mardi 7 février 2017

Dictionnaire fou du corps

Nous sommes là sur un livre clivant. De mon côté, j'ai décidé de plonger avec enthousiasme dans cette proposition débordant les tabous et invitant aux pétillements du cœur.

© Katy COUPRIE / Thierry Magnier

"Dictionnaire fou du corps" de Katy COUPRIE est une somme de définitions, 801 mots.
Il faut se méfier, en plus des onomatopées (zzzzz) d'autres sont faux (abdomignon). Vous trouverez, pour chaque, le sens propre et/ou le sens figuré, le sens anatomique ou spécifique
Le corps humain est ainsi présenté anatomiquement en pièces détachées, les organes, les os, les éléments plus petits et leur nom encore peu connus de tous: scapulo-huméral, wormien, xiphoïde, jéjunum.... Et premier choc, pour certains, les organes génitaux sont présents et pas seulement dans leur schéma anatomique interne.
Mais vous aurez aussi d'innombrables mots tournant autour de notre perception du corps: sa silhouette, sa beauté, ses mouvements en plus de ses fonctions (danse - sacre du printemps ou danse macabre-, jeu, acrobatie, rire, massage, loucher, bronzer, lévitation, se laver...).
Puis d'autres, pour pouffer de rire ou rire sous cape: pellicule, poil, pus, pet; rot, furoncle, se dégarnir ou tablette (de chocolat).

© Katy COUPRIE / Thierry Magnier

Exemple les pages consacrées au H : ha, habillé, haleine, hâle, hammam, han, hanche, haut-le-coeur, haut-le-corps, hep!, hérédité, hermaphrodite, hibernation, hirsute, hirsutisme, hiver, homme, hoquet, hormone, humain, humeurs, hybride, hymen, hypoderme, hypothalamus.

Le choix des mots est déjà subjectif: en plus de découvrir son corps, c'est toute notre façon d'en parler, d'en rire, d'en jouer jusqu'au désir qui apparait. Ce n'est pas qu'une vulgarisation scientifique, ici le corps est maltraité avec douceur, chatouiller avec ardeur et les petites brimades remises dans un contexte d'humour et de relativisation.
Puis les définitions se veulent jeux de mots, accompagnées de fausses citations (avec quelques vraies) : pour décapiter "Qu'on lui coupe la tête! Qu'on lui coupe la tête!" (La Reine de cœur). 

© Katy COUPRIE / Thierry Magnier

GALIPETTE n.f. 1* Sorte de roulade désordonnée que les enfants effectuent volontiers, en général la tête la première et en rigolant. Les adultes ne savent plus vraiment faire la galipette. Ils font le grand saut. 2* Fig. Faire des galipettes: faire l'amour. Voir Gymnastique, Sexe.

FANTÔME n.m. Corps de rêve sous un drap. Être impalpable, le fantôme se convoque, mais ne répond pas au téléphone. S'il laisse un mot, c'est "je reviens". Voir Esprit, Immatériel.

CHIRURGIE n.f. Fig. Choix de l'opération: addition, soustraction, multiplication ou division. Voir Ablation, Amputation, Césarienne, Greffe.

Bien-sûr il est question de sexe, déjà en les présentant avec différentes appellations, dans leur fonctionnement mais aussi dans de très nombreux mots associés. Accouplement, reproduction, extase, han, coït mais point de fornication ou de foutre: le langage, même s'il peut déstabiliser certains, n'en est pas moins choisi.

© Katy COUPRIE / Thierry Magnier

Et puis il y a l'aspect visuel. Le livre se veut une compilation de termes scientifiques et d'humour, les illustrations suivent cette tendance: des gravures anatomiques anciennes avec des dissections illustrées (stylisées ou très réalistes), des dessins d'écorchés, des schémas d'organes, des dessins du squelette; mais aussi des photos de bouches, d'yeux, de mains; mais aussi de très nombreux croquis sur le vif de mouvements et positions en gros traits colorés, des croquis de gestuel, des aplats de position, des ombres, des tâches.

