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mardi 31 octobre 2017

Fossiles, géologie, dinosaures... paléontologie pour enfants

En achetant le dernier sorti de la collection "Dame nature", je ne peux que confirmer qu'il correspond en tous points à ce que j'aime dans les documentaires jeunesse, de la précision, de l'humour et de la curiosité aiguisée.
Ce sont toujours les mêmes formats, une double page par élément, avec une classification scientifique et son illustration la plus exacte possible, une anecdote et une accroche humoristique avec des illustrations cette fois-ci plus farfelues. Le tout est présenté par grandes thématiques avec une échelle des temps géologiques et peut se lire dans n'importe quel sens.
Voici une petite sélection paléontologique et géologique, parfaite pour accompagner une grande leçon Montessori. Nous devons le texte de ces trois livres à Martial CAROFF et les illustrations naturalistes à Matthieu ROTTELEUR.


© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD, Benjamin LEFORT / Gulfstream

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"Dinosaures délirants et fossiles affolants" du duo et illustré aussi par Pierre-Yves CEZARD met en avant la faune très populaire des premières ères de notre terre. Pour ceux qui sont déjà intéressés par le sujet, l'opabinia, le trilobite, le pikaia deviennent encore plus incarnés. La part belle est aussi faite aux grandes terreurs - il faut bien des méchants dans toutes les histoires - le mégalodon, le titanoboa, le dunkleosteus par exemple. Les thématiques sont accrocheuses, les créatures sont abracadabrantes, étonnantes à coquilles, extravagantes articulées, rampants, (dinosaures) à plumes, biscornues.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD / Gulfstream

Et puis les mises en situation sont toujours aussi amusantes, nous aurions pu être les descendants de l'hallucigenia, un robot de cet imposant boa existe, non le déluge n'est pas une donnée scientifique et les trilobites n'ont rien à y voir.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Comme toujours aussi ce sont les doutes, les errements des scientifiques qui apparaissent aussi entre les lignes: ils se trompent, se chamaillent. Les découvertes sont nombreuses et pourquoi pas récentes (avec les nouvelles technologies), ici un serpent à pattes, un coquillage spiralé devient dentition de requin, des pattes redeviennent des épines dorsales, des écailles des plumes, de la peau réapparait, reste le charme des couleurs totalement inventées.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD / Gulfstream

Dans ce dernier livre cependant, le texte est souvent extrait de contes ou légendes et pas forcément de contenus plus aboutis, sûrement dû au fait du manque de matière sur ces spécimens. Vous y aurez même des références à certains jeux vidéos. Mais vous retrouverez le nom des découvreurs, la date donc pas de quoi piaffer tout de même.

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"Les fossiles ont la vie dure!" du duo et illustré aussi par Benjamin LEFORT nous entraine dans les premières formes de vie sur Terre. Il met l'accent sur la manière dont elles nous sont connues (le processus de fossilisation lui-même) et sur un fond scientifique important.
Les thèmes amusants (les fossiles qui se trouvaient vieux, mous, comptaient sur leurs coquilles, ont fait de vieux os, imprimaient, luttaient), présentent des échantillons caractéristiques de preuves de vie.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

En dehors de leurs caractéristiques individuelles, c'est une classification du monde du vivant qui apparait ainsi que son évolution, des premières bactéries que sont les stromatolites jusqu'aux vertébrés.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

Ne sont pas seulement présentés les chers dinosaures (sauropodes, théropodes) ou les mammifères marins comme les ichtyosaures mais tout un panel incluant les gastéropodes, les cnidaires, les bivalves, les brachiopodes, les céphalopodes, les insectes par exemple. La faune et l'empreinte d'un moment ne sont pas sous-estimées. Une idée des relations entre les espèces est retranscrite aussi.

A travers les pages, les grands moments de l'évolution de la vie sur terre apparaissent, des moments éphémères (en rapport à l'échelle gigantesque des ères géologiques) comme de grandes périodes: l'explosion cambrien, différentes extinctions de masse etc...
Comme à chaque fois, les scientifiques et le contexte des découvertes peut être mentionnés comme l'intérêt de chaque spécimen par exemple les fossiles stratigraphiques importants pour les repères ou d'autres offrant des énigmes à long terme.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

C'est aussi l'occasion d'anecdote, de références littéraires ou mythologiques, la cnidaire méduse appelée ainsi en rapport avec la gorgone grecque.

