Affichage des articles dont le libellé est La nature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La nature. Afficher tous les articles

mercredi 16 mai 2018

A qui est ce squelette?

© Henri CAP, Raphaël MARTIN et Renaud VIGOURT/ Seuil jeunesse

" A qui est ce squelette?" d'Henri CAP, Raphaël MARTIN et illustré par Renaud VIGOURT est un documentaire parlant de zoologie à partir d'un axe ludique: les os.

© Henri CAP, Raphaël MARTIN et Renaud VIGOURT/ Seuil jeunesse

Oui, ça intrigue, ça fait peur, c'est stylisé! Avec un parti-pris très coloré orange fluo, des contours et un texte bleu foncé, le livre se veut enthousiasmant avec des fenêtres à ouvrir, des textes courts mais exigeants.

© Henri CAP, Raphaël MARTIN et Renaud VIGOURT/ Seuil jeunesse

Les particularités des os sont présentés: solidité, couleur, longévité, poids, rôle, exosquelette ou endo. Il y aura des devinettes, rendre un crâne à son possesseur ou tout son squelette.
Et plus encore, l'os est distingué du cartilage (sans nerfs et vaisseaux sanguins contenu dans les oreilles ou les arêtes), des bois de cervidés, des cornes de bovins (ou girafe) et des dents... mais pas forcément des plumes (de calmar!).

© Henri CAP, Raphaël MARTIN et Renaud VIGOURT/ Seuil jeunesse

A travers les doubles pages thématiques, les premiers vertébrés sur terre apparaissent. Suivent des comparaisons: les articulations comme les pattes, les mains. Une question d'assemblage mais aussi de pousses opposables, de plantigrades ou digigrades, de combat moins déséquilibré qu'il n'y parait entre prédateur et proie.
Le documentaire offre ainsi des focus pour entrevoir l'évolution des êtres vivants vertébrés par l'exemple, la comparaison et les similitudes des os.

vendredi 9 mars 2018

Inventaire illustré des dinosaures

Bon, vais-je encore dire tout le bien que je pense des propositions de ce duo, Virginie ALADJIDI et Emmanuelle TCHOUKRIEL?
Vais-je rappeler mon opinion sur ces inventaires, de quoi mettre de la vie sur une diversité animale ou végétale, de quoi allier images et mots spécifiques, de quoi se familiariser aussi avec une classification du vivant?

© Virginie ALADJIDI et Emmanuelle TCHOUKRIEL/ Albin michel jeunesse

Oui, peut-être encore un peu. "L'inventaire illustré des dinosaures" aurait pu être de trop par chez nous. Un fiston avec une période jurassique, crétacé et trias importante. Des figurines. Quelques bons documentaires sur la question. Et pourtant.
Le parti-pris est toujours de vous présenter un candidat. Il n'est pas tant à échelonner ou à distinguer parmi les autres mais bien, mis en avant pour ce qu'il est. Alors oui, vous trouverez le Tyrannosaure rex (poilu), un diplodocus, un stégosaure, un ankylosaure, un cératops ou un raptor (entre autre vedette), c'est pourtant ailleurs que se situera l'intérêt. Dans la présentation des saurischiens ou ornithischiens, et aussi, au au fur et à mesure des pages, les représentants de très très nombreuses familles (compsognathidés, vulcanodontidés, troodontidés, hadrosauridés, droméosauridés,...). 
Une succession de portraits en pied (43) amène chaque dinosaure à être découvert seul mais classé zoologiquement. Quelques éléments épiques sont accompagnés par des anecdotes sur les découvertes en elles-même (les erreurs des chercheurs, leurs hypothèses).
Un lézard souris mais qui atteindra 3 mètres devenu adulte. Des pieds d'éléphant devant et griffues derrière. Un casque bombé mais trop faible pour les combats, des plumes d'apparat, des cous qui ne peuvent pas se redresser, une distinction de chaine alimentaire sans à priori: ils sont dessinés en mouvement mais pas en situation.

L'introduction est aussi toujours intéressante. Les indications de l'illustratrice, quant au choix artistique. Les couleurs, les plumes ou les poils, seront potentiellement remis en question par les futures découvertes.
Et en plus, l'entretien avec la paléontologiste, Claire Peyre de Fabrègues, apporte des éléments sur le métier (travail de bureau et fouilles), les études pour y arriver ou les autres métiers qui "touchent" aux dinosaures. Des détails pour amener les vocations comme les nouvelles découverte, observation de la matière organique (même les globules rouges), changement d'optique sur les attitudes, les dinosaures ne semblent plus apathiques mais bien très dynamiques, la différenciation mâle et femelle...