© Katy COUPRIE / Thierry Magnier

Il s'agit d'un objet culturel. Des partis-pris, des choix audacieux, de petits chocs visuels, du jargon scientifique, des mots crus, des digressions. Au détour des pages, vous trouverez Batman, Louis de Funès, Einstein, Médusa, le Minotaure, Superman, Pinocchio, Vélasquez et tant d'autres (car les fausses citations nous ouvrent encore des portes!).

© Katy COUPRIE / Thierry Magnier

Le dictionnaire répond à de nombreuses questions possibles, déroute aussi, fait sourire, fera rire le plus jeune lectorat mais il garde ce je ne sais quoi, qui même après explication, laisse l'émerveillement de la découverte ou de la pratique (du développement amoureux jusqu'au désir et au plaisir par exemple).
Coup de coeur donc!

jeudi 2 février 2017

Sally Jones

Hum, hum, une narratrice gorille, une belle couverture. Oui, j'étais déjà presque conquise avant de lire "Sally Jones" de Jakob WEGELIUS.

© Jakob WEGELIUS/ Thierry Magnier

Nous le savons tout de suite, Sally Jones, d'un seul tenant pour l'interpeller - parce que les gorilles n'ont pas un prénom et un nom mais un seul patronyme -, est douée. Elle comprend le langage humain, sait lire et écrire - mais pas parler - et a de sacrées compétences en mécanique. Ce roman est son histoire, sa quête de la vérité après que son employeur et ami, Henry Koskela dit le Chef, se soit fait incarcérer à tort pour meurtre.
Ils sont arrivés à Lisbonne sur le bateau de Chef, une escale pour trouver une cargaison à transporter afin de renflouer les caisses. Un homme à la moustache fine leur propose le cheminement de carreaux de faïence, azulejos. Mais ce travail entrainera la perte du Chef. Il est arrêté et Sally Jones doit s'enfuir. Elle s'enfuit à travers une ville où personne ne veut d'elle, où elle fait peur. Elle est recueillie par Ana et Mr Fidardo.

© Jakob WEGELIUS/ Thierry Magnier

Son ami emprisonné pour 25 ans, elle décide de l'attendre, de lui rendre la vie plus douce et de prouver son innocence. Au fil des chapitres son enquête l'amène à se cacher pour ne pas risquer d'être enfermée dans le zoo de la ville, tuée, vendue... Et là voilà qui part en Inde avant d'être capturée.

Ce gros roman de plus de 500 pages se lit d'une traite. L'aventure est au rendez-vous, par les toits, par bateaux, trains ou avions, dans des conditions de bête incarcérée, de travailleuse ou de luxe. Parce que oui, Sally Jones est une bosseuse: elle est mécanicienne marine mais se voit aussi repriser des chaussettes, éplucher des oignons, réparer des accordéons, espionner un harem.
Elle nous enchante en jouant aux échecs, en luthier improvisé, en animal impulsif et affectueux.
Les personnages sont truculents, l'atmosphère sensorielle (colorée mais aussi musicale avec le fado, gustative avec quelques spécialités portugaises dont les pâtisseries pastei de nata ou les boissons d'homme). Les tribulations de ce gorille nous entrainent dans des enjeux politiques et commerciaux mais aussi dans des jeux de pouvoir, d'intimidation, d'amitié et de tendresse entre humains et entre humains et animal.

Le choix anthropomorphique est un parti-pris bien mené: Sally Jones comprend les hommes, se lie d'amitié, vit avec eux et même travaille mais elle reste ce grand singe un peu effrayant, déroutant les individus et entrainant une autre manière de voir les situations.
L'auteur, Jakob WEGELIUS, illustre aussi ses pages avec le portrait des personnages principaux, dessins de début de chapitre ou carte des voyages de Sally Jones entre le Portugal et l'Inde jusqu'au Pendjab.
Cela donne envie découvrir la première partie de la vie de Sally Jones, avant qu'elle ne rencontre le Chef, soit "Sally Jones, la grande aventure".

