samedi 8 octobre 2011

Neandertal (et des poussières)

© Yann FASTIER et MORVANDIAU/ L'atelier du poisson soluble

Je n'en avais pas parlé après la lecture. Quelle erreur! Parce qu'il faut bien l'avouer "Neandertal (et des poussières) " de Yann FASTIER et illustré par Morvandiau est une petite bombe d'humour. Pour tout dire il m'a valu des fous rires dans le métro (et ce n'est pas si courant que cela, et pour moi, et pour les autres).
Yob dévoile des moments de sa vie préhistorique autour d'une vingtaine d'histoires. Mais ne vous y fiez pas, même si certains détails peuvent rappeler ces temps anciens, le propos est très moderne.
Alors oui Yob parle de leurs moyens de survivances (chasse, pêche et ce feu que les Cro-magnons maîtrisent, eux les arrogants), des relations dans la communauté, avec les femmes, avec les autres communautés. Les situations quotidiennes sont revues et corrigées, des apéro, de l'écossage de chenilles, des gazelles qui taquinent les chasseurs, des fossiles gelés.
L'humour vient de l'anachronisme des réflexions, des valeurs. Les références culturelles sont à toutes les pages, cinématographiques, d'atmosphère d'enfants des années 80 (le kiki de tous les kiki, Cheeta accompagnant Tarzan, Rahan). Mais aussi par les références à l'évolution (pousse opposable, position debout, venir du singe ou de la mer), aux connaissances anthropologiques, historiques (dinosaures) et aux inventions.
Les histoires débattent de racisme, de naissance de l'univers ou de Création avec Adam et Eve (Nadam' et Ef), de sagesse, d'art "contemporain" et rupestre, de moralité, de gustatif.

© Yann FASTIER et MORVANDIAU/ L'atelier du poisson soluble

L'évolution arrive aussi pour le langage, de nouveaux mots aux notions complexes que l'on trouve en allant faire pipi au fond de la grotte, là où il fait noir et où il y a un bruit d'eau. Le style de Yann FASTIER apporte aussi ces métaphores très parlantes dans le contexte. Il joue avec les images, avec les mots, avec nos propres réflexions contemporaines et c'est jubilatoire.

© Yann FASTIER et MORVANDIAU/ L'atelier du poisson soluble

Les illustrations de Morvandiau apportent comme un esprit caricature qui soutient aussi l'humour du texte.

Et au final, il fait parti de ces livres que j'aime lire à voix haute à une tiers personne, adulte qui plus est. A relire aussi après avoir relu "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy LEWIS.

Merci à L'atelier du poisson soluble!

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