Le tout est merveilleux, à lire période par période ou une page au hasard.

© Virginie ALADJIDI et Emmanuelle TCHOUKRIEL/ Albin michel jeunesse

Seul minime bémol: j'aime leur format souple avec stickers (moins cher)... il faudra attendre encore pour certains thèmes. Je les rappelle: fleurs, montagne, oiseaux, insectes, mer, arbres, fruits et légumes, merveilles du monde, animaux (et je dois en oublier). En listant je me rends compte que je ne vous les ai pas tous présentés... erreur! Mais l'intérêt est là quelque soit le sujet que vous choisirez!

mardi 6 mars 2018

Au commencement

Je prends moins le temps de partager avec vous mes découvertes littéraires mais je lis encore de nombreuses propositions enthousiasmantes. Je reviendrais en 2018 avec peut-être plus de fréquence.





© Henri MEUNIER et Vincent BERGIER/ Seuil jeunesse


Ici un documentaire sorti à la rentrée 2017, parfait pour les petits curieux. "Au commencement" d'Henri MEUNIER et illustré par Vincent BERGIER présente la vie.
Le rien, puis la chaleur, l'atmosphère et puis le premier signe de vie. Ce pourrait être un énième documentaire sur la naissance de la vie mais le parti-pris, réussi, est de personnifier chaque élément et de marquer avec humour les jeunes esprits.
Ce n'est pas une profusion d'informations mais quelques éléments, étapes clefs, du passage du bouillon de culture à nous. J'ai un coup de foudre pour les premières pages ne parlant que de l'atmosphère et des premières cellules. Pas encore d'animal, juste des bactéries, puis des eucaryotes si sympathiques, enfin des plantes, des mousses, des champignons et des méduses.
Bien-sûr vous aurez les dinosaures, les insectes géants et un mammifère qui se prend pour un tigre à dents de sabre (quand les poules n'auront plus de dents!).

© Henri MEUNIER et Vincent BERGIER/ Seuil jeunesse

Ce ne sont que des dialogues d'éléments de vie (plus une date en début de chaque double page). Ils se parlent et jouent sur les références. Alors oui le livre est destiné à un jeune public mais une seconde lecture est tout à fait possible et jouissive pour les plus grands, adultes compris. Des références de jeux (lego), cinématographiques mais aussi des idées sur la théorie de l'évolution ou même ce que nous connaissons maintenant d'elle. C'est drôle, simple et pourtant une belle ouverture sur d'autres découvertes.

© Henri MEUNIER et Vincent BERGIER/ Seuil jeunesse

Peu de texte donc et une illustration très claire en font un documentaire à lire et relire, dans l'ordre chronologique (voire même pas).

mardi 31 octobre 2017

Fossiles, géologie, dinosaures... paléontologie pour enfants

En achetant le dernier sorti de la collection "Dame nature", je ne peux que confirmer qu'il correspond en tous points à ce que j'aime dans les documentaires jeunesse, de la précision, de l'humour et de la curiosité aiguisée.
Ce sont toujours les mêmes formats, une double page par élément, avec une classification scientifique et son illustration la plus exacte possible, une anecdote et une accroche humoristique avec des illustrations cette fois-ci plus farfelues. Le tout est présenté par grandes thématiques avec une échelle des temps géologiques et peut se lire dans n'importe quel sens.
Voici une petite sélection paléontologique et géologique, parfaite pour accompagner une grande leçon Montessori. Nous devons le texte de ces trois livres à Martial CAROFF et les illustrations naturalistes à Matthieu ROTTELEUR.


© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD, Benjamin LEFORT / Gulfstream

***

"Dinosaures délirants et fossiles affolants" du duo et illustré aussi par Pierre-Yves CEZARD met en avant la faune très populaire des premières ères de notre terre. Pour ceux qui sont déjà intéressés par le sujet, l'opabinia, le trilobite, le pikaia deviennent encore plus incarnés. La part belle est aussi faite aux grandes terreurs - il faut bien des méchants dans toutes les histoires - le mégalodon, le titanoboa, le dunkleosteus par exemple. Les thématiques sont accrocheuses, les créatures sont abracadabrantes, étonnantes à coquilles, extravagantes articulées, rampants, (dinosaures) à plumes, biscornues.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD / Gulfstream

