et à voix haute s'il vous plait ! ... pour adultes, pour enfants... pour réfléchir, pour se divertir, pour s'éveiller, pour les apprentissages de vie...
vendredi 6 mai 2016
"Ne pas mordre, jamais. Même si la situation le justifiait." - Nos années sauvages
dimanche 10 mai 2015
Le merveilleux dodu-velu-petit
© Beatrice ALEMAGNA/ Albin Michel jeunesse
© Beatrice ALEMAGNA/ Albin Michel jeunesse
© Beatrice ALEMAGNA/ Albin Michel jeunesse
vendredi 20 janvier 2012
Momo, petit prince des Bleuets
Momo est un fils de famille nombreuse dans une cité, Les Bleuets. La maison est tenue par la maman qui travaille et l'ainée, le grand frère fait sa loi en l'absence de "la mère" pendant que le papa, invalide professionnel, joue avec ses amis dans le salon toute la journée sans prendre part à quoi que ce soit. Une famille comme il en est décrit souvent dans les clichés.
Mais Momo n'ose pas dire,qu'à la différence des autres, il aime l'école et la prévision des grandes vacances avant le CP l'étouffe déjà.
Il part sur son île, le seul banc de la cité, là-haut sur la butte. Mais la Directrice de l'école se déplace jusqu'à la maison. Ce n'est pas pour se plaindre mais pour inciter la famille à encourager Momo à faire des études, même secondaires. Elle offre aussi à Momo une liste de livres à lire.
Cette liste va lui ouvrir les portes d'un autre monde.
Le monde des livres bien-sûr où malgré les difficultés familiales, Momo va pouvoir emprunter et lire et même posséder certains exemplaires, 1, 2, ... Avec eux ce sont aussi d'autres réflexions, des possibles rêvés qui prennent une part de réalité, même une ligne de destin.
Momo rencontre Monsieur Edouard, instituteur à la retraite, et Souad, chargée du bus de la bibliothèque. Avec eux les rapports sont différents, aux références littéraires. Les amitiés se créent.
Ce court roman présente une très belle amitié, un partage générationnel mais surtout littéraire, prouvant aussi, s'il était encore douteux, que presque tous les livres sont aussi à lire enfant. Que parmi les pages, ce sont des histoires de vie, des histoires qui peuvent permettre de se construire... que cela soit "Le petit prince" de SAINT-EXUPERY ou "La vie devant soi" de Romain GARY.
L'univers de la cité, malgré la description brute du début, devient poétique (voire même un peu trop jolie). Mais il ne faut pas arrêter la lecture. Ces bleuets, fleurs couvrant les champs grâce à Allah, ces noms de blocs d'immeuble, cette reprise en mains des habitants... ne sont là en fait que comme une part belle d'une vie chargée en émotions, comme le petit prince, la poésie ne retire pas les drames et les souffrances.
La vieillesse a une part belle de ce livre. Dans les escapades de Monsieur Edouard mais aussi dans la maladie d’Alzheimer. Momo et Monsieur Edouard s'aident mutuellement.
L'avis de Tinusia qui donne envie. Merci Lily pour ce prêt de la bibliothèque de M. Et quelle belle couverture de Beatrice ALEMAGNA.
lundi 21 février 2011
Après Noël
L'humeur n'est plus aux festivités mais au quotidien qui poursuit son cours. Une suite de jours où la vie reprend, où les hommes et femmes partagent, s'offrent, accueillent... mais rien de cet enthousiasme électrique de la fin d'année festive.
Encore un album sur la faille, comme toutes ses proposition.
mercredi 5 mai 2010
Les corbeaux de Pearblossom
Mr et Mme Corbeau vivent sur les branches d'un arbre. Voisin caché vit un serpent qui profite des sorties quotidiennes de Mme Corbeau à l'épicerie pour manger l'oeuf pondu du jour. Mme Corbeau s'en rend compte par hasard.
« Monstre ! s’exclama-t-elle. Que faites-vous là ?
- Je prends mon petit-déjeuner, rétorqua le serpent la bouche plein, avant de regagner son trou. »
17/24

Ici l'avis d'Eolune
un autre avis plus complet sur la forme et le contexte
samedi 24 avril 2010
Jo singe-garçon
Sur lequel de mes blogs prescripteurs de livre jeunesse j'ai vu que "Jo singe-garçon" de Béatrice ALEMAGNA était LE livre de l'année 2010 (sans même attendre les autres sorties ;) ...) ? Je l'ai donc commandé. Je ne dirais jamais assez, sur ce blog comme sur les autres, que mon partage ne se veut que portes ouvertes... je m'enrichis des autres ressentis, des autres blogs,
...des autres lectures, des autres cuisines, des autres apprentissages
... grâce à cet émulation, je reste en vie, je reste en mouvement (un peu consumériste aussi c'est vrai) mais si plein d'envies et de folie relative.
Il est question de cette enfance qui ne rentre pas dans la norme. Jo ne correspondait pas au physique d'un nourrisson, Jo n'avait pas le comportement adéquat, ne voulait pas se conformer aux amitiés sans affinité. Il a cherché sa place, a pris son temps pour faire avec le regard des autres, des adultes, des enfants plus "conventionnels". Il a pratiqué la vie plus sauvage et, de lui-même, réadapte sa façon d'être.
Ce livre parle d'amour filial, du regard d'autrui et de la différence. Superbe!
Gaëlle a aimé aussi pour cette justesse du propos
14/24
mercredi 17 février 2010
Comptines du Jardin d'Eden