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"Les pierres qui brulent, qui brillent, qui bavardent" du duo et illustré aussi par Marion MONTAIGNE
Cela peut paraitre plus compliqué de parler de pierres, parce qu'ici oui, le vulgaire caillou côtoie la pierre précieuse. Justement, le parti pris est de montrer que les pierres parfois moins extraordinaires offrent des informations sur la vie de la Terre.
Vous trouverez bien-sûr dans les huit chapitres les trois types de pierres, sédimentaires (pierres qui paressent, comme la craie), magmatiques (brulent, comme la pierre ponce) et métamorphiques (se tourmentent, comme le gneiss ayant servi à la statue taille réelle du pharaon Kephren), mais aussi les aspects de la pierre, bulleuse, vitreuse, transparente, friable, géométrique, veiné, amoncellement de coquillages etc...

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Sont présentés aussi les fossiles (pierres qui photographient), rapidement mais avec l'avantage de mettre au même niveau les fossiles des animaux, des environnements (une pluie, des vagues, des empreintes) et des forêts. Pour plus de simplification, les pierres qui ont de l'énergie rassemblent aussi d'autres éléments que des pierres, les hydrocarbures (pétrole) ou les carbohydrates (charbons). Et puis il y a celles qui brillent, osent ou surprennent: les pierres précieuses ou semi-précieuses, celles aux dimensions impressionnantes, les dangereuses (l'amiante par exemple connue pour sa dangerosité depuis Pline l'ancien).

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Et toujours, vous retrouvez des anecdotes humoristiques, des péridots à la place d'émeraudes, une cathédrale qui se désintègre, un éléphant en craie.
Les informations scientifiques sont présentes dans la description, le lieu de gisement mais aussi dans une approche d'histoire de la géologie (par exemple l'évolution de thèse sur la transformation des pierres: érosion de l'eau, Neptuniens, ou effets volcaniques, Plutoniens).
Et comme à chaque fois, l'anthropomorphisme fonctionne très bien pour rendre ce documentaire alléchant.

lundi 13 juin 2016

Les bêtes arnaqueuses, copieuses, trompeuses

La maison d'édition Gulfstream continue sa collection de leçons de chose zoologiques avec "Les bêtes arnaqueuses, copieuses, trompeuses" de Jean-Baptiste de PANAFIEU et illustré par Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream
Je persiste et signe: depuis gamine je suis émerveillée par ce que la nature propose d'inventivité. Alors oui, il faut aimer la nature, les animaux. Oui. Pourtant je crois que si dans les cours de Sciences de la vie et de la terre (SVT ou sciences naturelles), il nous avait été donné de ces petites anecdotes, tout de suite les termes scientifiques nous seraient devenus beaucoup plus compréhensibles et auraient eu l'aura de supers pouvoirs pour les supers héros, les animaux.

Il s'agit d'un documentaire spécialement tourné vers le mimétisme dont nous découvrons toutes les formes.
Le camouflage de couleur et de forme (mimétisme crytptique permettant de se cacher) utilisé par le renard polaire, les insectes sur l'écorce mais aussi par le fulgorelle rose qui se confond avec sa multitude à des grappes de fleurs (mimèse collective).

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Le mimétisme batésien (imitation d'un animal dangereux, insecte, serpent, par des espèces inoffensives) se concrétise avec la syrphe imitant la guêpe ou le serpent faux-corail imitant le vrai mais aussi inter-espèce comme cet oisillon imitant une chenille-chat, cette larve de congre imitant une méduse ou cette araignée myrmécotype imitant même le déplacement et la palpation par les antennes des fourmis.
Le mimétisme est aussi agressif, à des fins purement alimentaires, la langue ver gesticulant de la tortue-alligator, l'odeur et la forme de la mante-orchidée, les vers parasites nématodes des fourmis les envoyant dans le bec des oiseaux à coup sûr.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

D'autres jouent la comédie (odorante potentiellement) pour éloigner les prédateurs de leur couvée, d'eux (faire le mort mais aussi flouter sa silhouette en ajoutant un œil de l'autre côté des parties vitales et indiquant une mouvement inverse de fuite) ou de leur pitance.
Le plus intriguant est l'effet de convergence: des classes animales différentes proposent la même solution à un problème pour voir (l’œil de la chèvre et de la pieuvre), voler (la peau d'un rongeur et d'un marsupial, le vol stationnaire d'un insecte et d'un oiseau) mais aussi pincer (le scorpion et l'étrille, pinces semblables mais différentes dans l'évolution qui les a amenées, organe sensoriel développé ainsi pour le premier, une évolution de la patte pour le second).

