jeudi 4 novembre 2010

Le voleur d'enfants

Depuis que je l'ai vu sur le blog de son illustrateur, "Le voleur d'enfants" de Mickaël ESCOFFIER et illustré par Clément LEFEVRE, je suis intriguée. Alors après "Le pitou" du même duo, le voici dans notre bibliothèque. Et ce livre est un coup de coeur pour nos chères petites têtes.

© Mickaël ESCOFFIER et Clément LEFEVRE/ Chocolat jeunesse

Le voleur d'enfants a "de longues dents pointues, comme des couteaux". Il part la nuit dérober dans les maisons les enfants endormis. Il se confond aux ombres du soir, il a une hotte mais pas pour offrir des cadeaux mais bien pour transporter les enfants. Des garçons et des filles...
et le lendemain l'ogre a faim...
L'histoire est belle, décalée et offre ce mystérieux dans la peur, le cauchemar et l'espoir. J'aime beaucoup ce personnage. "On ne sait pas d'où il vient. Qui il est, encore moins. Mais on imagine le pire." La transmission et le passage sont aussi présents comme une continuité, une belle vision. Quel dommage que Mickaël ESCOFFIER ne nous ai pas offert encore plus de pages, j'aurais aimé le suivre dans un ou deux périples supplémentaires et profiter de ces lignes comme une comptine...

© Mickaël ESCOFFIER et Clément LEFEVRE/ Chocolat jeunesse

Les illustrations de Clément LEFEVRE sont toujours une merveille. Des harmonies de couleurs forment une atmosphère étrange et frissonnante. Des détails sont de vrais cauchemars: des couteaux aiguisés, des dents pointues, des oiseaux de mauvaises augures, des cages à cadenas... © Mickaël ESCOFFIER et Clément LEFEVRE/ Chocolat jeunesse

Ses personnages sont à chaque fois très fouillés en imaginaire faune/flore et humain : le voleur est superbe avec ce masque/arbre sur les yeux, ses plumes/duvet en guise de cheveux. J'aime aussi les pages où les animaux sont dans le mouvement et le cri. Et j'ai l'impression de voir le pitou sur un rebords de fenêtre...

Et plus tard un accompagnement pédagogique autour du livre sera proposé sur le site des éditions Chocolat.

mardi 2 novembre 2010

Gargouillis

C'est en cherchant d'autres albums jeunesse sur le corps que je suis tombée sur celui-ci. "Gargouillis" de Nina BLYCHERT WISNIA est un vrai bonheur!

© Nina BLYCHERT WISNIA/ Rouergue

Sous des dehors humoristiques, toutes les questions sur le ventre trouvent une réponse et une illustration inoubliable. D'ailleurs elles m'ont assez déconcertées pour certaines, où l'on y voit des personnages comme dessinés par un enfant. Oui mais voilà, c'est aussi ce qui fait le charme de ce livre.
L'album est chapitré comme un cours de biologie déjanté fait d'affiches et de schémas anatomiques, le tout en gaité et originalité. Il nous montre l'extérieur, l'intérieur et les fonctions du ventre. Petit, grand, creux, gros ventre. Le nombril prend aussi une signification... signe de la naissance, à l'aspect différent mais aussi preuve des mammifères. © Nina BLYCHERT WISNIA/ Rouergue

Un système digestif qui change en fonction des animaux et de leur nourriture (à chaque fois les choix sont instructifs: un cheval ne peut pas vomir, un écureuil mange ses crottes pour reprendre les nutriments perdus lors de la première digestion, le nombre d'estomac des ruminants) mais aussi les astuces d'un loup (au ventre de pierres).
C'est aussi une illustration des évacuations: rots, pets, vomi, fèces et urine... et aussi de tous les noms de ventre et les expression qui le reprenne.© Nina BLYCHERT WISNIA/ Rouergue

Le ventre devient un monde en soir... un monde peuplé de garçon déguisé en superman, de fillette déguisée en superman mais aussi d'animaux plus ou moins exotiques et aussi de faune fictive.
© Nina BLYCHERT WISNIA/ Rouergue

L'album fourmille d'accroches pour les enfants et les illustrations nombreuses sur chaque page offrent de multiples propositions et jeux ou astuces (recette de brioche, labyrinthe, découpage). Chose non négligeable les sous-couvertures ainsi que le verso de couverture apporte leurs lots de détails.

Dans la tête de Monsieur Adam (ou comment naissent les histoires)

"Dans la tête de Monsieur Adam (ou comment naissent les histoires)" de Sigrid BAFFERT et illustré par Jean-Michel PAYET est arrivé grâce aux partages (et en suivant les écrivains des "Blue cerises" aussi).