Et puis les mises en situation sont toujours aussi amusantes, nous aurions pu être les descendants de l'hallucigenia, un robot de cet imposant boa existe, non le déluge n'est pas une donnée scientifique et les trilobites n'ont rien à y voir.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Comme toujours aussi ce sont les doutes, les errements des scientifiques qui apparaissent aussi entre les lignes: ils se trompent, se chamaillent. Les découvertes sont nombreuses et pourquoi pas récentes (avec les nouvelles technologies), ici un serpent à pattes, un coquillage spiralé devient dentition de requin, des pattes redeviennent des épines dorsales, des écailles des plumes, de la peau réapparait, reste le charme des couleurs totalement inventées.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Pierre-Yves CEZARD / Gulfstream

Dans ce dernier livre cependant, le texte est souvent extrait de contes ou légendes et pas forcément de contenus plus aboutis, sûrement dû au fait du manque de matière sur ces spécimens. Vous y aurez même des références à certains jeux vidéos. Mais vous retrouverez le nom des découvreurs, la date donc pas de quoi piaffer tout de même.

***

"Les fossiles ont la vie dure!" du duo et illustré aussi par Benjamin LEFORT nous entraine dans les premières formes de vie sur Terre. Il met l'accent sur la manière dont elles nous sont connues (le processus de fossilisation lui-même) et sur un fond scientifique important.
Les thèmes amusants (les fossiles qui se trouvaient vieux, mous, comptaient sur leurs coquilles, ont fait de vieux os, imprimaient, luttaient), présentent des échantillons caractéristiques de preuves de vie.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

En dehors de leurs caractéristiques individuelles, c'est une classification du monde du vivant qui apparait ainsi que son évolution, des premières bactéries que sont les stromatolites jusqu'aux vertébrés.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

Ne sont pas seulement présentés les chers dinosaures (sauropodes, théropodes) ou les mammifères marins comme les ichtyosaures mais tout un panel incluant les gastéropodes, les cnidaires, les bivalves, les brachiopodes, les céphalopodes, les insectes par exemple. La faune et l'empreinte d'un moment ne sont pas sous-estimées. Une idée des relations entre les espèces est retranscrite aussi.

A travers les pages, les grands moments de l'évolution de la vie sur terre apparaissent, des moments éphémères (en rapport à l'échelle gigantesque des ères géologiques) comme de grandes périodes: l'explosion cambrien, différentes extinctions de masse etc...
Comme à chaque fois, les scientifiques et le contexte des découvertes peut être mentionnés comme l'intérêt de chaque spécimen par exemple les fossiles stratigraphiques importants pour les repères ou d'autres offrant des énigmes à long terme.

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Benjamin LEFORT / Gulfstream

C'est aussi l'occasion d'anecdote, de références littéraires ou mythologiques, la cnidaire méduse appelée ainsi en rapport avec la gorgone grecque.

***

"Les pierres qui brulent, qui brillent, qui bavardent" du duo et illustré aussi par Marion MONTAIGNE
Cela peut paraitre plus compliqué de parler de pierres, parce qu'ici oui, le vulgaire caillou côtoie la pierre précieuse. Justement, le parti pris est de montrer que les pierres parfois moins extraordinaires offrent des informations sur la vie de la Terre.
Vous trouverez bien-sûr dans les huit chapitres les trois types de pierres, sédimentaires (pierres qui paressent, comme la craie), magmatiques (brulent, comme la pierre ponce) et métamorphiques (se tourmentent, comme le gneiss ayant servi à la statue taille réelle du pharaon Kephren), mais aussi les aspects de la pierre, bulleuse, vitreuse, transparente, friable, géométrique, veiné, amoncellement de coquillages etc...

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Sont présentés aussi les fossiles (pierres qui photographient), rapidement mais avec l'avantage de mettre au même niveau les fossiles des animaux, des environnements (une pluie, des vagues, des empreintes) et des forêts. Pour plus de simplification, les pierres qui ont de l'énergie rassemblent aussi d'autres éléments que des pierres, les hydrocarbures (pétrole) ou les carbohydrates (charbons). Et puis il y a celles qui brillent, osent ou surprennent: les pierres précieuses ou semi-précieuses, celles aux dimensions impressionnantes, les dangereuses (l'amiante par exemple connue pour sa dangerosité depuis Pline l'ancien).