Alors quel plaisir de trouver ces comptines chez Didier Jeunesse, dans toute leur pluralité, leur intégrité et non dénuées de maturité.
Nous avons commencé la collection (il va bien s’agir de cela !) par les "Comptines du Jardin d’Eden" de Nathalie SOUSSANA, Paul MINDI et illustré par Béatrice ALEMAGNA.
En effet, cette compilation de comptines juives de tous les pays propose une transmission de toutes les communautés (ashkénaze, sépharade, yéménite…) et une ouverture d’esprit : les grandes langues juives sont là, le yiddish, le judéo-espagnol, l’hébreu et l’arabe. Il propose aussi une vraie présentation des comptines collectées. Ainsi nous découvrons que sous ces langages souvent simples de réelles métaphores de la vie sont présentes.
A travers différents rythmes, de vrais moments de joie sont présentés avec un certain cynisme (pas que pour les enfants). L'écoute est aussi une lecture.
« Dona, Dona » est celle que je connaissais déjà : métaphore du parcours juif pendant la seconde guerre mondiale.
« Yome, Yome » sur une fille qui grandit et ne se contente plus de vouloir chaussure ou manteau mais souhaite un …fiancé.
« Sara la preta », chanson satirique de Turquie, avec un clin d'oeil à Rose
A perdu son téton
Elle cherche, elle cherche
Et ne le trouve pas
La voisine lui dit
De balayer la cuisine
Car tu as mangé du pain et du kachkaval*
(…) »
*genre de feta (fromage pressé de vache ou de brebis)
Et puis un coup de cœur pour « A la una » qui célèbre le cycle de la vie pour une petite fille :
Lisez donc les premières paroles, mesdemoiselles et mesdames…
« A la une je suis née
A la deux j’ai grandit
A la trois j’ai pris un amant
A la quatre je me suis mariée (…) »
Maijo avait été très touchée et la première a nous emmener dans cette édition fabuleuse Didier Jeunesse, j’ai nommé BelleSahi aussi .
jeudi 8 octobre 2009
Un lion à Paris
Un livre de l’excellentissime Béatrice ALEMAGNA, à laquelle nous devons « Gisèle de verre » dont je parlais là et qui a illustré aussi les « Comptines du jardin d’Eden » dont je parle ici, « Un lion à Paris ».Histoire courte, au format énorme, les illustrations étant à chaque fois comme un petit tableau. Les illustrations, découpages de visages photographiés, de stylisations poussées, me sont toujours aussi agréables.
Un lion part de sa savane où il s’ennuie pour trouver un travail, l’amour… à Paris. Il déambule dans la capitale, découvre des monuments de Paris avec une sensibilité autre. Il espère ne pas faire peur, se cache pour ne pas provoquer les colères face à l’étranger, l’animal sauvage qu’il est. Mais personne ne le voit, personne ne le remarque, la promiscuité et aussi l’indifférence lui font peur… il cherche quelqu’un qui saurait le regarder… et une bien belle demoiselle ne le quittera pas des yeux. Elle est connue de nous tous mais peut-être pas à sa valeur, elle « regarde quelque chose en vous, mais qui est derrière vous, dans votre passé. Elle regarde l'enfant que vous avez été, comme une mère regarde son enfant. » nous dit Bruno MATHON, critique d’art.
Ce livre à regarder, lire et rêver aussi comme un plan de Paris, propose une histoire belle, courte mais sensible et aussi un merveilleux derrière un monument. J’aime cette façon de donner vie… même à un lion de Belfort. J’ai hâte de faire le chemin du lion, de prendre le plan de la ville et d’aller lui dire « Bonjour, tu as trouvé ta place » et quelle place… Denfert-Rochereau. Sylvie nous parlait de cette envie de redécouvrir Paris et de l'aimer grâce à ce livre ici.
En attendant, nous avons la tête dans ces arbres-là, à regarder de plus près les branchages et les confections artisanales des oiseaux… les nids sont vides mais visibles… ne pas oublier de regarder encore, encore, de s’émerveiller encore.
mardi 29 septembre 2009
Gisèle de verre

Très beau livre-objet, illustré de découpages, coloriages, dessins ou calques, permettant à chaque fois une illustration simple et une plus métaphorique. Nous y découvrons une enfant née de verre, attrait de toute la population car nous pouvons lire en elle littéralement.
Cette histoire se relit avec plaisir et soulève de bien nombreuses questions. Le refus d’être confronté aux désarrois des humains, même nos proches. « Celui qui écoute la vérité n’est pas inférieur à celui qui la dit » de Kahlil GIBRAN en est le fil conducteur. Plus insinueux, le refus de considérer les enfants comme des personnes confrontées elles-aussi à des prises de conscience fulgurantes mais aussi en dehors de cette étape du développement normal, refus de croire qu’un enfant ne vit pas dans une bulle ouatée, pleine de rêves, d’insouciance. J’y vois aussi cette malsaine attirance des foules pour les êtres hors norme, une foire à monstres. De normes physiques nous en sommes aux normes de non-handicap ou psychologiques (sans compter les raciales toujours à la dent dure !). L’autre fait peur et le regarder en face, le respecter n’est pas encore évident !

