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lundi 18 mai 2015

Comment parler de l'islam aux enfants

Il m'a fallu du temps pour le lire. Et pourtant, je l'ai demandé pile au moment de l'actualité. Je l'ai commencé aussi ces jours-là, puis je l'ai refermé, mis sur une étagère et n'ai pas voulu le reprendre. Pourquoi donc? Parce que le sujet provoque des à-priori, parce que mis à toutes les sauces, il devient une étiquette, parce que je ne voulais qu'être positive (sans regarder plus loin qu'une conscience bien-pensante)... parce qu'il me fallait du temps pour que je n'en pense plus rien.
Comme toute la collection "Comment parler de... aux enfants", nous avons sous la main une ressource pertinente aux questions de nos bambins. Composé de deux parties, la première est plus une présentation du sujet pour les parents, les enseignants, les adultes ou adolescents qui veulent en savoir plus. Elle reprend l’historique, la contextualisation, les différents éléments de débats. La seconde est une suite de 15 questions partant d'une image et auxquels l'auteur répond sur trois tranches d'âges, les 5/7 ans, les 8/10 ans et les 11/13 ans.


"Comment parler de l'islam aux enfants" de Gérard DHOTEL est justement important à plus d'un titre.
La première partie nous rappelle les fondements de cette religion, une des trois monothéistes. La distinction entre islam, la religion, Islam la culture et islamisme comme relecture politique des textes sacrés. Elle présente les différentes branches et courants. La parole se fait par le prophète, un personnage qui a véritablement existé: Muhammad (déformé en Mahomet par les européens).
Le texte s'appuie ensuite sur ses bases: la foi, la soumission et la recherche de la perfection et reprend en quoi cette religion est incarnée, ritualisée, dans le quotidien (et pas seulement par des débats politisés) et pleine de bienveillance.


La seconde partie pose les questions, quelques fois toutes simples mais pas si simplistes. Elles vont manger des gâteaux! amène la question du ramadan, de ce jeûne et de ce que cela représente et de manière pratique pour les musulmans et de manière symbolique dans la religion. Une autre question renseigne sur les interprétations du Coran et la difficulté qu'ont les musulmans de se mettre d'accord. Puis quelles sont les autorités religieuses? Comment l'islam est-il implanté en Afrique? Ou très marqué par les événements de janvier: qu'est-ce le djihad ? et la question du terrorisme.


Il ne faut pas se freiner par l'aspect un peu froid du livre. Malgré les photos qui permettent une personnification quelque fois ou un retour à du concret visuel, l'amas de texte peut effrayer mais reprenez le livre, rouvrez-le, profitez-en pour une discussion et là il apportera bien des éléments constructifs. 
Le livre est ainsi très bien fait. Écrit par un non musulman, il se penche sur tous les aspects de la religion pour offrir une vue d'ensemble. Les fiches proposées aux enfants répondent bien aux questions et ouvrent le débat.
Je confirme ma volonté de présenter le plus tôt possible les religions aux enfants. Même si nous sommes dans un pays laïque, les religions sont dans les maisons, du quotidien de nombreux enfants et leurs parents. Il est ainsi nécessaire de s'informer, de connaître ou de savoir où piocher les informations pour ne pas faire d'amalgames, quelle que soit la religion ou la culture de l'autre. Vous trouverez ici un interview de l'auteur après les assassinats.

Merci aux éditions du Baron perché!

jeudi 3 décembre 2009

Les douze manteaux de maman

« Les douze manteaux de maman » de Marie SELLIER et Nathalie NOVI est vraiment un livre sur la relation mère-enfant.

Marie SELLIER propose là des humeurs de maman, changeante, merveilleuse, fragile, efficace, tendre. Elle offre un panel très large et superbement bien vu sur les différents états d’une maman quelquefois fatiguée… tout cela en ne parlant que de ses manteaux… douze, comme les saisons (par forcément de la terre), mais plutôt d’une vie ou d’une journée… de maman. Cette auteure mérite de s’attarder, pour son inventivité, son rapport à l'art, voir ici dont est tiré la couverture.

J’ai aussi beaucoup d’admiration pour les illustrations de Nathalie NOVI, personnage étrange aux chapeaux à imiter. Avec un immense plaisir j’avais pu aller à une de ses expositions lors de notre escapade normande, Ribambelles&Ribambins me redonne envie (nous n’avons pu ramener qu’une affiche, à suivre)… J’aime les couleurs chatoyantes ramenées d’Afrique noire ou du Nord, ces références picturales, ces costumes bigarrés, ouatés, chauds et doux… et ces paysages, décors impressionnistes d’une humeur plus que réalistes. Me reste en mémoire, tout de même, une vue d’une colline orageuse que j’aurais aimé vous proposé quand je parlais de l’odeur après l'orage. J’aurais aimé un livre d’exposition mais bon ce premier en notre possession, « Les douze manteaux de maman» permet déjà à la maman que je suis de me fondre avec bonheur dans ces illustrations pas si enfantines.

*source illustrations Nathalie NOVI

Pour en revenir à ce manteau, capeline de sorcière, châle de réconfort, j’aime ce parti-pris pas du tout mode mais bien émotif. J’aime la part d’ombre du manteau de brume, des yeux de plume de paon qui lancent « des éclairs de colères et font des trous partout », mais aussi ce côté vol au vent, cet emmitouflement déjà effectué avec un peignoir mais aussi un manteau duveteux, chaud... non, non pas bleu mais fushia…. De très beaux extraits sont remis en scène . Bellesahi m’avait intriguée et Katell harponnée ici. Sylvie vous dévoile les couleurs du manteau .