© Martial CAROFF, Matthieu ROTTELEUR, Marion MONTAIGNE / Gulfstream

Et toujours, vous retrouvez des anecdotes humoristiques, des péridots à la place d'émeraudes, une cathédrale qui se désintègre, un éléphant en craie.
Les informations scientifiques sont présentes dans la description, le lieu de gisement mais aussi dans une approche d'histoire de la géologie (par exemple l'évolution de thèse sur la transformation des pierres: érosion de l'eau, Neptuniens, ou effets volcaniques, Plutoniens).
Et comme à chaque fois, l'anthropomorphisme fonctionne très bien pour rendre ce documentaire alléchant.

dimanche 29 octobre 2017

L'hiver ensorcelé de Moomin

Oserais-je le dire? Oui, j'aime énormément Tove JANSSON, ses nouvelles, son univers et les bandes dessinées préparées avec son frère Lars. Et pourtant je n'ai pas été complètement sous le charme des deux livres jeunesse lus: "Moomin le troll, le chapeau du magicien" et "Les mémoires de Papa Moomin". Les récits étaient décousus, et pourtant, que d'extraits magnifiques.
Mais voilà le tome qu'il me fallait: "L'hiver ensorcelé de Moomin" (ou "Un hiver dans la vallée de Moumine" ancienne version aux éditions Fernand Nathan) est d'une beauté du début à la fin. Plus lisible, toujours aussi poétique mais aussi plus fluide.

© Tove JANSSON/ Le petit lézard

Moomin vit dans la vallée des Moomins avec sa famille, son père, sa mère, Mademoiselle Snorque. Et à chaque automne, ces trolls hippopotamesques ferment la maison, la calfeutrent et hibernent jusqu’au printemps en s'endormant dans leur lit.
Mais cette année Moomin se réveille en plein hiver. C'est une catastrophe, il fait froid, rien ne ressemble à sa vie normale, la vallée est méconnaissable. Il est seul, triste et ne souhaite qu'une chose, réveiller sa mère. Mais rien n'y fait.
Il rencontre Tou-ticki qui a pris ses quartiers dans le cabanon de bain de la famille Moomin. Elle parait sans gène, se servant des affaires des Moomins avec les musaraignes invisibles, ses amies. Et puis il y a cet écureuil un peu étourdi qui réveille la petite Mu, feu follet un peu égoïste. Et les autres qui ne trouvent pas de nourriture et ont appris que dans la vallée des Moomins il y avait une cave pleine de pots de confiture. Oui mais ce sont toutes les réserves de Maman Moomin. Peu à peu la vallée accueille tous les laissez pour compte.
"Que viennent les muets
seuls et timides
sauvages et tranquilles"
Et Moomin est désolé, nostalgique de son été, effrayé par cette population inconnue, respectueuse dans endormis mais pas forcément de leurs affaires. Ils sont nourris de soupes et de confitures. Et ne sont pas forcément aimables. Repartiront-ils au printemps? Et cet émule si peu agréable qui skie toute la journée?
Et que dira Maman Moomin de ces objets utilisés à d'autres fins et abimés, ou disparus, de cette vaisselle non faite, des pots de confiture vides, du banc du jardin parti pour un bucher de joie.

L'histoire nous entraine dans ces journées longues et noires. Très noires car durant quelques temps, des jours, des semaines, le soleil ne se lève pas. Nous découvrons la neige, les aurores boréales, la mer gelée, l'effrayante Dame de glace, la non moins mystérieuse Courabou. Tou-ticki est l'hôtesse de la saison, celle qui appelle les démunis, met en garde des dangers, accompagne Moomin. Son bonnet rouge marque la chaleur dans la saison, elle acclamera le printemps aussi, à sa manière. Avec elle, Moomin prend patience, de ce premier jour où le soleil reviendra, juste un peu. Elle est de celles que personne pense à remercier quand elle réchauffe les héros après leur aventure. Et puis il y a Maman Moumine, elle aussi réconfortante.
L'hiver est magnifié mais n'est pas doux: froid, luminosité, gel, manque de nourriture. L'auteure nous offre des sensations, des images, des bruits, de la festivité et de la musique. Les inconnus sont accueillis même incompris, les ancêtres ont leur place. Pendant un hiver la maison de Moomin a servi de décors à une autre vie qui ne semble pourtant pas parasitaire.

© Tove JANSSON/ Le petit lézard

Voilà la force de Tove JANSSON: laissez à ces lecteurs/héros le temps d'appréhender les choses, seuls tout en étant accompagnés, leur laissez la liberté, celle aussi de se tromper et de voir le beau derrière la gêne. Les bons sentiments sont là mais ils ne sont pas seuls.
Et puis tout est poésie: un cheval de neige, une pêche sur un rocher sous la glace.

© Tove JANSSON/ Le petit lézard

Tou-ticki et Mu, la sérénité et le grain de folie. Quoique: "Elle frottait les carreaux rouges et verts pour que la première mouche de l'été soit contente."


dimanche 1 janvier 2017

Atlas comment va le monde?

