dimanche 21 mars 2010

Kô et Kô, les deux esquimaux


© Pierre GUEGUEN et Maria-Helena VIERA DA SILVA/ Chandeigne

« Kô et Kô, les deux esquimaux » de Pierre GUEGUEN et illustré par Maria-Helena VIERA DA SILVA est un petit bijou d’approche pourtant difficile. L’image et la topographie ne sont pas tout de suite appréciables, il faut y revenir.

© Pierre GUEGUEN et Maria-Helena VIERA DA SILVA/ Chandeigne

Je suis arrivée à ce livre pour deux raisons. D’une part à cause de ces illustrations qui ressemblent, il faut bien le dire, plus à des tableaux ou des fresques épurées et abstraites qu’à des images illustrantes. Après j’ai un faible pour les ethnies, celles du froid m’ont longtemps interpellées, l’appel du nord, des loups sûrement.

© Pierre GUEGUEN et Maria-Helena VIERA DA SILVA/ Chandeigne

Et puis Ribambelle en parlait avec tant d’enthousiasme comme une proposition de jeu aussi : il ne faut pas oublier que les personnages sont à découpés dans les dernières pages pour suivre et s’approprier l’histoire.

Il s’agit là d’une proposition de l’artiste peintre VIERA DA SILVA, je ne sais pas comment les textes très poétiques de GUEGUEN sont arrivés mais les deux sont comme des appositions d’œuvres.
© Pierre GUEGUEN et Maria-Helena VIERA DA SILVA/ Chandeigne

Le bestiaire et le paysage sont très artistiques, modernes et en même temps assez conformes à une idée que je me fais de l’art inuit. Beaucoup d’animaux, sauvages, aux contacts quotidiens, mi-animal, mi-dieu. Chacun peut être autant un adversaire qu’un allié en fonction de la situation. Même l’architecture et la communauté apparaissent un brin.

© Pierre GUEGUEN et Maria-Helena VIERA DA SILVA/ Chandeigne

Le texte est lui aussi très ciselé, poétique et dépaysant : les phoques « phoque-trottent » et « la terre est à présent toute bossue de montagnes neigeuses, on dirait un plat d’œufs à la neige. Des sapins pompent la neige sans rien dire. »

8/24

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