jeudi 15 octobre 2015

Les fleuves autour du monde

Je me dis encore que si j'avais eu des documentaires de si bonne qualité, ma mémoire n'aurait pas été si sélective sur certaines matières. Encore un exemple ici avec "Les fleuves autour du monde" d'Elisabeth COMBRES, cartographié par Paul COULBOIS et illustré par Marguerite LE COURTIEU.

© Elisabeth COMBRES, Paul COULBOIS et Marguerite LE COURTIEU/ Gallimard jeunesse

Ce livre semble simpliste et pourtant il ouvre énormément de possibles. Continent par continent, l'auteur nous présente les 22 plus grands fleuves du monde. Des indications techniques, longueur, débit moyen, source ou embouchure, côtoient des anecdotes. Les doubles pages consacrées à chaque fleuve semblent assez vides et pourtant avec la carte simplifiée, les petites photos, les illustrations de la faune, la flore et les costumes qui ponctuent leur rives et les épingles pointant les villes, les parcs et lieux mythiques, vous avez une histoire de l'homme qui se déplie devant vous. C'est succinct et vous êtes intrigué.

© Elisabeth COMBRES, Paul COULBOIS et Marguerite LE COURTIEU/ Gallimard jeunesse

Vous découvrirez bien-sûr l'Amazone, le Nil, le Gange, le Rio Grande, le Congo, le Danube mais aussi le Huange He, le Zambèze, le Murray etc...
Oui bien-sûr mais justement, ce livre vous convie à une découverte différente des continents. En suivant ces plus grands fleuves, vous traversez les pays et suivez la vie attirée par ce point d'eau et ses ressources, la maitrise de l'eau, de son parcours et son exploitation électrique, son importance pour les anciennes civilisations, les légendes, mythologies et spiritualité qui leur sont liés. Vous découvrez l'importance géostratégique et politique des fleuves. Plus que les pays, indiqués mais pas forcément par leurs frontières, vous trouverez des régions propices aux découvertes des hommes.

© Elisabeth COMBRES, Paul COULBOIS et Marguerite LE COURTIEU/ Gallimard jeunesse

En cours de lecture, des focus reprennent les enjeux politiques, économiques et écologiques. A la fin un lexique vous attend en face des fleuves "portraiturés de profil" (leur longueur bien mise en avant). J'aime particulièrement les cartographies de fleuves, très stylisées et pourtant très précises. Elles permettent de regarder superficiellement mais aussi d'y revenir plus tard pour les associer à toutes nos découvertes historiques, géostratégiques (avec tous ses barrages), mythologiques ou folkloriques.
                                                                    
© Elisabeth COMBRES, Paul COULBOIS et Marguerite LE COURTIEU/ Gallimard jeunesse

Emprunté à la bibliothèque après l'avoir voulu, pris et laissé, repris et relaissé. Non non décidément c'est plus qu'une approche géographique, je l'ai acheté!

vendredi 9 octobre 2015

Brindille

Il en a fallu du temps pour lire cet album primé. J'ai presque tous les autres de Rémi COURGEON et pourtant j'avais laissé celui-ci de côté. Pas parce qu'il ne me faisait pas de l’œil mais parce que beaucoup en avait parlé... alors j'ai attendu qu'il ne soit plus d'actualité.

© Rémi COURGEON/ Milan Jeunesse

Brindille est la dernière d'une famille de garçons. Elle aime jouer du piano. Son père est chauffeur de taxi, de nuit. "Il avait été mineur, là-bas, en Russie. Ses yeux étaient bordés d'ombre. Il disait que c'était le charbon qui était resté incrusté dans sa peau."
La journée, ses frères la chahutent et les corvées se jouent aux bagarres. Brindille perd tout le temps. Et puis son prénom est bien plus jolie: Pavlina.
Un jour, elle en a assez. Assez d'être secouée, assez d'être sous-estimée par les hommes de la famille, assez d'être Brindille. Elle veut faire de la boxe. Une gauchère ne se refuse pas, la voici entrainée. A la maison aussi, elle fait ses preuves d'agilité et de frappe... moins de tâches ménagères, plus de boxe. Elle est prête pour son premier match.