Vlà-t-y pas que de nouveaux documentaires viennent rejoindre d'autres? Des nécessaires. Oui, encore et toujours.
A chaque âge, j'aime en proposer.
Les premières années ce sont les leçons de choses, des imagiers... la nature principalement, pour cette source inépuisable de curiosité (oiseaux, animaux, arbres, fleurs, insectes), puis le corps humain que je place dès les premiers questionnements sur les pipis-cacas (propreté). Ce sujet est un must plusieurs fois par semaine (des livres sérieux, de l'humour, juste un imagier, un puzzle).
Puis arrivent les questionnements sur le monde, l'évolution, l'univers...
Et maintenant les sujets d'actualité, la philosophie, les sciences, les autres hommes, l'histoire et les atlas.

Voici un documentaire important pour bien démarrer l'année: comprendre les relations des hommes entre nation, au monde... un début d'apprentissage pour mieux se comprendre... peut-être.
***
© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior


L'"Atlas comment va le monde?" de Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, et illustré par Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS arrive ainsi. Avec son parti-pris d'illustrer le propos plutôt que de partir sur un long discours, les 22 cartes apportent ce qu'il faut de mise en évidence et sont source de questionnements.

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior


Certains éléments culturels ont déjà fait l'objet de livres comme l'alimentation, le sport, la prière ou la danse. Ils sont ici vus dans leur différence et leur expansion. Et puis là où on s'aime avec une tolérance de genre(s).

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior

Le point le plus important est la comparaison surtout sur les disparités, d'éducation, de droits de l'homme respectés, d'eau potable, de peuplement, de dangers ou de dirigeants mondiaux. L'ONU et les guerres menées. Les situations géographiques qui pourraient éloignées le peuplement des hommes (déserts, forêts, volcans, ouragans, séismes), les mégapoles, les criminalités, tensions, terrorismes. Mais aussi quelques histoires de migration de population. Une belle visualisation de la richesse des pays, la distribution inégale ou l'indice IDH (indice de développement humain que son l'éducation, la santé et le niveau de vie).

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior




Le troisième volet parle d'écologie: espèces menacées et parcs naturels, climat, poubelles, pétrole. Puis quelques solutions.

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior

A chaque planisphère, un texte reprend les éléments principaux et inclus en dessins les icônes inscrits dans l'illustration. Plus besoin de légende. C'est clair, simple et au fur et à mesure des endroits du monde prennent consistance.
C'est une première base de géopolitique, des termes sont amenés comme la mondialisation et les rapports au monde plus concrets. Vraiment une très très belle proposition pour les jeunes lecteurs.

mardi 6 septembre 2016

Les mondes invisibles des animaux microscopiques

Encore un sur le monde du vivant dans notre bibliothèque. Un comme je n'avais encore pas eu... un sur les animalcules (oui oui pas une faute d'orthographe, pas animaux). Vous ne savez pas de quoi je parle? Vous êtes pardonnés, ce terme n'est plus utilisé, il s'agissait des créatures microscopiques.

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

"Les mondes invisibles des animaux microscopiques" d'Hélène RAJCAK et illustré par Damien LAVERDUNT est une immersion dans quelques lieux connus de tous et dont nous ne soupçonnons pas la population. En ouvrant le livre il ne faut pas avoir peur d'une petite dose de regain de ménage...
Le livre se découpe en deux parties: la première est une image recomposée de la faune et flore dans dix lieux (en milieu aquatique: en général, dans les fonds marins, dans les rivières; dans la forêt, au cœur des mousses ou sur les bords de plage; puis beaucoup plus proche de nous: dans nos lits, notre cuisine ou sur... notre peau!).

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

La seconde est un lexique avec des planches illustrées de protistes ou acariens, des indications de terme, de classification, d'outils et de processus mis en œuvre pour voir le monde microscopique et d'un petit retour historique sur cette science à proprement parlé.

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

Les doubles pages par monde visité sont fourmillantes de vie et chaque fois un rabat nous donne plus de renseignements encore, sur la taille, végétal ou animal et choix alimentaire.

© Hélène RAJCAK et Damien LAVERDUNT/ Actes sud jeunesse

Par exemple ce millepatte et cet ourson trouvé dans le sable! Bon le premier est un mystacocarida de 0.5mm presque transparent: "Ce petit crustacé à l’œil unique se sert de ce qui ressemble à deux longues antennes poilues pour attraper sa nourriture: détritus, bactéries, nématodes et autres micro-organismes." Le second, oui, juste en dessous est un tardigrade de 0.2mm.

