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mardi 31 octobre 2017

Fossiles, géologie, dinosaures... paléontologie pour enfants

En achetant le dernier sorti de la collection "Dame nature", je ne peux que confirmer qu'il correspond en tous points à ce que j'aime dans les documentaires jeunesse, de la précision, de l'humour et de la curiosité aiguisée.
Ce sont toujours les mêmes formats, une double page par élément, avec une classification scientifique et son illustration la plus exacte possible, une anecdote et une accroche humoristique avec des illustrations cette fois-ci plus farfelues. Le tout est présenté par grandes thématiques avec une échelle des temps géologiques et peut se lire dans n'importe quel sens.
Voici une petite sélection paléontologique et géologique, parfaite pour accompagner une grande leçon Montessori. Nous devons le texte de ces trois livres à Martial CAROFF et les illustrations naturalistes à Matthieu ROTTELEUR.


© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD, Benjamin LEFORT / Gulfstream

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"Dinosaures délirants et fossiles affolants" du duo et illustré aussi par Pierre-Yves CEZARD met en avant la faune très populaire des premières ères de notre terre. Pour ceux qui sont déjà intéressés par le sujet, l'opabinia, le trilobite, le pikaia deviennent encore plus incarnés. La part belle est aussi faite aux grandes terreurs - il faut bien des méchants dans toutes les histoires - le mégalodon, le titanoboa, le dunkleosteus par exemple. Les thématiques sont accrocheuses, les créatures sont abracadabrantes, étonnantes à coquilles, extravagantes articulées, rampants, (dinosaures) à plumes, biscornues.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD / Gulfstream

Et puis les mises en situation sont toujours aussi amusantes, nous aurions pu être les descendants de l'hallucigenia, un robot de cet imposant boa existe, non le déluge n'est pas une donnée scientifique et les trilobites n'ont rien à y voir.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Comme toujours aussi ce sont les doutes, les errements des scientifiques qui apparaissent aussi entre les lignes: ils se trompent, se chamaillent. Les découvertes sont nombreuses et pourquoi pas récentes (avec les nouvelles technologies), ici un serpent à pattes, un coquillage spiralé devient dentition de requin, des pattes redeviennent des épines dorsales, des écailles des plumes, de la peau réapparait, reste le charme des couleurs totalement inventées.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD / Gulfstream

Dans ce dernier livre cependant, le texte est souvent extrait de contes ou légendes et pas forcément de contenus plus aboutis, sûrement dû au fait du manque de matière sur ces spécimens. Vous y aurez même des références à certains jeux vidéos. Mais vous retrouverez le nom des découvreurs, la date donc pas de quoi piaffer tout de même.

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"Les fossiles ont la vie dure!" du duo et illustré aussi par Benjamin LEFORT nous entraine dans les premières formes de vie sur Terre. Il met l'accent sur la manière dont elles nous sont connues (le processus de fossilisation lui-même) et sur un fond scientifique important.
Les thèmes amusants (les fossiles qui se trouvaient vieux, mous, comptaient sur leurs coquilles, ont fait de vieux os, imprimaient, luttaient), présentent des échantillons caractéristiques de preuves de vie.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

En dehors de leurs caractéristiques individuelles, c'est une classification du monde du vivant qui apparait ainsi que son évolution, des premières bactéries que sont les stromatolites jusqu'aux vertébrés.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

Ne sont pas seulement présentés les chers dinosaures (sauropodes, théropodes) ou les mammifères marins comme les ichtyosaures mais tout un panel incluant les gastéropodes, les cnidaires, les bivalves, les brachiopodes, les céphalopodes, les insectes par exemple. La faune et l'empreinte d'un moment ne sont pas sous-estimées. Une idée des relations entre les espèces est retranscrite aussi.

A travers les pages, les grands moments de l'évolution de la vie sur terre apparaissent, des moments éphémères (en rapport à l'échelle gigantesque des ères géologiques) comme de grandes périodes: l'explosion cambrien, différentes extinctions de masse etc...
Comme à chaque fois, les scientifiques et le contexte des découvertes peut être mentionnés comme l'intérêt de chaque spécimen par exemple les fossiles stratigraphiques importants pour les repères ou d'autres offrant des énigmes à long terme.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

C'est aussi l'occasion d'anecdote, de références littéraires ou mythologiques, la cnidaire méduse appelée ainsi en rapport avec la gorgone grecque.