© Rémi COURGEON/ Milan Jeunesse

Cet album parle des choix à faire pour trouver une place au sein d'une famille un peu perdue. Une place de fille parmi les garçons, peut-être.
Il aborde aussi le thème de la souffrance, du deuil dans l'indifférence mais aussi l'appel de la violence, de la force brute pour se défendre.
C'est beau et, comme toujours avec cet auteur, l'histoire recèle bien des réflexions possibles.

© Rémi COURGEON/ Milan Jeunesse

La patte de Rémi COURGEON est toujours aussi reconnaissable. Des couleurs flashy, des aplats avec une forme étrange... ici une forme blanche en point d'interrogation (la queue du chat) mais aussi cette bandelette, ce biceps. C'est une atmosphère et en même temps assez pêchu!


vendredi 2 octobre 2015

Livre clap

Je suis profondément convaincue que la littérature jeunesse est une vraie merveille. Parce qu'elle offre une évasion, une part d'imaginaire à prolonger, à investir, à personnaliser. Mais aussi parce que les livres jeunesse sont déjà une manière de concevoir son univers et de préparer un contact aux choses, aux perceptions, aux sensibilités. Il faut être exigeant quand à la qualité d'un livre à mettre entre de petites mimines.
Je suis contre les histoires au rabais,  les adaptations mal fichues, les illustrations à la va vite. Je prend autant de plaisir à découvrir une histoire qu'à entrer dans une prise de position.

© Madalena MATOSO/ Éditions Notari

"Livre clap" de Madalena MATOSO est une invitation au mouvement, à la rythmique, à l’effleurement. Les onomatopées, petites phrases et, même un mot italien, accompagnent des gestes de partage, de rire, de connivence. Nous nous rencontrons, nous embrassons, jouons de la musique, regardons derrière la porte, déjeunons. Tout est suggérer par des personnages aux bouilles rondes et gestes très stylisés. C'est court, interactif et bon!

© Madalena MATOSO/ Éditions Notari

L'illustration presque géométrique est tonique et attrayant pour les plus jeunes. Quelques illusions de gommettes sont soulignées par des sourires, des clins d’œil et des rires et un point rouge que nous aimons suivre d'une page à l'autre, à gauche poignée de porte, à droite barrette à cheveux, puis dans la suivante, à gauche, à droite...

© Madalena MATOSO/ Éditions Notari

Merci aux éditions Notari.


mercredi 30 septembre 2015

Les oiseaux globe-trotters

Je ne sais pas pourquoi j'imaginais juste découvrir le vol des oiseaux en ouvrant "Les oiseaux globe-trotters" de Fleur DAUGEY et illustré par Sandrine THOMMEN. En fait, ce n'est pas tant cela qui prédomine à la lecture. Le livre sous des airs simplistes est en fait très détaillé.

© Fleur DAUGEY et Sandrine THOMMEN/ Actes sud junior

Les oiseaux source de nombreux questionnements dans l'histoire, l'auteure évoquent certaines suppositions abracadabrantes: ils hiberneraient comme certains animaux, pour certains dans l'eau ou iraient l'hiver sur la lune. Puis elle apporte les premiers pas d'une connaissance ornithologique.
Les oiseaux se dévoilent par leurs noms, leurs "territoires", leurs migrations, leurs modes (de vie, alimentaire mais aussi aventurier ou casanier, diurne ou nocturne, changeant ou non lors de la migration).