© Sigrid BAFFERT et Jean-Michel PAYET/ Milan jeunesse

Monsieur Adam a un quotidien comme tout le monde mais, quelques fois, il ne sait pas quand, il a un début d'impression... Une idée, une image, un mot, cela s'emmêle, prend de l'ampleur, fuit, revient... selon l'instant, il faut vite, vite aller écrire ou laisser mûrir. Monsieur Adam est écrivain. Au fil des pages, nous suivons son inspiration et ce travail d'écriture.

Une idée à écrire, des chemins imaginaires qui ne vont nulle part... pas de poissons à pieds, pas de dinosaures, pas de tortues... et pourtant les mots sont sur le papier, les dessins aussi mais les liens ne se font pas.

© Sigrid BAFFERT et Jean-Michel PAYET/ Milan jeunesse

L'inspiration ne vient pas d'un coup, toute seule, tranquillement. Il faut quelque fois la laisser fuir : sortir, prendre l'air, revenir... retrouver d'autres idées, différentes, et qui reprennent la première impression pour y trouver une histoire. Des mots, des mots, des ratures, des corrections, des phrases, des dessins, des ratures, des feuilles déchirées et puis un début, une trame, à réécrire, à laisser mûrir pour pourquoi pas donner un livre à laisser lire aux enfants.

Grâce à cet album, fait pour répondre aux questions des enfants sur le début des histoires, à en croire les instigateurs, nous suivons le quotidien d'un auteur avec ce qui en fait un être normal... qui a mal aux pieds, fait sa lessive, mange (souvent brûlé pour cause de remue-méninges), sors, profite de sa petite amie. Mais aussi toute cette création, ce fil conducteur de la pensée vers un but, une histoire. Par les mots, la succession, les retours en arrière, les sauts du coq à l'âne, on perçoit subtilement le début et l'emboitement premier des idées.
C'est fort, beau, intelligent.

© Sigrid BAFFERT et Jean-Michel PAYET/ Milan jeunesse

Les illustrations de Jean-Michel PAYET offrent cet état entre quotidien et imaginaire... ce déroulement des mots, des idées comme de la mousse, de la pluie, des post-its, des volcans, des rêves... ce tout petit soubresaut d'une trace de salissure sur une voiture en train d'être lavée jusqu'à un bois calciné.

N'hésitez pas à lire le billet de Lily très enthousiaste et tentateur et merci encore à elle pour la découverte de cet album et des "Blue cerises" (oui, oui Lily, j'arriverais à en parler... en lisant la saison 3 ou en les relisant pour la troisième fois, peut-être). Quant à Kiloé...

Je n'en parlerais peut-être pas #1

... juste une photo des lectures de la semaine, juste au cas-où, pour en parler, pour ne pas en parler, pour se rappeler, pour continuer... (rajout du 24/01/2011: parce que par manque de temps j'en parlerais mal, parce que j'attends, trop...)

samedi 30 octobre 2010

Dolly Dingle's Halloween


A vos costumes !

Mine de rien

J'ai pris quelques exemplaires de la collection "Mine de rien" pour enfants de Catherine DOLTO. Je les trouve très bien écrits, avec des mots justes, des explications claires et pas de mièvrerie. Le sujet (ce qui se passe autour des enfants ou en eux) est traité et cela laisse cette impression de respect complet.

© Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

J'ai trouvé mon compte pour des concepts qui sont difficiles à amener aux plus petits... dès 18 mois. Tous ceux-ci sont écrits par Catherine DOLTO et Colline FAURE-POIREE et illustrés par Frédérck MANSOT.

"Les mamans" et "Les papas" sont très accessibles. Ils reprennent ce qu'est ce parent pour l'enfant. Il est aussi question de conception, d'amour partagé pour avoir l'enfant à qui l'on lit l'histoire. C'est aussi l'enfant qui se développe, l'image de soi qui grandit grâce à l'imitation du parent et cet amour de l'autre (complexe d'Oedipe ou d'Electre). Les parents sont aussi réinstallés dans leur fonction de soutien, de premiers délimiteurs des dangers.

© Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

"Quelquefois on tente une aventure qui tourne en bêtise et notre maman nous console." (pas de répression ni de punition, du soutien, de l'écoute, c'est aussi cela entre les lignes... une philosophie du respect que l'on retrouve en haptonomie... je vous en parlais là entre autre.)
Et, ce qui n'est pas négligeable, il est question du nom de famille dans l'état civile © Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

et des familles recomposées.

"Les colères" a été un livre très utile chez nous. Il met l'accent sur une personnification de la colère et cela marche bien.

© Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

« Mine de rien, comprendre pourquoi on fait une grosse colère ça nous aide à grandir » Ce livre reprend les sensations de la colère, aide l’enfant à l’imaginer : un gorille fort et puissant pour un petit garçon, une tigresse pour une petite fille. Il indique aussi les bénéfices d’un contrôle de la colère, savoir quand elle arrive, quand elle part ou comment l’aider à partir et aussi qu’il ne faut pas se sentir coupable.

© Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

Une vraie merveille !
Pour tout vous dire ma colère est encore un Tyrannosaure (oui, oui le dinosaure féroce et sanguinaire), celle du papa, un ours…

"Ça fait mal la violence" reprend toutes les formes de violences affectives, physiques, orales. Ces démonstrations qui font peur, ces actes non prémédités des enfants. Mais c'est aussi la violence en nous du refus, du non exprimé par les parents. La violence autour de nous, faite aux animaux aussi.
© Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

Et j'aime particulièrement cette notion de violence dans la chatouille avant qu'elle puisse être reproduite par l'enfant.

"Respecte mon corps". Il s’agit là de pudeur et d'attouchements… pour que l’enfant puisse lui-même savoir ce que respect du corps veut dire. Le corps dans son intégrité et son intimité, la toilette, la proximité. © Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

Oui, il y est question de pédophilie et d’inceste avec des mots justes aussi. Les mots sont là pour prévenir, mettre en garde sans apeurer.© Catherine DOLTO, Colline FAURE-POIREE et Frédérck MANSOT/ Gallimard jeunesse

C'est aussi une reprise du corps dans la famille entre lutte fraternelle et gros câlins réconfortants des personnes que l'on aime.
A ne pas manquer !

Je ne peux que vous recommander de regarder de plus près toute la collection "Mine de rien": "Dire non", "Les câlins" (de pieds, de mains...), "Les chagrins", "J'ai deux pays dans mon cœur", "Les gros mots", "Les doudous", "Si on parlait de la mort".. ; de plus, les illustrations sont colorées et très belles.

jeudi 28 octobre 2010

Au coeur des émotions

Les émotions sont pour moi un terrain d'approfondissement permanent. Et je cherche partout de quoi aider mon enfant dans cet apprentissage de cette grammaire de communication et de vie. Quel bonheur de découvrir ce petit livret "Au coeur des émotions" de David SANDER, Sophie SCHWARTZ et illustré par Clotilde PERRIN. Cette collection "les minipommes" des éditions Le pommier met l'accent sur des sujets scientifiques en donnant la parole à des scientifiques. La part belle est donné à une explication claire et complète, avec même une possibilité d'aller encore plus loin mais rien ne nous empêche de nous arrêter à l'histoire qui en elle-même comporte de très belles ébauches.

© David SANDER, Sophie SCHWARTZ et Clotilde PERRIN/ Le pommier

Hannah a 10 ans et pour son anniversaire va découvrir avec ses amis ce qu'est une émotion. Celle du quotidien bien-sûr mais ici étudiée comme un fait scientifique grâce à l'émobus et à son experte, Professeur lunatique.
Par le déroulement de la journée, les émotions vont prendre d'assaut les enfants (et les adultes) et à chaque fois c'est une possibilité de la mettre à nu et de voir à quoi elle correspond. Une émotion a une source, elle est un état éphémère propre à la réaction et à l'action. Ainsi grâce à l'histoire l'enfant peut mieux saisir de quoi il s'agit. Les mots se font plus explicites grâce à la discussion entre enfants et experte, mais aussi grâce aux animaux (les singes en particulier) aux machines (des robots sans expression ni émotion) et aussi un peu grâce aux bottes du professeur changeant de couleur en fonction des émotions de sa propriétaire.
Le lecteur pourra alors appréhender une situation et arrivera à y trouver l'émotion en dessous ainsi que son comportement et les conséquences. Honte, culpabilité, dégoût d'une araignée, colère, amour.
© David SANDER, Sophie SCHWARTZ et Clotilde PERRIN/ Le pommier

En plus, des encarts plus "scientifiques " sont disposés là pour recentrer le sujet et aller encore plus loin. Les 5 composantes de l'émotion, la nécessité d'une expression faciale comme langage du corps ou l'émotion propre à la survie sont explicitées et retransmises au fil de pages.
A la fin du livre, un lexique et des jeux sont proposés: loto des émotions mais apprentissage (et jeux avec) des expressions faciales.
Un plus aussi: la présentation des auteurs, des personnages et des références pour aussi aller encore plus loin.
© David SANDER, Sophie SCHWARTZ et Clotilde PERRIN/ Le pommier

Et puis sinon une petite explication de la grammaire émotionnelle présentée à la maison.

mardi 26 octobre 2010

Ohé la science! ....(et Un look nature !)