C'est édifiant. Vous avez là un inventaire sommaire et pourtant très important des éléments microscopiques, dans leur habitat naturel et avec descriptif. Un pan très peu vu de la classification du vivant est désormais présenté aux enfants avant les expériences du collège et lycée: les protistes et les arthropodes autres que les insectes (crustacés et acariens).
Un gros coup de cœur!

lundi 13 juin 2016

Les bêtes arnaqueuses, copieuses, trompeuses

La maison d'édition Gulfstream continue sa collection de leçons de chose zoologiques avec "Les bêtes arnaqueuses, copieuses, trompeuses" de Jean-Baptiste de PANAFIEU et illustré par Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream
Je persiste et signe: depuis gamine je suis émerveillée par ce que la nature propose d'inventivité. Alors oui, il faut aimer la nature, les animaux. Oui. Pourtant je crois que si dans les cours de Sciences de la vie et de la terre (SVT ou sciences naturelles), il nous avait été donné de ces petites anecdotes, tout de suite les termes scientifiques nous seraient devenus beaucoup plus compréhensibles et auraient eu l'aura de supers pouvoirs pour les supers héros, les animaux.

Il s'agit d'un documentaire spécialement tourné vers le mimétisme dont nous découvrons toutes les formes.
Le camouflage de couleur et de forme (mimétisme crytptique permettant de se cacher) utilisé par le renard polaire, les insectes sur l'écorce mais aussi par le fulgorelle rose qui se confond avec sa multitude à des grappes de fleurs (mimèse collective).

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Le mimétisme batésien (imitation d'un animal dangereux, insecte, serpent, par des espèces inoffensives) se concrétise avec la syrphe imitant la guêpe ou le serpent faux-corail imitant le vrai mais aussi inter-espèce comme cet oisillon imitant une chenille-chat, cette larve de congre imitant une méduse ou cette araignée myrmécotype imitant même le déplacement et la palpation par les antennes des fourmis.
Le mimétisme est aussi agressif, à des fins purement alimentaires, la langue ver gesticulant de la tortue-alligator, l'odeur et la forme de la mante-orchidée, les vers parasites nématodes des fourmis les envoyant dans le bec des oiseaux à coup sûr.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

D'autres jouent la comédie (odorante potentiellement) pour éloigner les prédateurs de leur couvée, d'eux (faire le mort mais aussi flouter sa silhouette en ajoutant un œil de l'autre côté des parties vitales et indiquant une mouvement inverse de fuite) ou de leur pitance.
Le plus intriguant est l'effet de convergence: des classes animales différentes proposent la même solution à un problème pour voir (l’œil de la chèvre et de la pieuvre), voler (la peau d'un rongeur et d'un marsupial, le vol stationnaire d'un insecte et d'un oiseau) mais aussi pincer (le scorpion et l'étrille, pinces semblables mais différentes dans l'évolution qui les a amenées, organe sensoriel développé ainsi pour le premier, une évolution de la patte pour le second).

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Le tout est comme toujours extrèmement détaillé avec de multiples zones de lecture. Rappel: chaque double page apporte la classification animale, le constat scientifique qui nous intéresse, la raison de ce comportement et une ou plusieurs anecdotes avec de l'humour!

Merci aux éditions Gulfstream.

jeudi 7 avril 2016

Les bêtes associées pour le meilleur et pour le pire

Encore un de cette fabuleuse collection, quand il me reste encore en brouillon un billet sur leurs propositions concernant les pierres et les fossiles !

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

"Les bêtes associées pour le meilleur et pour le pire" de Jean-Baptiste de PANAFIEU et illustré par Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR confirme la règle. Donner des anecdotes sensationnelles aux enfants ne peut que les attirer, à la lecture et aux notions de zoologie et de botanique.
Ce documentaire-ci met en avant quelques choses qui n'est pas si facile à comprendre: les associations vivantes.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

La première relation inter-vivants évidente est la chaine alimentaire mais elle n'est pas si simple. Il existe les prédateurs qui dépendent exclusivement d'une nourriture spécifique comme le tamanoir dont l'intestin contient des bactéries permettant aux termites et aux fourmis d'être digérées (forme de symbiose avec l'insectivore). Le lion entraine une sélection naturelle permettant de limiter les épidémies mais les baleines avalent tout.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Puis viennent le tour des parasites. Ils affaiblissent leur hôte ou prenne sa place, comme l'acarien de l'abeille ou le pou de la langue de ce poisson. Il peut aussi être un parasite de ponte (le coucou) et de la reproduction (comme une guêpe pour la fleur ophrus).