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Le tout est comme toujours extrèmement détaillé avec de multiples zones de lecture. Rappel: chaque double page apporte la classification animale, le constat scientifique qui nous intéresse, la raison de ce comportement et une ou plusieurs anecdotes avec de l'humour!

Merci aux éditions Gulfstream.

jeudi 7 avril 2016

Les bêtes associées pour le meilleur et pour le pire

Encore un de cette fabuleuse collection, quand il me reste encore en brouillon un billet sur leurs propositions concernant les pierres et les fossiles !

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

"Les bêtes associées pour le meilleur et pour le pire" de Jean-Baptiste de PANAFIEU et illustré par Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR confirme la règle. Donner des anecdotes sensationnelles aux enfants ne peut que les attirer, à la lecture et aux notions de zoologie et de botanique.
Ce documentaire-ci met en avant quelques choses qui n'est pas si facile à comprendre: les associations vivantes.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

La première relation inter-vivants évidente est la chaine alimentaire mais elle n'est pas si simple. Il existe les prédateurs qui dépendent exclusivement d'une nourriture spécifique comme le tamanoir dont l'intestin contient des bactéries permettant aux termites et aux fourmis d'être digérées (forme de symbiose avec l'insectivore). Le lion entraine une sélection naturelle permettant de limiter les épidémies mais les baleines avalent tout.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Puis viennent le tour des parasites. Ils affaiblissent leur hôte ou prenne sa place, comme l'acarien de l'abeille ou le pou de la langue de ce poisson. Il peut aussi être un parasite de ponte (le coucou) et de la reproduction (comme une guêpe pour la fleur ophrus).

Les grands méchants apparaissent dans tout ce qui peut y avoir de plus effrayant (oui, oui pire que le pou de langue). Ils tuent, œuvrent de cannibalisme. Nous apprenons ainsi que la guêpe est plus forte que les produits insectivores sur le puceron ou que la zombification des souris par les toxoplasma fait vraiment peur.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Puis certaines collaborations sont décrites, association mutuelle sans gêne, la symbiose (particulièrement étroite), quelques exemples ici entre poissons et bactéries, mollusques et algues, arbres et champignons...

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Il est aussi question de ceux qui nettoient, les déchets, l'organique. Ce bousier ou géotrupe par exemple sans qui les bouses de vaches recouvrerait l'Australie. Et enfin de la seule relation ayant entrainement une transformation de l'autre participant: l'homme et la domestication.

Le point fort est de vraiment partir sur des duos très enthousiasmants. Le fond scientifique apparait alors avec pertinence mais sans pesanteur. Nous apprendrons le nom de toutes ses associations vivantes en oubliant ni le règne animal, ni le végétal, ni l'humain. Puis certains autres éléments reviendront à l'esprit: le sang des insectes, l'hémolymphe; d'où vient la couleur des bonbons à la fraise ou que les champignons sont plus près des animaux que des plantes par leur constitution cellulaire. Si si je vous assure, ce sont de petites histoires d'horreur, pleines d'humour (avec aussi des dessins en décalage réaffirmant le propos différemment) et nous nous prenons à tourner les pages sans s’en rendre compte et ceci à différents âges de lecture. La petite histoire étant tout à fait lue à des enfants de 5 ans!
Les illustrations sont toujours très à propos, une descriptive et d'autres caricaturales.

samedi 16 mai 2015

Déjoue les pièges de l'Histoire

J'aime beaucoup ce que proposent les éditions Gulfstream en ce qui concerne les sciences de la vie. Cette fois-ci, je voulais tenter une autre proposition de documentaire jeunesse: l'histoire.