La collection "Ohé la Science" des éditions Ricochet (France), Ecole active (Canada) et Yanbow Al kitab (Maroc) propose des livres mi-albums/ mi-documentaires sur des thématiques scientifiques. Ce sont des livres coréens écrits par des scientifiques repris pour nous avec un grand bonheur car le sujet, complexe, est à chaque fois présenté sous des abords plus simples mais offrant une ouverture aux questions (et réponses de l'adulte/enseignant). Les thèmes sont l'Environnement, l'Univers, Le corps, la Physique, les Plantes et les Animaux. "Les enfants naissent chercheurs et nous le font entendre à l'âge des "pourquoi ?". Ohé la science! est une collection qui plante les graines de la connaissance scientifique. A saisir dès 5-6 ans et à cultiver jusqu'à 8-9 ans."

© Eun-Ha KIM et Min-Cheol CHOI/ Ricochet

Je ne ferais sûrement pas de billet unique pour chacune de leur proposition mais là je fais encore une fois exception. Je vous ai présenté une de leurs propositions sur l'environnement: « Adresses sous-marines, l’écosystème sous-marin » de Soo-Min JANG et illustré par Yoon-Hee LEE. Ici il s'agit du thème des animaux, encore plus accessible aux moins de 5 ans.
"Un look nature ! L'adaptation " de Eun-Ha KIM et illustré par Min-Cheol CHOI est une incursion autour des animaux... au plus près d'eux. La fourrure, leurs griffes, la taille de leurs oreilles, leurs poils dans les oreilles, la langue etc...

© Eun-Ha KIM et Min-Cheol CHOI/ Ricochet

La morphologie de certains spécimens de la faune désertique, arctique, arboricole ou marine est décortiquée pour nous en fonction du climat, des besoins de sécurité, de mobilité mais aussi de chasse, d'alimentation. La diversité est mise en avant... autant que les points communs: saviez-vous que le chameau en a un (oui, oui deux bosses mais UN point commun!) avec l'hippopotame. Et puis rien ne vous empêche de faire un concours de langues après... ou de branches tenues comme un caméléon.

© Eun-Ha KIM et Min-Cheol CHOI/ Ricochet

Les détails sont très porteurs pour les enfants et sujets de nombreuses mimiques à la lecture. A la fin de chaque album, deux pages de documentations pures offrent aux parents ou enseignants la possibilité d'aller plus loin. Et puis pour ne rien gâcher les illustrations aquarellées sont encore une fois magnifiques.

Ah ces coréens, regardez donc l'œuvre de Yoon-Hee LEE (proposition adresses marines), celles des illustrateurs des éditions Chan Ok, comme Baik DAE-SEONG ou Jeun KEUM-HA, ou encore Hye-Won YANG.

lundi 25 octobre 2010

Le problème

Certains petits livres arrivent un peu par hasard. Je ne savais pas à quoi m'attendre avec celui-ci au petit format souple d'une maison d'édition aussi petite mais la surprise a été douce: "Le problème" d'Alice RICHARD (ou Pole KA) offre une variation (ou plusieurs) sur les problèmes et soucis de la vie.

© Alice RICHARD (Pole KA)/ Vedrana

Léon l'oiseau a un problème, il couine au lieu de gazouiller et provoque par ses chants la pluie et non cette poésie rose et pleine de cœurs de tout le reste de sa famille. Ne rentrant pas dans la norme, il ne trouve pas l'amour. Il va rencontrer d'autres personnages, eux aussi empêtrés par leurs soucis, chacun essayant de l'aider. L'étudiante aux petits bonheurs sucrés à très mal aux pieds, Jeannot le fermier est moqué par les enfants pour qui il est diabolique, Lucien le poète a une panne d'inspiration, Madame tête de poisson se noie dans son passé et ses émotions et Louis ne se remet pas de sa séparation amoureuse.
"Le problème n'est peut-être pas là où je le pense ? Je devrais me poser les bonnes questions."

© Alice RICHARD (Pole KA)/ Vedrana

Les solutions proposées sont à chaque fois bien personnelles, bien caractéristiques de l'individu qui la propose. Magie des sentiments, des paroles, transformation personnelle ou de ce qui ne plait pas. De multiples propositions pleines de poésie où la réalité (fictive) se mêle pour ne pas convenir à un oiseau qui ne peut pas attraper un bol ou a un à priori sur les tanabata (arbres à souhaits, à voeux japonais) etc...
Tous les personnages sont isolés dans leur souci mais cette volonté d'aide à Léon l'oiseau va porter ses fruits... pas ceux que l'on croyait. Les soucis, les limites, les à priori, les conventions volent peu à peu en lambeaux. Restent les relations entre chacun, ce regard vers les autres, cette attention.

© Alice RICHARD (Pole KA)/ Vedrana

Les illustrations d'Alice RICHARD à la plume offrent une poésie surréaliste des petits moments de vie et des sentiments. Humains et animaux sont très graphiques et presque minéraux.