Les grands méchants apparaissent dans tout ce qui peut y avoir de plus effrayant (oui, oui pire que le pou de langue). Ils tuent, œuvrent de cannibalisme. Nous apprenons ainsi que la guêpe est plus forte que les produits insectivores sur le puceron ou que la zombification des souris par les toxoplasma fait vraiment peur.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Puis certaines collaborations sont décrites, association mutuelle sans gêne, la symbiose (particulièrement étroite), quelques exemples ici entre poissons et bactéries, mollusques et algues, arbres et champignons...

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Il est aussi question de ceux qui nettoient, les déchets, l'organique. Ce bousier ou géotrupe par exemple sans qui les bouses de vaches recouvrerait l'Australie. Et enfin de la seule relation ayant entrainement une transformation de l'autre participant: l'homme et la domestication.

Le point fort est de vraiment partir sur des duos très enthousiasmants. Le fond scientifique apparait alors avec pertinence mais sans pesanteur. Nous apprendrons le nom de toutes ses associations vivantes en oubliant ni le règne animal, ni le végétal, ni l'humain. Puis certains autres éléments reviendront à l'esprit: le sang des insectes, l'hémolymphe; d'où vient la couleur des bonbons à la fraise ou que les champignons sont plus près des animaux que des plantes par leur constitution cellulaire. Si si je vous assure, ce sont de petites histoires d'horreur, pleines d'humour (avec aussi des dessins en décalage réaffirmant le propos différemment) et nous nous prenons à tourner les pages sans s’en rendre compte et ceci à différents âges de lecture. La petite histoire étant tout à fait lue à des enfants de 5 ans!
Les illustrations sont toujours très à propos, une descriptive et d'autres caricaturales.

jeudi 24 mars 2016

Minus, l'incroyable histoire des reptiles marins au temps des dinosaures

Voici le troisième de cette collection (le second en terme de parution). Est-ce que le trio norvégien nous en prépare un autre? Ce serait parfait pour appréhender cette vie sur terre avant l'homme et différent du dinosaure. La plupart du temps ce sont ces sauriens nos plus vieux repères.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Avec "Minus, l'incroyable histoire des reptiles marins au temps des dinosaures" de Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et illustré par Esther VAN HULSEN, les mers deviennent habitées.
Minus est un petit ichthyosaure, il vit en bande avec trois femelles et le mâle dominant, Géant balafré. Il nait et doit très vite manger, sa mère ne lui apporte pas de lait. Il nage, respire à la surface et doit vite s'enfuir devant les prédateurs, le pliosaure en tête. Tous n’auront pas la chance de s'échapper cette fois-ci.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Après cette courte histoire, les auteurs nous ouvrent leur camp lors de l’expédition de fouille de ce fossile-là justement. Le froid, la nourriture, le fusil absent quand les toilettes sont occupées. Ils expliquent aussi les plâtrage, collage, moulage, démoulage et  livraison des trouvailles.
Comme à chaque fois, le lieu géographique est donné ainsi que les conditions favorables pour trouver un aussi beau fossile.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Et puis ce sont les explications: la morphologie, l'alimentation, la nage d'un ichthyosaure mais aussi d'un plésiosaure et d'un pliosaure. Minus apparait dans toute sa grandeur. Son œil est le plus grand des vertébrés. "Les ichthyosaures étaient ovovivipares: il y a bien un œuf, mais il éclot dans le ventre de la mère, ce qui fait que le petit sort complètement formé."
Nous pouvons aussi distingué les deux prédateurs, le plésiosaure à long cou bien rigide et le très très imposant pliosaure aux dents aussi grandes que des concombres. Puis les ammonites et les bélemnites, nourritures de Minus, se dévoilent.
Ce focus scientifique présente aussi très bien la théorie de l'évolution convergente. L'ichthyosaure ressemble à un dauphin mais il en est extrêmement éloigné. L'ancêtre de Minus ressemblait à un gros varan, reptile, et celui du dauphin était un petit mammifère.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

La dernière partie propose des activités: de fossilisation, de décomposition d'un os, de dessins. Le tout apporte, encore une fois, un album très complet et plaisant grâce à l'histoire, la démarche scientifique, l'interaction et l'humour (des moules pourraient-elle vivre sur le derrière des vaches?).

mercredi 23 mars 2016

Singes

J'aime beaucoup rencontrer dans les documentaires jeunesse l'illustration d'un propos technique ou scientifique. Il a le même poids que le texte. J'adore ainsi les schémas ou les coupes. Je dois dire aussi que, de plus en plus, je me tourne vers des visuels plus designés.