© Fleur DAUGEY et Sandrine THOMMEN/ Actes sud junior

Puis ce défi, ce vol à travers les continents. La migration est explicitée par obligation alimentaire de certains oiseaux surtout les insectivores et les mangeurs de reptiles. Leur plumage leur permettrait pourtant de rester.
Les routes sont dessinées, du nord vers le sud mais pas seulement, certains vont en transversal. Et la diversité apparait encore plus
Bien-sûr il est question aussi de la mécanique du vol. Comment peuvent-ils voler si loin? si longtemps? sans manger? reviennent-ils? Nous apprenons les astuces des oiseaux. Ils se préparent: pour certains les plumes tombent pour se renouveler avant le vol, pour d'autres ils adoptent un régime gras pour avoir des réserves et d'autres encore transforment leur anatomie interne (les organes grossissent ou diminuent rapidement de taille).
Ils partent seuls ou groupés. Un beau matin, en suivant la météo et les signes du refroidissement, en suivant leurs gènes, ils vont vers un lieu inconnu encore d'eux ou bien délimité par les anciens qui montrent le chemin. Ils s'orientent grâce au soleil, aux étoiles ou au champ magnétique terrestre. Le vent les aide à traverser le désert (pour le vent du nord) ou les étendus d'eau mais aussi par ses colonnes d'airs chaud (importantes pour les planeurs). Les obstacles géographiques ou humains prennent alors une importance: les montagnes, les installations électriques mais aussi les détroits (moindre effort pour passer d'un continent à l'autre sans air chaud).

© Fleur DAUGEY et Sandrine THOMMEN/ Actes sud junior

La migration prend aussi des aspects bien personnels selon les espèces: un chemin court ou long, à faire le plus vite possible, avec pause ou sans arrêt majeur...

La migration est aussi un retour... pour nidifier tranquillement. Au fil des pages nous comprenons en quoi ces vols saisonniers, année après année, sont des prises de risque. Pourtant, les oiseaux partent et reviennent. Fleur DAUGEY amène aussi le positionnement des experts, des scientifiques, la question du réchauffement climatique et nous présente ce déluge d'oiseaux dans le Suffolk, au sud-est de l'Angleterre.

© Fleur DAUGEY et Sandrine THOMMEN/ Actes sud junior

Une superbe invitation à suivre la migration de tous ses oiseaux... des ouettes des Andes, des barges rousses, des chevaliers solitaires, des gobemouches noirs, des engoulevents, des roselins cramoisi, des tadornes de Belon, des puffins... Une description et des présentations des exploits.
Les oiseaux peints par Sandrine THOMMEN sont des silhouettes réhaussées de touches colorées. Ces oiseaux en vol partant vers le bord droit de la page sont en ligne pure et leur fausse simplicité apporte une légèreté, leur nom souligne leur courbe et c'est avec bonheur que les yeux circulent du texte aux envols.


lundi 28 septembre 2015

L'Odyssée d'Homère pour réfléchir

J'hésitais... je pensais faire un billet groupé afin de mettre en valeur la collection "Des mots pour réfléchir" des éditions Oskar. J'en ai beaucoup (et j'en commande encore). Et puis non, ce ne sera pas pour cette fois-ci.

© Isabelle WLODARCZYK et Marie De MONTI/ Oskar


"L'Odyssé d'Homère pour réfléchir" d'Isabelle WLODARCZYCK et illustré par Marie De MONTI permet de reprendre les moments forts de ce retour vers Ithaque avec de brefs résumés et offre de belles réflexions en double page juste après.
Mais quel intérêt de proposer une énième version de la mythologie grecque ? Justement. L'auteure, Isabelle WLODARCZYK, entraîne le jeune lectorat dans les us et coutumes de la Grèce antique. Les défis lancés par les dieux à Ulysse se conçoivent alors plus comme des règlements de compte et une obligation de la part du héros de s'y soumettre. Il doit suivre une ligne de conduite, en tant qu'homme, en tant que croyant et en tant que héros.

