chaque histoire et un gros sommaire.
©Bernard FRIOT et Ilya GREEN/Albin Michel Jeunesse
Et puis cette sensibilité dans les historiettes. Lilo est un enfant joueur, taquin mais aussi « dans son monde ». Je ne sais pas si la volonté était de proposer un enfant un peu « différent », peut-être aux comportements sociaux à tendance autistique, mais la communication de l’enfant par rapport à son entourage est très bien posée. Bernard FRIOT a d’abord écrit avec les enfants et cela se voit. Beaucoup d’imaginaire et de réalité emmêlés, de nombreux aspects psychologiques retranscrits. Appréhender la descente d’un arbre, facilité par l’imaginaire, apprendre la politesse du bonjour différemment, jouer dans l’imaginaire avec un chien, s’imaginer sans membres pour ne pas s’habiller, faire des collections sensibles, lire et réinventer la lecture et les histoires…
J’aime aussi, souvent, les réponses maternelles.
©Bernard FRIOT et Ilya GREEN/Albin Michel Jeunesse
Les illustrations d’Ilya GREEN m’avaient au début déroutée. Les objets du quotidien de l’enfant ressemblent à de la publicité pour magazine fashion de design bobo. Mais en fait, en le lisant, le rendu est bien différent. Ce sont de détails qui ont une place de choix dans la vie de l’enfant : des jouets, une cabane, un arbre (et surtout ses branches), une grille comme des barreaux de prison. J’aime bien aussi, après coup ce mélange entre dessins d’adulte et dessins d’enfants, cela apporte au mélange de sensibilité compris dans le texte.