© Pascale HEDELIN et Julien TIXIER/ Gulfstream

"Déjoue les pièges de l'Histoire" de Pascale HEDELIN et illustré par Julien TIXIER propose 10 tableaux historiques. Sur ces doubles pages sont illustrées des situations de vie au cours de l'histoire et le jeune lecteur doit y trouver les 8 anachronismes.
Le livre présente ainsi la préhistoire, l’Égypte ancienne, la Rome antique, le Moyen-Age, le temps des colonies, le Roi Soleil, la conquête de l'ouest américain, la première guerre mondiale et la libération.

© Pascale HEDELIN et Julien TIXIER/ Gulfstream

En dehors de ce "cherche les erreurs", une autre double page les explique et propose des focus sur les avancées de l'époque. Ce sont bien-sûr les moyens de transports, les monnaies, les "ingénieuries", les matériaux mais aussi la nourriture, la santé, les loisirs ou l'état des échanges inter-continentaux. La tomate qui n'arrive pas sur les étals aussi tôt, la plume d'oie durcie plus tard, la tendance artistique trop futuriste pour l'époque etc...

© Pascale HEDELIN et Julien TIXIER/ Gulfstream
"L'ours en peluche:
En 1903, aux États-Unis, le président américain Théodore Roosevelt refuse de chasser un vieil ours blessé. On dessine sa caricature dans la presse, face à un ours. Un couple de Russes a alors l'idée de fabriquer des ours en peluche surnommés Teddy, comme le président. Et voilà: l'ours en peluche devient le copain-câlin des enfants!"
Il faut avoir au moins entraperçu ces époques en histoire pour que l'intérêt soit présent. Mais en dehors de cela, les tableaux offrent une idée du mode de vie. Les pièges sont nombreux, pas toujours évidents même pour les adultes et donneront envie de se replonger dans l'histoire des hommes, des sciences ou des lieux d'origine de nos produits du quotidien.

© Pascale HEDELIN et Julien TIXIER/ Gulfstream

Merci à l'opération Masse critique de Babélio et aux éditions Gulfstream.



dimanche 6 juillet 2014

Les bêtes qui crachent, qui collent, qui croquent à la mer

"Dame nature" augmente ses propositions toujours avec énormément de plaisir. Je ne vous parlerais pas des nouvelles sorties (fossiles, biscornues, géologiques) mais d'une ancienne à relire ou à emmener avec vous pendant les vacances à la mer. Vous pouvez y aller les yeux fermer... enfin pas trop avec ces bestioles là, elles sont...

© Jean-Batiste de PANAFIEU, Amandine LABARRE, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND/ Gulfstream

"Les bêtes qui crachent, qui collent, qui croquent à la mer" de Jean-Batiste de PANAFIEU, illustré par Amandine LABARRE, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND est une étude zoologique pleine d'humour. L'auteur, dans cette collection, propose de mettre en avant une caractéristique sensorielle et amusante de quelques bestioles triées sur le volet.
Une double page présente l'animal avec quelques indications scientifiques puis nous révèlent son intérêt à mettre en avant sa spécificité, l'utilisation que nous pouvons en faire (avec humour) et des anecdotes à même d'ancrer les choses. Il va sans dire que le nom ne restera pas forcément en tête mais les aspects peu ragoutants si.

© Jean-Batiste de PANAFIEU, Amandine LABARRE, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND/ Gulfstream

Les piquants, les morsures, les pinces, les brûlures, les crachas, les glus, sont ainsi présentées comme appâts, mode de locomotion, moyen de se cacher des prédateurs. Le discours est scientifique mais ne parle que d'un tout petit aspect donc pas lourd et le reste est dans les us et coutumes farfelues.
L'arénicole comme mets de choix pour les vampires. La baudroie et sa canne à pêche portable. La mariage de la murène et de la vipère.

"Cet étrange poisson [la lamproie] ne possède pas de nageoires à l'avant du corps. Sa colonne vertébrale cartilagineuse est dépourvue d'arêtes. Autre particularité, elle n'a pas de mâchoires: sa bouche est un simple orifice. La lamproie n'est pas un véritable poisson, mais un vertébré très primitif."
© Jean-Batiste de PANAFIEU, Amandine LABARRE, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND/ Gulfstream
 
© Jean-Batiste de PANAFIEU, Amandine LABARRE, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND/ Gulfstream

Les illustrateurs s'allient pour offrir des représentations presque scientifiques puis des scénettes ou des pages de chapitrage très stylisées. Parfait compromis!