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"Les pierres qui brulent, qui brillent, qui bavardent" du duo et illustré aussi par Marion MONTAIGNE
Cela peut paraitre plus compliqué de parler de pierres, parce qu'ici oui, le vulgaire caillou côtoie la pierre précieuse. Justement, le parti pris est de montrer que les pierres parfois moins extraordinaires offrent des informations sur la vie de la Terre.
Vous trouverez bien-sûr dans les huit chapitres les trois types de pierres, sédimentaires (pierres qui paressent, comme la craie), magmatiques (brulent, comme la pierre ponce) et métamorphiques (se tourmentent, comme le gneiss ayant servi à la statue taille réelle du pharaon Kephren), mais aussi les aspects de la pierre, bulleuse, vitreuse, transparente, friable, géométrique, veiné, amoncellement de coquillages etc...

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Sont présentés aussi les fossiles (pierres qui photographient), rapidement mais avec l'avantage de mettre au même niveau les fossiles des animaux, des environnements (une pluie, des vagues, des empreintes) et des forêts. Pour plus de simplification, les pierres qui ont de l'énergie rassemblent aussi d'autres éléments que des pierres, les hydrocarbures (pétrole) ou les carbohydrates (charbons). Et puis il y a celles qui brillent, osent ou surprennent: les pierres précieuses ou semi-précieuses, celles aux dimensions impressionnantes, les dangereuses (l'amiante par exemple connue pour sa dangerosité depuis Pline l'ancien).

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Et toujours, vous retrouvez des anecdotes humoristiques, des péridots à la place d'émeraudes, une cathédrale qui se désintègre, un éléphant en craie.
Les informations scientifiques sont présentes dans la description, le lieu de gisement mais aussi dans une approche d'histoire de la géologie (par exemple l'évolution de thèse sur la transformation des pierres: érosion de l'eau, Neptuniens, ou effets volcaniques, Plutoniens).
Et comme à chaque fois, l'anthropomorphisme fonctionne très bien pour rendre ce documentaire alléchant.

jeudi 13 octobre 2016

Professeur Astrocat, les lois de la science

Le duo Dominic WALLIMAN et Ben NEWMAN reprend du service en nous proposant, après l'espace, "Les lois de la science".

© Dominic WALLIMAN et Ben NEWMAN/ Gallimard jeunesse

Avec leurs deux personnages, le professeur Astrocat et son adjoint Astromouse, les auteurs s'engagent à nous faire saisir des concepts abstraits: des termes précis, des comparaisons, de l'humour, des pages pleine couleur et pourtant aérée et claires.
Le visuel se veut très stylisé, presque infographique, choisissant la compréhension globale à un réalisme poussé.

© Dominic WALLIMAN et Ben NEWMAN/ Gallimard jeunesse

Il est question de notions aperçues à l'école comme les mesures, le langage des chiffres, les mathématiques mais aussi la gravité, les forces, le magnétisme, les ondes sonores, la lumière, la pression. Mais aussi de thème que nous pourrions à tord simplifier comme l'énergie (cinétique, lumineuse, chimique, potentielle, thermique) ou l'électricité.
Le grand plus est aussi de nous approcher de la matière de manière amusante et décomplexée jusqu'à la physique quantique, nucléaire ou des particules.

© Dominic WALLIMAN et Ben NEWMAN/ Gallimard jeunesse

Regardez donc le glossaire pendant que le professeur Astrocat et Astromouse font du hula-hoop!

© Dominic WALLIMAN et Ben NEWMAN/ Gallimard jeunesse

Vous l'avez compris, la force de ce documentaire est dans l'approche minimaliste, claire et ludique. Ce n'est bien-sûr qu'une première approche mais de qualité et très addictive. (Juste erreur de frappe: Isaac Newton change de prénom en cours de lecture pour Issac...)
Nous y retrouvons bien les 4 principes de  transmission du jeune physicien Dominic WALLIMAN:
- adapter son discours à son auditoire (partir de leur connaissances et compréhension préalables)
- "ne pas aller trop loin dans le terrier du lapin" soit limiter la quantité, pour retenir plus de choses
- privilégier la clarté à la précision
- expliquer en quoi cette information est intéressante et "cool"

mardi 6 septembre 2016

Les mondes invisibles des animaux microscopiques

Encore un sur le monde du vivant dans notre bibliothèque. Un comme je n'avais encore pas eu... un sur les animalcules (oui oui pas une faute d'orthographe, pas animaux). Vous ne savez pas de quoi je parle? Vous êtes pardonnés, ce terme n'est plus utilisé, il s'agissait des créatures microscopiques.