© Isabelle WLODARCZYK et Marie De MONTI/ Oskar

En décryptant les rencontres avec le cyclope Polyphème, avec Circé ou Calypso, en reprenant les erreurs de ses compagnons avec l'outre des vents, le troupeau de l'Ile du soleil ou les massacres des créatures fantastiques que sont Charybde et Scylla, les sirènes ou les Lestrygons, nous avançons dans une éthique de vie. L'Odyssée suit les grandes qualités que l'homme (et d'autant plus un héros) doit avoir à cette époque: le sens de l'hospitalité, la reconnaissance de la patrie ou l'héroïsme d'une vie.
Le livre se veut aussi interactif. Il propose une mise en situation pour les plus jeunes lecteurs et une question : 

© Isabelle WLODARCZYK et Marie De MONTI/ Oskar

Grâce à cela, une géographie se dévoile (au lecteur de retrouver certains lieux), une mentalité mais aussi des travers humains comme l'hubris condamnée (démesure ou vouloir plus que ce qui nous revient), l'orgueil ou la prétention d'un Ulysse qui ne veut pas être "Personne", la justice par soi-même, la fidélité (pas vraiment réciproque d'ailleurs). Nous découvrons ainsi qu'Ulysse a un fils autre que Télémaque, Télégonos, conçu avec Circé.
Nous entrevoyons aussi d'autres points de vue sur des concepts encore bien d’actualité: la barbarie, la manipulation qui flatte l'ego (les sirènes).

Encore une fois: une proposition de "Philo: des mots pour réfléchir" à mettre entre toutes les mains!

mercredi 16 septembre 2015

Le grand match

© Fred BERNARD et Jean-François MARTIN/ Albin michel jeunesse

Un album illustré sur un match de rugby, bouais. Mais "Le grand match" de Fred BERNARD et illustré par Jean-François MARTIN est une virée beaucoup plus intense qu'une simple confrontation entre deux équipes. Et tout de suite cela se sent. Il y a cette ambiance des ruelles, désertes. Et puis ces drapeaux avec un symbole bien proche d'une croix gammée.

© Fred BERNARD et Jean-François MARTIN/ Albin michel jeunesse

L’Équipe Nationale rencontre les Aigles Frères. La première n'est plus tout à fait celle d'origine: les juifs, les noirs, les homosexuels, les opposants au Guide ont déjà été éliminés. La seconde doit vaincre, pour l'honneur du gouvernement Fanultra en place. Mais rien ne se passe comme prévu. Volodia nous en parle, il y était, il a joué.
Portée par la foule, par la population, par ceux qui ont dû s'exiler pour survivre, l'équipe de Volodia suit son meneur, Eugenio, un jardinier passionné. Contre toutes attentes, au risque de leur vie, ils décident de gagner ce match, de résister.
Ils donnent tout. Leur arrêt de mort est au bout. A moins qu'il y ai un miracle.

La sueur, le sang, la hargne. Le match, les matchs se suivent. Les points adversaires et les leurs aussi. Combien de temps seront-ils épargnés? Les rugbymens se révoltent contre le fanatisme en place, avec leur moyen, le sport. Mais que peut faire une équipe? Changer le slogan pour se démarquer? Gagner? Et puis ce ne sont pas des professionnels.
"Dans les vestiaires, Eugenio sait d'un regard nous encourager et trouve les mots justes. [...] Poser nos mains sur son bonsaï encore, comme un talisman...
"Cet arbre est petit, mais il a la force des géants." Le temps de me faire la réflexion que, au moins, aucun homme ne peut être pendu à ses branches et je remets mon protège-dents avec la furieuse intention d'aplatir du fanultra et des ballons!"

© Fred BERNARD et Jean-François MARTIN/ Albin michel jeunesse

L'album est puissant, emporté par la dynamique des matchs, des courses, des coups, des ballons aplatis. Le rythme est juste avec comme un vrai journal, pour reprendre de plus belle. Le tout est puissant de résistance, de faiblesse et de force, de peur et d'espoir. Nous en sortons hors d'haleine.
Je retrouve aussi avec énormément de plaisir les illustrations de Jean-François MARTIN. Encore des couleurs sépia, porteuse d'une certaine réminiscence de temps lourds du passé (que du passé?!). Il apporte aussi énormément de force dans ces corps en mouvement, en déséquilibre et bousculés, choqués, écrasés, face à ceux lisses et immobiles des hommes de pouvoir. Le mouvement est pourtant en marche, dans le stade, dans les tribunes et sur les trottoirs.