Pause jeunesse

Prendre du temps pour tapisser un abri pour l'enfant que j'étais. Cela servira peut-être...

jeudi 26 janvier 2017

Maladie - La Petite Communiste qui ne souriait jamais





"Cette trahison inacceptable, un uppercut ricanant et elle aimerait bien les trancher, ces trucs - elle ne prononce pas le mot seins -, cette reddition qui la précipite vers les autres : les filles du lycée. Auxquelles Dorina a tellement le désir de ressembler aujourd'hui, alors qu'elles étaient d'accord, avant, pour convenir que ces filles sont molles molles molles, du rahat*! On peut s'enfoncer en elles comme dans des coussins confortables. Et aujourd'hui, elle en vomirait, d'être devenue, elle aussi, confortable. Laide. Informe. Elle se manque, oh, oui elle se manque, et ce petit rituel aussi, auquel Nadia s'adonnait jusqu'à l'été dernier, le soir dans son lit: passer sa main sur son ventre tendu par les mâts que formaient les os saillants de ses hanches et, s'endormir alors, rassurée.
Ça progresse. Le Mal la recouvre, lape sa vie passée, doucement. [...]
Et tous ont l'air d'espérer que l'incident soit provisoire, pas cette lèpre qui l'envahit sous leurs yeux. Ils se tiennent à distance, Béla, son père. A la fin de la journée, s'il est satisfait, Béla hisse les fillettes sur son dos et il court dans la gymnase, elles rebondissent en riant, le visage rougi de plaisir. Je ne pourrai plus de toute ma vie être à califourchon sur ses épaules, se dit Nadia en les regardant, peut-être qu'il craint qu'elle ne suinte à travers ses collants, elle aussi a peur que quelque chose ne s'écoule d'elle sans qu'elle n'y puisse rien, elle est fendue, élargie. Sa sueur aussi semble s'être alourdie, le soir, elle renifle ses aisselles, stupéfaite d'y retrouver l'aigreur tenace qui imprègne la blouse de sa mère. Malade. Débraillée de l'intérieur. Béla tapote ses omoplates maladroitement pour l'encourager, il cherche sans doute un espace d'elle qui ne soit pas atteint."
(extrait de "La Petite Communiste qui ne souriait jamais" de Lola LAFON, Babel Actes Sud; photo de rahat*)
*confiserie roumaine (rahat loukoum)

dimanche 22 janvier 2017

Les parfumeuses - Warren 13


"- Inutile de t'inquiéter des parfumeuses, répondit Annaconda. Le village le plus proche est à une demi-journée de voyage. Jamais elles ne nous trouverons ici.
- Pardon, Votre Obscurité, mais qu'appelle-t-on une parfumeuse?"
Annaconda gémit.
" D'accord! Discutons-en."
Elle baissa les yeux vers le manuel et frissonna comme si un souvenir oublié lui revenait. L'image montrait une belle femme aux bras et aux jambes couverts de tatouages floraux.
"S'il l'arrive de rencontrer une parfumeuse - c'est très improbable -, tu ma reconnaîtras d'emblée à ces tatouages. Elle gagne une fleur à chaque sorcière qu'elle capture. Les meilleures parfumeuses en ont des centaines.
- Mais pourquoi nous capturent-elles?
- Parce qu'elles sont soi-disant de bonnes sorcières, adeptes de la magie blanche et désireuses d'aider. Ridicule! Pourquoi voudrait-on aider? Ces ignobles créatures flairent la magie noire. Elles sont capables de détecter une sorcière par l'odorat.
- Affreux! dit l'apprentie.
- Pire encore, continua Annaconda, elles savent que nous sommes vulnérables quand nous jetons des sorts, c'est donc dans ces instants qu'elles frappent. Elles nous attirent dans des flacons de parfums où nous demeurons à jamais enfermées."
(extrait de "Warren 13" de Tania DEL RIO et illustré par Will STAEHLE, édition Grafiteen)

