lundi 30 mars 2015

Les sauvages

Comme à chaque fois, Mélanie RUTTEN nous embarque avec sensibilité et tout n'est pas accessible de suite: il faut prendre le temps, relire, replonger dans l'image.

© Mélanie RUTTEN/ Memo

"Les sauvages", ce ne sont pas ces deux ombres qui sortent des maison cette nuit. Non, pas vraiment. Les deux silhouettes partent pour toujours, elles n'ont pas peur.

Elles savent qu'il faut partir, partir pour être libres, spontanées. L'aventure est là dans cette escapade dans le noir, entre les lianes mais tout de même protégés par les arbres. Il faut un effort. Elles arrivent sur l'île et se dévoilent: garçon, fille mais aussi amis imaginaires, les sauvages. Cette nuit, ils jouent, découvrent, imaginent, expérimentent. La joie est communicative. Ce sont des jeux, des partages, des soutiens.
"C'était une bande de sauvages et c'était leur clairière. Faite d'ombres et de lumière. Chacun y avait sa place. Ils construisaient une cabane, ils la décoraient, ils dormaient, ils mettaient de l'ordre e ils grandissaient. Le temps s'arrêtait.
Cette nuit, c'était toujours."
 Mais celui qui fait peur n'est pas loin. Une dispute et le voilà prêt à attaquer. 

© Mélanie RUTTEN/ Memo

Une île où les enfants sont eux-même sans observateur, sans adulte, sans règles, sans jugement. Dans un univers inventé, au plus près de leurs émotions, du merveilleux, de la vie. Il y a dans leur fuite, une envie d'enfantillages, de retour à la nature mais bien plus une envie de grandir mais pas à tous prix. C'est une ode à l'enfance, pour leur accorder du temps et de la confiance.

© Mélanie RUTTEN/ Memo
 
L'histoire est malicieuse, délicieuse et délicate. Mélanie RUTTEN nous offre avec son jeu de couleurs cette nature mystérieuse et fabuleuse. Des magnifiques fleurs et personnages minéral/végétal/animal. Des ombres complices, d'autres plus angoissantes.


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