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

"Les mondes invisibles des animaux microscopiques" d'Hélène RAJCAK et illustré par Damien LAVERDUNT est une immersion dans quelques lieux connus de tous et dont nous ne soupçonnons pas la population. En ouvrant le livre il ne faut pas avoir peur d'une petite dose de regain de ménage...
Le livre se découpe en deux parties: la première est une image recomposée de la faune et flore dans dix lieux (en milieu aquatique: en général, dans les fonds marins, dans les rivières; dans la forêt, au cœur des mousses ou sur les bords de plage; puis beaucoup plus proche de nous: dans nos lits, notre cuisine ou sur... notre peau!).

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

La seconde est un lexique avec des planches illustrées de protistes ou acariens, des indications de terme, de classification, d'outils et de processus mis en œuvre pour voir le monde microscopique et d'un petit retour historique sur cette science à proprement parlé.

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

Les doubles pages par monde visité sont fourmillantes de vie et chaque fois un rabat nous donne plus de renseignements encore, sur la taille, végétal ou animal et choix alimentaire.

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

Par exemple ce millepatte et cet ourson trouvé dans le sable! Bon le premier est un mystacocarida de 0.5mm presque transparent: "Ce petit crustacé à l’œil unique se sert de ce qui ressemble à deux longues antennes poilues pour attraper sa nourriture: détritus, bactéries, nématodes et autres micro-organismes." Le second, oui, juste en dessous est un tardigrade de 0.2mm.

C'est édifiant. Vous avez là un inventaire sommaire et pourtant très important des éléments microscopiques, dans leur habitat naturel et avec descriptif. Un pan très peu vu de la classification du vivant est désormais présenté aux enfants avant les expériences du collège et lycée: les protistes et les arthropodes autres que les insectes (crustacés et acariens).
Un gros coup de cœur!

jeudi 24 mars 2016

Minus, l'incroyable histoire des reptiles marins au temps des dinosaures

Voici le troisième de cette collection (le second en terme de parution). Est-ce que le trio norvégien nous en prépare un autre? Ce serait parfait pour appréhender cette vie sur terre avant l'homme et différent du dinosaure. La plupart du temps ce sont ces sauriens nos plus vieux repères.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Avec "Minus, l'incroyable histoire des reptiles marins au temps des dinosaures" de Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et illustré par Esther VAN HULSEN, les mers deviennent habitées.
Minus est un petit ichthyosaure, il vit en bande avec trois femelles et le mâle dominant, Géant balafré. Il nait et doit très vite manger, sa mère ne lui apporte pas de lait. Il nage, respire à la surface et doit vite s'enfuir devant les prédateurs, le pliosaure en tête. Tous n’auront pas la chance de s'échapper cette fois-ci.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Après cette courte histoire, les auteurs nous ouvrent leur camp lors de l’expédition de fouille de ce fossile-là justement. Le froid, la nourriture, le fusil absent quand les toilettes sont occupées. Ils expliquent aussi les plâtrage, collage, moulage, démoulage et  livraison des trouvailles.
Comme à chaque fois, le lieu géographique est donné ainsi que les conditions favorables pour trouver un aussi beau fossile.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Et puis ce sont les explications: la morphologie, l'alimentation, la nage d'un ichthyosaure mais aussi d'un plésiosaure et d'un pliosaure. Minus apparait dans toute sa grandeur. Son œil est le plus grand des vertébrés. "Les ichthyosaures étaient ovovivipares: il y a bien un œuf, mais il éclot dans le ventre de la mère, ce qui fait que le petit sort complètement formé."
Nous pouvons aussi distingué les deux prédateurs, le plésiosaure à long cou bien rigide et le très très imposant pliosaure aux dents aussi grandes que des concombres. Puis les ammonites et les bélemnites, nourritures de Minus, se dévoilent.
Ce focus scientifique présente aussi très bien la théorie de l'évolution convergente. L'ichthyosaure ressemble à un dauphin mais il en est extrêmement éloigné. L'ancêtre de Minus ressemblait à un gros varan, reptile, et celui du dauphin était un petit mammifère.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

La dernière partie propose des activités: de fossilisation, de décomposition d'un os, de dessins. Le tout apporte, encore une fois, un album très complet et plaisant grâce à l'histoire, la démarche scientifique, l'interaction et l'humour (des moules pourraient-elle vivre sur le derrière des vaches?).

jeudi 17 mars 2016

Comment ça marche? Moteurs et voitures, Engins de chantier


Voici la série des "Comment ça marche", livres et construction, agrandie. Je vous avais parlé des "Machines et engins" de Nick ARNOLD et illustré par Allan SANDERS ici, j'avais aussi acheté leur seconde proposition commune: "Comment ça marche? moteurs et voitures" auquel s'ajoute "Engin de chantier" de Ian GRAHAM et illustré par Carles BALLESTEROS. Il nous manque "Comment ça marche? Avions et hélicoptères".