Qui va rassurer Tounet/Tibou ?


"Tounet partit vers l'ouest sur ses pattes endolories, toujours aussi seul. Dans une clairière, un joyeux émule donnait une grande réception. On dansait sous les arbres et quatre manèges tournaient en musique avec treize mouchaillons qui tenaient des ballons. Tous les invités avaient accrochées des fleurs à leur queue. L'émule fit partir un feu d'artifice tout en savourant une grosse tartine au beurre et à la framboise. Personne ne remarquait Tounet, debout à la lisière du bois.
Qui va le rassurer et lui dire:
- Il faut entrer et dire bonjour pour qu'ils sachent que tu existes!"
(extrait de "Qui va rassurer Tounet?" de Tove JANSSON, édition Circonflexe ou pour une version plus récente "Qui va rassurer Tibou?" aux éditions P'titGlénat)

... émules, filigondes, touilles, mouchaillons, selve, trolls, La Mume, rican, touillette, dronte... ou les habitants de la vallée des Moumines
... à la lisière nous aussi, nous entrons et allons dire bonjour, pour qu'ils sachent que nous existons.
- Bonjour Moumine ou autre troll!


mercredi 26 août 2015

"Commencez par accommoder le vieux avec beaucoup d'ail et d'oignons, que vous ferez revenir avec une cuillère de miel." - L'ogre au pull vert moutarde

"Sachez que les vieux ont un goût particulier: le goût du passé. Ce n'est pas vraiment mauvais, mais c'est... amer. Mauvais choix ressassés, regrets pour des trucs pas finis, remords pour des trucs mal finis... Dur à digérer. Ça reste sur l'estomac. Et alors, quand ils ont des choses graves à se reprocher, le goût devient carrément acide. eh oui, une vie entière, c'est long! Vous imaginez bien qu'ils ont eu le temps de faire des misères à leurs voisins, des cachotteries à leurs enfants; le temps de trahir quelques amis, de mentir quand ça les arrangeait... tout un tas de petites vilenies qui, ajoutées les unes aux autres, composent ce qu'on appelle la CULPABILITÉ...
Eh bien voilà: la culpabilité, c'est acide comme du jus de citron vert. Et puis il y a aussi l'ennui... L'ennui a un goût de navet (si vous aimez les navets, pas de problème, mais moi je n'en mangerais que sous la menace d'une brosse à dents); et si l'ennui est là depuis de nombreuses années, le vieux prend carrément un goût d'endive bouillie! (Beurk: là, vous êtes d'accord avec moi?)

Préparez donc un mélange relevé d'épices pour noyer tout ça dans une explosion gustative qui enchantera vos papilles [...] Évidemment, avec ce petit cocktail, vous perdrez quelques bonnes choses au passage, comme le goût de la patience (acquise au cours d'une longue vie d'attentes pas toujours comblées), la saveur de la douceur (datant de l'époque où les petits-enfants venaient encore en visite), et celle de la nostalgie - qui ressemble un peu à du biscuit trempé dans du thé. Mais tout bien pesé, franchement, vous pouvez vous en passer."

(extrait de "L'ogre au pull vert moutarde" de Marion BRUNET et illustré par Till CHARLIER, Sarbarcane)

mardi 25 août 2015

Le grand serpent ou La Grande Muraille de Chine - L'architecture vue par les pigeons


"La Grande Muraille est en réalité composée de nombreux murs différents construits à plusieurs époques sur plus de 2 000 ans, dans différents matériaux, différents styles et avec des buts différents. [...] A l'époque, ils construisaient surtout avec des briques et de la colle (ou "mortier") composée de riz gluant (si les ouvriers avaient un petit creux...) et de chaux."
(extrait de "L'architecture vue par les pigeons de Stella GURNEY, Phaidon)

... bon, à la place d'un serpent, cela doit être une multitude de vers de terre vu du ciel... et du mochi dans tous les interstices... miam a dit le lutin (en pensant au second... et voir ici de quoi il s'agit<:a>, spécialité japonaise)