Jeanne d'Arc magnésique - La Petite Communiste qui ne souriait jamais


"Comment rendre compte d'une petite fille qui décline les dangers comme autant de comptines dont elle sera bientôt lassée. [...]
Béla scrute ses cernes, son odeur, boit-elle suffisamment entre les entraînements? Et il doit également s'occuper de celles qui forment le décor maintenant, des figurantes: les autres filles de l'équipe. Ennuyeuses, prévisibles, leur peur et leur fatigue qu'elles tentent de dissimuler quand Nadia, elle, est une plante carnivore de dangers dont il faut la gaver. Elle suit ce que son corps dicte, ce corps capable d'inscrire le feu dans l'air, une Jeanne d'Arc magnésique. Elle grignote l'impossible, le range de côté pour laisser de la place à la suite, toujours la suite.
[...]
"Comment dire... Vois-tu chérie, Olga, maintenant, elle a... grandi. Que feras-tu?... Quand tu commenceras à perdre?"
Longuement, l'enfant fixe les femmes. Et d'une esquisse de sourire frondeur, elle s'extrait de l'abîme: "Je ne pense pas à perdre. Ce n'est qu'un début." Alors, attendries, on la laisse à l'enfance et, pour clore, on lui demande de chanter quelque chose en roumain, du folklore peut-être? La petite fronce le nez, se tourne vers sa comparse, elles se penchent l'une sur l'autre, conciliabule de chuchotements, puis, Nadia se redresse dans son fauteuil et, comme une déclaration d'indépendance, un chemin de traverse sans nœuds rouges, elle offre ses joues pâles et nues aux projecteurs e entonne, sans quitter la caméra des yeux: "Je suis un pe-tit gar-çon de bon-ne fi-gu-re je suis un pe-tit gar-çon la be-le a-ven-tu-re ô gué la bel-le a-ven-tu-re."
Autour de Nadia, les chiffres continuent de s'accumuler cet été 1976; cinq mille appels reçus à la Fédération canadienne de gymnastique en moins de trois mois, aux États-Unis, soixante pour cent d'appels supplémentaires aux urgences: celles qui ont voulu "jouer à Nadia" se sont cassé le poignet ou la cheville.
On dirait qu'elles ne craignent rien, de vrais garçons manqués, s’inquiètent les parents des petites filles de l'Ouest qui se suspendent aux branches les plus hautes des arbres et dînent en justaucorps, transpirantes et décoiffées. C'est une phase. Ça leur passera certainement."
(extrait de "La Petite Communiste qui ne souriait jamais" de Lola LAFON, Babel Actes sud; source Sipa Nadia Comaneci)

dimanche 15 janvier 2017

Les mots Oiseaux

La richesse des cultures, la richesse de notre culture. Notre langue fleurie est un bel exemple de ce que le rapports aux autres, au monde, offre de beau.

© Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

"Les mots Oiseaux" de Marie TREPS et illustré par Gwen KERAVAL propose par thématique de nous emmener en voyage à travers l’étymologie de la langue française. Ici pas d'arrêt particulier pour le latin ou le grec mais des aventures plus anecdotiques. Les gourmandises, vêtements, déplacements, mobiliers de maison, fêtes, faunes, nous dévoilent ainsi des voyages.
Les mots désignant des produits ou us de pays exotiques sont souvent dépendant de leur origine: la tomate, la babouche, le cacao, le bonsaï, la karaté, le judo ou encore le kangourou. D'autres mots sont, par contre, plein de surprise.

© Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

Des produits n'ont pas changé depuis leur création: le croissant de Vienne proposé après la fuite des Turcs, la baba polonais pour se remémorer la grand-mère, le bateau canoë ou canot pris l'un et l'autre des indiens arawaks ou l'exclamation italienne bravo qui a juste perdu son féminin et son pluriel (brava et bravi).
D'autres se sont modifiés légèrement: le pyjama indien, vêtement de jambes ramené par les anglais pour en faire un vêtement de nuit, le toboggan des enfants ancien traineau algonquin.

© Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

Nous découvrons le dragon végétal, le baldaquin perse, le bouquin hollandais comme petit livre et bois de hêtre sur lequel les textes sacrés sont écrits, le fantôme sur lequel nous marchons, l'ambre du cachalot ou grosse tête en portugais.

Quelques indices apparaissent dans les mots, explicités aussi pour certains comme le suffixe -ille diminutif espagnol pour jonquille par exemple
Et j'adore les bambins, bandits, brigands, malandrins, camarades, chenapans, espiègles (Till Eulenspiegel)...

 © Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

Le tout est un abécédaire thématique et facétieux, parfait pour donner envie de voyager et de sourire.

samedi 14 janvier 2017

Mooc littérature jeunesse et Kitty Crowther

... un billet fait en juin 2017 que je renvois dans le passé pour ne pas bloquer ma page d'accueil...


Juste pour confirmer, si besoin était, toute l'admiration que j'ai pour cette auteure/illustratrice.
J'aurais adoré continué à travailler sur son œuvre... alors après un Mooc littérature jeunesse effectué, ses conversations lues... je visionne un de mes professeur éphémère, Michel Defourny, parlant d'un de ses livres.




mercredi 11 janvier 2017

"On ne nait pas femme, on le devient." - Ces instants-là


"Elle nage dans le lac de la montagne glacial pour se laver de sa sueur. Sur la surface bosselée de l'eau ondoie un visage. Simone de Beauvoir est assise sur les rochers et l'observe d'un air hautain. Elle porte un manteau de laine élégant, un petit chapeau chic et un foulard détaché autour du cou.
Tu mets de l'argent dans ton écrin de couture sous du croquet et des rouleaux de biais parce que tu ne lui fais pas confiance? N'as-tu pas de dessein plus grand? Ne sais-tu pas que sans rêves et ambitions, nul ne parvient à tirer quoi que ce soit de la vie?
[...]
La vie trouve son sens par l'action. Et ton action, c'est donc ceci, dit Simone, dont la voix porte doucement sur l'eau.
Tu ne voies pas que j'essaie de me raccrocher à ce qu'il y a de positif dans le quotidien? se défend-elle.
Ça manque un peu de conviction, entend-elle venir des rochers.
Il y a une différence entre vivre ici et à Paris. Pas pareil non plus que la vie dans Le Deuxième Sexe, dit-elle en recrachant de l'eau.
Oui, mais sais-tu si c'est mieux à Paris?
Toutes les possibilités y sont ouvertes, des milliers de possibilités, souffle-t-elle sous l'eau.
Et la tristesse. Pas seulement celle sur laquelle on écrit, mais aussi celle qui étouffe.
Mais tu as l'université et l'art, halète-t-elle en poussant fort sur ses jambes.
Tu rêves de vivre des choses. De faire ce qui est vraiment grand? demande Simone.
Oui, admet-elle. Et chaque fois que je prends conscience de la distance qui me sépare du but, s'insinue une insatisfaction qui empoisonne tout.
As-tu songé que tu employais tes forces aux mauvaises tâches?
Oui, mais les mauvaises tâches doivent être accomplies aussi. Il faut faire preuve de responsabilité.
A quel égard?
Les petits et le travail, dit-elle en grimpant sur les rochers. Glissants comme des anguilles et coupants.
Ta plus grande responsabilité, c'est toi! Il faut que tu prennes ta place, dit l'écrivain parisienne qui n'a pas d'enfants."
(extrait de "Ces instants-là" de Herbjorg  WASSMO, éditions 10/18; source photo)