Il s'agit toujours de livres activités, des kits de maquettes permettant de construire un mécanisme permettant d'aller plus loin dans les technicités. C'est parfait pour l'apprentissage des STEM en ingénierie. Maintenant tous les propos ne sont pas forcément complets mais c'est amplement suffisant pour démarrer.


Dans le premier, vous trouverez une chronologie des véhicules et des machines mises en avant ainsi qu'un schéma explicatif des forces et mouvements en présence dans chaque machine.


Vous construirez avec une notice en papier séparée une soupape en action en comprenant mieux le cycle à quatre temps d'un moteur et ce qu'est une soupape. Vous découvrirez les vitesses, la suspension, les commandes, les roues, les freins, les pistons et la direction. (Euh c'est un comble pour notre fiston dont les parents n'ont pas de voitures!).


Dans le second, il y a moins d'explications: une illustration met en scène l'engin de chantier et le mode opératoire est directement inscrit. Vous construirez ainsi une boule de démolition (plate: les éléments constructifs du kit sont fait de carton plat), une chargeuse, un bulldozer, un camion toupie, un chariot élévateur, un camion benne, une grue etc...


Cela suffira pour les plus jeunes mais vous n'avez là que peu d'indication de ce pourquoi les hommes ont inventé ces mécanismes.

Ah et je vous conseille de garder les plaques de cartons dans lesquelles les pièces sont détachables. Vous pourrez ainsi les réemboiter et mettre toutes les pièces dans la pochette à cet effet, sinon c'est presque mission impossible!

En construction, cela donne ça!

vendredi 4 mars 2016

Mix, l'extraordinaire histoire d'un scorpion de mer vieux de 428 millions d'années

Il s'agit du troisième volet d'une série de documentaires scientifiques débutée par "Ida, l'extraordinaire histoire d'un primate vieux de 47 millions d'années" des mêmes auteurs et illustratrice. Chaque proposition peut se lire seule.

 © Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse
 
"Mix, l'extraordinaire histoire d'un scorpion vieux de 428 millions d'années" de Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et illustré par Esther VAN HULSEN va cette fois-ci encore plus loin dans le temps. Avant que les terres ne soient occupées, avant même la flore.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Une histoire simple, un scorpion de mer qui nait, grandit, se nourrit, mue et meurt. Le texte court offre une mise en avant des illustration presque pleine page.
Et l'intérêt est dans ce suivi de l'histoire, le documentaire. Le focus seul n'offrirait pas tout. Ici les auteurs nous ont mis en condition, nous allons être plus réceptifs aux informations. Encore une fois, le propos est intelligible tout en étant scientifique.

Il y a l'indice de la présence de Mixopterus kiaeri, de son petit nom Mix, une preuve même, son fossile. Pris dans le sable, couche après couche, surmonté de lave volcanique, toutes les conditions étaient là pour que Mix devienne pierre. Les auteurs nous présentent son découvreur et les différents fossiles de scorpions de mer retrouvés sur ce site de Finlande. La science est incarnée par les deux bouts: la vie d'alors et celle des scientifiques travaillant dessus.
Avec ce scorpion c'est la présentation des premiers arthropodes et poissons. Les premiers vertébrés, exosquelette ou endosquelette, l'apparition d'un crâne (et d'un cerveau), la formation d'une mâchoire.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

A chaque fois aussi, la découverte du fossile amène une éducation géologique: les éléments de notre planète Terre, ce qu'est une plaque tectonique, un rift.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Le parti-pris est d'interpeler les jeunes lecteurs, des expériences sont ainsi indiquées: "manger" à la paille comme si nous n'avions pas de mâchoire (en crachant ou non sur notre nourriture avant) mais aussi une belle mise en pratique des temps géologiques (passer d'une année à des millions). Et quelques éléments comme le troisième œil et la couleur du sang ne pourra que les titiller.

Restera à découvrir "Minus, l'incroyable histoire des reptiles marins au temps des dinosaures"!

jeudi 12 novembre 2015

Ida, l'extraordinaire histoire d'un primate vieux de 47 millions d'années

©  Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Ce documentaire est un album, une histoire pour enfant. Enfin presque. Ida est un primate et nous la rencontrons pour faire un petit bout de route avec elle, jusqu'à sa mort assez rapide.
Ida est née au sein de sa tribu il y a 47 millions d'années, elle a grandit accrochée aux poils de sa mère, puis s'est émancipée et a glaner pour se nourrir d'elle-même, sauter de branche en branche sans son aide et est partie à l'aventure, un peu. Puis elle meurt, empoisonnée, et coule au fond du lac où sa dépouille se fossilise.