Ce documentaire est un pêle-mêle où nous pouvons piocher gaiement. Par chapitre ou même juste pour un animal. Le texte est court et le propos très imagé et plein d'humour permet vraiment de le lire sans avoir peur d'un jargon scientifique difficile à appréhender.
Parfait pour s'amuser doucement tout en retenant une ou deux choses.


mardi 1 février 2011

Humanimal, notre zoo intérieur

Je n'ai pas encore dit tout le bien que je pensais de la collection "Dame nature" des éditions Gulfstream. Il s'agit de documentaires pour enfants alliant le scientifique à l'humour. Le parti-pris est vraiment d'harponner les enfants avec des caractéristiques bien rigolotes: de la faune ou flore d'un certain milieu, qui pète, pue, pique, crache, pince, pisse, perce et colle. Chaque chapitre offre des focus détaillés. A chaque double page un nouveau cas, une description scientifique avec son dessin réaliste et pour aller plus loin des anecdotes sur le pourquoi du comment et un petit lot de blagues. La composition est elle-aussi très bien: aérée, précise, offrant des ombres chinoises, quelques classifications et aussi un part de réel et une part de fiction.
Les livres sont autant des documentaires à ouvrir pour s'instruire que des pages à lire comme lectures du soir. L'appel des illustrations humoristiques permettant de tout à fait s'arrêter en cours de lecture.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND

"Humanimal, notre zoo intérieur" de Jean-Baptiste de PANAFIEU, illustré par Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND est le second de la collection à arriver chez nous.
Le corps humain est décomposé en éléments et comparé à celui de ses cousins, les autres animaux. Les membres, la tête, la peau, l'intérieur du corps, les comportements, la séduction... les poux.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND

Ici la première page présente l'humain et un animal, à la page suivante nous avons l'origine de cette particularité chez tous les animaux et leur évolution. Puis un "saviez-vous" plus anecdotique ou humoristique.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND

Le fait de prendre un détail et de le mettre en apposition à son équivalent (ou son absence) permet de vraiment le regarder. Les différences sont flagrantes, les dessins les mettent en avant. Le sujet est sérieux et le texte comporte un vocabulaire précis et même scientifique. Les mots plus compliqués sont colorés et peuvent vraiment amené à une réelle instruction. Mais ce serait limiter la portée des livres de cette collection.
Oui les informations sont exactes et nombreuses mais l'approche est vraiment très amusante, appropriable par des petits et des pré-adolescents. Les textes et illustrations offrent aussi de multiples autres références (un Cyrano face à un nasique, singe au nez proéminent, King Kong ou Robert de Niro dans une de ses répliques cultes) mais aussi des situations loufoques ou des jeux d'enfants pour présenter autrement le propos. C'est en riant que les enfants retiendront une ou deux choses.

L'association des dessins très réalistes, précis et texturés, de Lucie RIOLAND et de ceux plus stylisés et humoristiques de Benoît PERROUD permettent aussi cette double lecture. Une lecture rapide, d'une jeune enfant qui sera peut-être plus intéressé par les blagues, et une lecture plus poussée avec des détails plus importants.
Le constat est clair: ce livre est instructif, fabuleux de détails, de couleurs, d'indices et aussi de belles approches de la différence humaine : anomalie du nombre de doigts, queue persistante etc...

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND

J'avais parlé il y a longtemps de « Les plantes qui puent, qui pètent, qui piquent » de Lionel HIGNARD, Alain PONTOPPIDAN et illustré par Yann LE BRISH... , depuis il est arrivé chez nous et j'en parle un chouïa là mais je n'ai pas encore parlé de cet autre livre qui a fait notre bonheur pendant nos séjour au bord de mer, "Les Bêtes qui crachent, qui collent, qui croquent à la mer" de Jean-Baptiste de PANAFIEU, illustré par Amandine LABARRE, Benoît PERROUD et Lucie RIOLAND.
Mais n'hésitez pas à tenter cette aventure faunesque et floresque! Vous ne regarderez plus le vivant de la même manière!