© Owen DAVEY/ Gallimard jeunesse

"Singes" d'Owen DAVEY est de ces petits albums qui ne paient pas de mine. Il est très beau mais est-il pertinent? La réponse est oui!
Sous l'appellation singe, de nombreux animaux se côtoient. Le focus est mis ici sur les petits singes, singes à queue. L'auteur présente ainsi une classification des primates, nécessaire et précieuse. Il reprend la théorie de l'évolution de manière simple mais resitue l'homme (du genre homo) par rapport aux autres primates, les ancêtres et les cousins contemporains (et éloignés), l'homme et les grands singes.

© Owen DAVEY/ Gallimard jeunesse

Les petits singes se dévoilent alors. Les formes stylisées des illustrations d'Owen DAVEY ne perturbent pas les identifications.
Dans leur morphologie commune à tous ou distinctive par catégorisation. De l'Ancien monde ou du nouveau. C'est simple et pourtant d'une efficacité redoutable. Le singe-lion, le cercopithèque, le colobe guéréza même si inconnus pour vous retrouveront vite leur continent. Tout est histoire de nez, de queue ou de fesses.
Bien sûr leur habitat, leur alimentation ou leur comportement social seront précisés mais vite nous laissant profiter de portraits plus complets.

© Owen DAVEY/ Gallimard jeunesse

Le ouistiti pygmée si petit, amateur de sève et potentiel menu d'une harpie féroce (et rien à voir avec la mythologie), le mandrill aux canines plus longues que celles d'un lion, le gélada aux lèvres retroussées sur les gencives, le macaque japonais dans les eaux thermales chaudes en plein hiver.

Le singe montre son intelligence, ses exploits (aventurier de l'espace porté volontaire). Certains ont des caractéristiques incroyables. Une double page est aussi ouverte sur les croyances et la mythologie, avec Hanuman par exemple.

© Owen DAVEY/ Gallimard jeunesse

Le tout forme un très beau documentaire, sur l'animal mais ouvrant aussi la porte à une réflexion sur l'homme.


vendredi 4 mars 2016

Mix, l'extraordinaire histoire d'un scorpion de mer vieux de 428 millions d'années

Il s'agit du troisième volet d'une série de documentaires scientifiques débutée par "Ida, l'extraordinaire histoire d'un primate vieux de 47 millions d'années" des mêmes auteurs et illustratrice. Chaque proposition peut se lire seule.

 © Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse
 
"Mix, l'extraordinaire histoire d'un scorpion vieux de 428 millions d'années" de Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et illustré par Esther VAN HULSEN va cette fois-ci encore plus loin dans le temps. Avant que les terres ne soient occupées, avant même la flore.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Une histoire simple, un scorpion de mer qui nait, grandit, se nourrit, mue et meurt. Le texte court offre une mise en avant des illustration presque pleine page.
Et l'intérêt est dans ce suivi de l'histoire, le documentaire. Le focus seul n'offrirait pas tout. Ici les auteurs nous ont mis en condition, nous allons être plus réceptifs aux informations. Encore une fois, le propos est intelligible tout en étant scientifique.

Il y a l'indice de la présence de Mixopterus kiaeri, de son petit nom Mix, une preuve même, son fossile. Pris dans le sable, couche après couche, surmonté de lave volcanique, toutes les conditions étaient là pour que Mix devienne pierre. Les auteurs nous présentent son découvreur et les différents fossiles de scorpions de mer retrouvés sur ce site de Finlande. La science est incarnée par les deux bouts: la vie d'alors et celle des scientifiques travaillant dessus.
Avec ce scorpion c'est la présentation des premiers arthropodes et poissons. Les premiers vertébrés, exosquelette ou endosquelette, l'apparition d'un crâne (et d'un cerveau), la formation d'une mâchoire.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

A chaque fois aussi, la découverte du fossile amène une éducation géologique: les éléments de notre planète Terre, ce qu'est une plaque tectonique, un rift.

© Jorn HURUM, Torstein HELLEVE et Esther VAN HULSEN/ Albin michel jeunesse

Le parti-pris est d'interpeler les jeunes lecteurs, des expériences sont ainsi indiquées: "manger" à la paille comme si nous n'avions pas de mâchoire (en crachant ou non sur notre nourriture avant) mais aussi une belle mise en pratique des temps géologiques (passer d'une année à des millions). Et quelques éléments comme le troisième œil et la couleur du sang ne pourra que les titiller.

Restera à découvrir "Minus, l'incroyable histoire des reptiles marins au temps des dinosaures"!