©  Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Sauf que cette histoire est vraie. Comment donc le sait-on?
La seconde partie du livre nous ouvre les portes du travail des paléontologues.
Une zone géographique, Messel, pas encore en Allemagne, propice aux fossiles par un étrange concours de circonstance géologique. Sa faune aquatique ou terrestre vieille de 47 millions d'années. Nous est présentée aussi la théorie de l'évolution et le travail obligatoirement subjectif de l'illustratrice, Esther VAN HULSEN.

©  Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse
 
Le plus intéressant cependant est l'identification pas à pas d'Ida... les fossiles sont rarement complets, Ida n'est qu'une moitié, l'autre ayant disparue. Elle doit être conservée, examinée... par un paléontologue norvégien, Jorn HURUM, celui-là même qui nous présente cet ouvrage.

©  Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Mise en comparaison avec les autres fossiles de primates, découverte de son âge, de sa pâte cassée, de son alimentation (grâce aux articulations, à la mâchoire, à la bosse de ses os). L'évolution des primates et l'identification de la race d'Ida sont encore débattues... primate oui, mais prosimien (lémuriens ou loris) ou simien (singes)?

©  Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Le livre se termine par une partie plus interactive nous proposant de dessiner Ida, de dormir, se déplacer ou manger comme elle. Parfait pour les plus jeunes lecteurs! Ce documentaire a reçu le prix en 2014 de "La science se livre" et effectivement il est parfait en combinant une histoire et un documentaire.

lundi 24 août 2015

Au temps d'Azur et Asmar

Les dessins animés de Michel OCELOT me plaisent. Je n'en ressors pas avec la même émotion qu'après un MYIAZAKI mais je ne peux pas nier que j'adhère même à ses histoires un peu trop gentillettes. J'aime beaucoup "Azur et Asmar" peut-être justement parce que les références sont nombreuses. Avec "Au temps d'Azur et Asmar" de Sandrine MIRZA, mon côté documentaliste est comblé.

© Sandrine MIRZA / Nathan

Les thèmes se déploient sur une double page et allient images du film, textes, photographies et iconographies. Les premiers chapitres mettent en valeur le contexte géographique, historique et religieux du monde musulman au Moyen Age. Se côtoient les empires sassanide, byzantin et les royaumes franc et wisigoth; puis les empires byzantin, abbasside et carolingien, le tout avec des cartes et des focus sur les villes, les conquêtes, les puissants. L'islam est présenté entre autre avec le zakat (aumône aux pauvres dont vit Crapoux) ou les mosquées.
Une part importante offre aux yeux les richesses de l'artisanat avec les gouts de luxe des puissants, magnifiques palais avec jardins, discrétion assurée, moucharabieh, peintures sur bois et tapis floral. Mais aussi le commerce des souks avec les tissus (brocarts et satins), parures de femmes (bijoux, henné, khôl et parfums). Ou la richesse des saveurs avec les épices, le sucre.

© Sandrine MIRZA / Nathan

Il s'agit là du merveilleux connu. Mais comme le film qui portait haut la volonté d'accepter les différences, ce documentaire montre combien le Moyen-Orient est riche de ses idées et de ses sciences. Les femmes des milieux aisés étaient éduquées et toutes pouvaient travailler et même atteindre des postes à pouvoir. Une tolérance des religions est de mise, les idées circulent, les sciences sont transmises, partagées, avec une approche globale surtout attirée par l'astronomie, les mathématiques et la médecine sans dénigrer les arts (musique, motifs iconographiques géométriques et florales, calligraphie).

© Sandrine MIRZA / Nathan

Avec 14 chapitres, ce livre fait la part belle à la somptueuse culture du Moyen-Orient en finissant par le merveilleux. Une très belle approche et mise en lumière, à offrir pour savoir regarder autrement autrui.
Magnifique apport au film!

dimanche 9 août 2015

Archéo animaux, l'incroyable histoire de l'archéologie des animaux

Dans les cours d'histoire nous apprenons comment vivaient les hommes à la préhistoire, au Moyen-Age ou les spécificité du mode de vie des celtes. Ce documentaire vous propose d'être vous même le découvreur. Pas un historien mais un archéologue, un enquêteur des traces laissées par les animaux autour des hommes : un archéozoologue.

 © Lamys HACHEM et Hélène GEORGES/ Actes sud junior

"Archéo animaux, l'incroyable histoire de l'archéologie des animaux" de Lamys HACHEM et illustré par Hélène GEORGES est une succession d'enquêtes scientifiques.
Dix chapitres proposent de découvrir l'évolution du mode de vie des humains grâce à des indices, les os, les bois de cervidés, les fourrures, les coprolithes (déjections animales ou humaines fossilisées), les poteries, les ustensiles et outils sculptés et surtout de leur emplacement (dans les fosses, les sépultures, en trace sur des objets etc...)
A chaque fois, la méthodologie est dévoilée (laboratoire, analyse des dents, analyse chimique des récipients, comparaison des os, carbone 14, analyse ADN) et le contexte peut aussi l'être (archéologie préventive par exemple).

 © Lamys HACHEM et Hélène GEORGES/ Actes sud junior

Ce livre est extrêmement détaillé. Au cours des chapitres, énormément d'exemples sont proposés avec des photos ou des dessins archéologiques. Des pistes sont données sur les thèmes et une page jaune ou deux indique en fin de partie la solution archéologique.
Par l'étude archéologique des animaux, le lecteur va découvrir beaucoup plus que ceux qui servaient de nourriture (chasse, pêche ou domestiqués avec la révolution néolithique).
Le rapport de l'homme aux animaux décrit le niveau de technicité et ses étapes évolutives vers celui qu'il est devenu. Il utilise leurs os, peaux, fourrures pour préparer des outils, des vêtements. Il se nourrit, survit en fonction de sa zone géographique. Puis il se différencie: des notions de confort, de luxe et même d'inégalité entre humains apparaissent.

 © Lamys HACHEM et Hélène GEORGES/ Actes sud junior

Certaines dispositions des os ou la représentation picturale des animaux indiqueraient des offrandes et une idée du beau (grotte de Lascault). En allant plus loin c'est la grande question de la culture qui entre en jeu (les rapports entre sauvage et domestiqué, entre culture et nature mais aussi la civilisation.
Derrière ce contenu scientifique et historique poussé, les lecteurs pourrons sourire et même être un peu dégouté par rapport à l'alimentation de l'homme selon les régions, l'époque ou ses tabous alimentaires: il a ainsi mangé, entre autre, des poissons, escargots, lapins, œufs, oiseaux, chevaux, loups, rats, chiens, sangliers, cerfs, lynx, renards, blaireaux, écureuils, fouines, hérissons et du miel...

 © Lamys HACHEM et Hélène GEORGES/ Actes sud junior

Les chapitres sont illustrés par de très belles pages en couleurs, les paragraphes sont assez courts et vous pouvez choisir de lire en grappillant ici ou là. Le livre se bonifiera à la seconde lecture.
Ce documentaire a reçu le prix "Le goût des sciences 2013". Il est très très bien fait, avec une volonté très nette de mettre les lecteurs dans le rôle des scientifiques. Cela rebutera peut-être les plus jeunes mais donnera aux autres une idée qu'ils peuvent eux aussi être des archéozoologues. A réserver tous de même aux petits intéressés et non comme première approche.


vendredi 24 juillet 2015

De quels atomes sommes-nous faits? La matière, ce qu'on ne sait pas encore...

Encore une fois je me suis laissée emportée par cette collection "Sur les épaules des savants" qui permet d'aller au coeur des sciences avec beaucoup d'entrain.

© Anna ALTER avec Étienne KLEIN et illustré par Thanh PORTAL/ Le pommier


"De quels atomes sommes-nous faits? La matière, ce qu'on ne sait pas encore..." d'Anna ALTER avec Étienne KLEIN et illustré par Thanh PORTAL nous transporte dans les poupées russes de la matière.
Nous est présenté ce qu'elle est. Tout est matière, ce que nous voyons, touchons, mangeons, buvons et même ne voyons pas. Ses propriétés physiques. Le physicien nous amène aussi à considérer les phénomènes la concernant et restant un mystère, comme celui de Mpemba (un jeune tanzanien qui découvre que l'eau chaude glace plus vite que la froide).
Puis nous entrons dans la matière, avec les atomes et leur taille, leur disposition, leur noyau et le tableau périodique. Nous continuons la progression avec les neutrons et les électrons, puis les quarks. Avec toutes les imprécisions dues aux recherches relativement récentes.
Après ce voyage, les auteurs nous présentent les 4 forces en action, gravité, électromagnétique et forces faible et forte. Les deux dernières, peu compréhensibles encore même par les scientifiques entrainent vers la matière noire, encore un grand mystère.

© Anna ALTER avec Étienne KLEIN et illustré par Thanh PORTAL/ Le pommier

Même complexes les notions sont amenées assez simplement. Ce n'est pas dit que tous les lecteurs comprennent l'ensemble à la première lecture mais les métaphores sont nombreuses.
Comme à chaque fois, le chapitrage et la redondance poétique des titres de paragraphe est très bien vu. Le texte est en paragraphes extra courts, les idées sont reprises plusieurs fois pour une meilleure compréhension. Peu à peu quelques éléments sont intégrées amenant les autres.
Le parti-pris de montrer les avancées scientifiques et aussi, beaucoup, les inconnues est une magnifique réflexion sur nos connaissances. L'enfant découvre ainsi que le monde se comprend aussi en fonction de l'évolution des sciences et qu'une part encore très importante reste à explorer: il peut se poser des questions auquel encore personne n'a de réponse.

© Anna ALTER avec Étienne KLEIN et illustré par Thanh PORTAL/ Le pommier

Le choix d'illustrer avec beaucoup de petites images histoires permet aussi de mieux appréhender le contenu. Thanh PORTAL offre ainsi une chasse aux quarks et une bouteille de noyaux d'atomes impossible à bouger par le chat et l'oiseau bien sympathiques.


mercredi 15 juillet 2015

Le lettré indien, un "pandit" musicien - Le Grand Livre des Sciences et Inventions Indiennes


"En Inde, le savoir est plus oral qu'écrit. L'enseignement est un art de la parole: le maître récite des textes et les disciples les répètent. Le savoir est confié plus volontiers à la mémoire d'un homme qu'aux rayonnages d'une bibliothèque. [...] Le pandit n'est pas un "peintre", comme le lettré chinois ou arabe, qui aime dessiner, calligraphier lettres et mots. C'est avant tout un "musicien", un chanteur même! Il apprend un texte toujours de la même manière: d'abord, la phrase sans aucune pause (la musique), ensuite en séparant les mots (le sens), ensuite par paire de mots, etc. Le texte se retient comme une mélodie et se travaille comme une gamme."

(extrait de "Le Grand Livre des Sciences et Inventions Indiennes" de Samir SENOUSSI, Jérôme PETIT et illustré par Emmanuel CERISIER, Bayard jeunesse)

jeudi 25 juin 2015

Le Grand Livre des Sciences et Inventions Arabes

Nous continuons à découvrir les avancées scientifiques des hommes, ici avec l'empire musulman. "Le Grand Livre des Sciences et Inventions Arabes" d'Anne BLANCHARD, Ahmed DJEBBAR et illustré par Emmanuel CERISIER remet en perspective les connaissances d'un des empires les plus étendus de l'histoire.

© Anne BLANCHARD, Ahmed DJEBBAR et Emmanuel CERISIER/ Bayard jeunesse

Les conquêtes des musulmans les ont amenés à rencontrer de nombreuses populations. La religion musulmane a une place de choix dans leurs vies et implique des habitudes hygiénistes (les hammams et l'étude du Coran).
Avec les invasions ce sont aussi des apports de richesses cloisonnées dans les villes. Les puissants s'entourent des lettrés et des savants. L'éducation a une place de choix, de 6 à 16 ans les enfants apprennent l'arabe, le calcul et le Coran. Gratuitement après 16 ans, les études en rapport à l'islam continuent mais d'autres écoles proposent elles des études en littérature, droit et sciences.
Les musulmans sont aussi très intéressés par les avancées scientifiques des autres empires et investissent beaucoup en copie et traduction. Les puissants s'appuient sur les sciences pour contrôler leur empire ou mieux suivre le Coran.

© Anne BLANCHARD, Ahmed DJEBBAR et Emmanuel CERISIER/ Bayard jeunesse

Puis les villes incarnant les avancées majeures sont présentées, de manière chronologique, avec les scientifiques importants de l'époque.
Bagdad (en actuel Irak), au 8ième siècle, voit s'ouvrir une Maison de la sagesse (lieu de rassemblement des savoirs et des hommes de sciences). Al-Khwarizmi (dont on doit le mot algorithme par déformation occidentale) met en place le système décimal jusque là utilisé par les indiens (important pour le commerce).
Le Caire (en actuelle Égypte), au 10ième siècle, accueille Al-Hazen, un scientifique connu pour être le premier à utiliser la démarche expérimentale. La volonté de l'empire est de contrôler le nil et demande ainsi des avancées en géométrie, en physique.
Ispahan (dans l'actuel Iran) au 11ème siècle est sur la route de la soie et attire Ibn Sina (Avicenne), scientifique, médecin dont le "Canon de la médecine" était encore au programme en Europe il y a 300 ans. Les Bimaristan, hôpitaux, vous accueillir les malades physiques et mentaux et sont financés par les puissants. Au même moment en Europe, rien de tout cela, juste une mise à l'écart des lépreux et des fous.

© Anne BLANCHARD, Ahmed DJEBBAR et Emmanuel CERISIER/ Bayard jeunesse
(Non, non, non, il n'est pas égorgé, ce patient souffre d'une tumeur, le chirurgien l'opère à peu de chose près comme aujourd'hui.)

Al-Idrisi, géographe botaniste, habite Palerme (en actuelle Sicile), au 12ième siècle et décrit le monde connu (sauf les Amériques) avec énormément de détails aussi sur les habitants et les mets.
Ibn al-Shatir place l'astronomie au centre des sciences de l'empire musulman au 14ème siècle, à Damas (actuelle Syrie).

Avec cette multitude de détails validée un expert, l'empire musulman apparait comme un des premiers à financer les sciences et par bien des côtés est très en avance sur son temps. Vous trouverez aussi une chronologie et une carte.
Encore une fois, cette collection offre des merveilles! Je suis impatiente de découvrir les inventions indiennes.

vendredi 19 juin 2015

Constellations, une livre phosphorescent à lire sous les étoiles

Pourquoi avoir choisi ce livre plutôt qu'un autre sur le sujet. "Constellations, une livre phosphorescent à lire sous les étoiles" d'Anne JANKELIOWITCH et illustré par Sarah ANDREACCHIO a peut-être ce plus poétique que j'attendais.

© Anne JANKELIOWITCH et Sarah ANDREACCHIO/ De la Martinière jeunesse

Il s'agit d'une invitation à se coucher dans l'herbe, les yeux tournés vers le ciel une nuit sans nuage. Tout y est: l'inventaire du matériel à avoir pour être confortablement installé et préparé, une explication de notre vision nocturne et de comment faire pour mieux voir les étoiles (et lire le livre) et une description de 15 constellations visibles dans l’hémisphère Nord sur les 42 apparentes.
L'auteure, ingénieure, nous décrit ce que nous pouvons voir la nuit, à quelle distance de nous et la vitesse de leur mouvement. Et ce ne sont pas que les étoiles. Les rapaces et chauves-souris, les météores, les avions, les satellites, la lune, les planètes, les étoiles, les comètes, la voie lactée (oui, oui visible à l’œil nu) et les ovnis (bah oui il faut laisser le mystère grand ouvert).

© Anne JANKELIOWITCH et Sarah ANDREACCHIO/ De la Martinière jeunesse

Nous apprenons ainsi que l'étoile du berger n'en est pas une, d'étoile, mais bien une planète, Vénus. Qu'elle est visible à l'aube et au crépuscule et servait aux bergers pour sortir et rentrer leurs bêtes. Que le clair de Lune est trop lumineux et qu'il faut choisir entre observer la lune ou les étoiles. Que la trainée des comètes n'indique pas leur direction. Entre autres.
Puis quelques constellations sont présentées, celles qui sont au centre de notre ciel de l'hémisphère Nord. Elles apparaissent avec leur fiche d'identité, la période la plus adéquate pour la voir, les pistes pour la repérer et son histoire. Les constellations ont des noms en référence aux mythes grecs, donnés par les premiers observateurs du pourtour méditerranéen, des astronomes de l'Antiquité. La légende d'Andromède, la lyre d'Orphée, le dragon pour tous les dragons gardiens de trésors et même la grande ourse et la petite.

© Anne JANKELIOWITCH et Sarah ANDREACCHIO/ De la Martinière jeunesse
 
Anne JANKELIOWITCH donne ainsi des détails qui permettent une bonne compréhension sans alourdir la lecture. Elle permet aussi de vouloir en savoir plus... pourquoi une grande ourse quand nous voyons une casserole et aussi une première indication de la forme aplatie des constellations quand elles sont bien dans un espace 3D. A suivre ici avec nous.

© Anne JANKELIOWITCH et Sarah ANDREACCHIO/ De la Martinière jeunesse

Le ciel lui est magnifiquement illustré. Il prend des couleurs et les personnages passent au second plan avec des teintes bleutées quand nous ne parlons plus d'eux. Le ciel est dessiné dans une certaine immobilité, même si en réalité la voute céleste bouge dans la nuit. Sarah ANDREACCHIO offre une immobilité à ses personnages en toute mobilité: ils n'ont pas bougé de place mais changent leurs gestes, certains détails. Bien-sûr le plus est aussi cette surimpression de jaune fluo sur les dessins, au niveau des étoiles principales des constellations. Après une bonne exposition à la lumière, et là dans le noir, la constellation apparait dans toute sa forme simplifiée par phosphorescence.