lundi 24 août 2015

Au temps d'Azur et Asmar

Les dessins animés de Michel OCELOT me plaisent. Je n'en ressors pas avec la même émotion qu'après un MYIAZAKI mais je ne peux pas nier que j'adhère même à ses histoires un peu trop gentillettes. J'aime beaucoup "Azur et Asmar" peut-être justement parce que les références sont nombreuses. Avec "Au temps d'Azur et Asmar" de Sandrine MIRZA, mon côté documentaliste est comblé.

© Sandrine MIRZA / Nathan

Les thèmes se déploient sur une double page et allient images du film, textes, photographies et iconographies. Les premiers chapitres mettent en valeur le contexte géographique, historique et religieux du monde musulman au Moyen Age. Se côtoient les empires sassanide, byzantin et les royaumes franc et wisigoth; puis les empires byzantin, abbasside et carolingien, le tout avec des cartes et des focus sur les villes, les conquêtes, les puissants. L'islam est présenté entre autre avec le zakat (aumône aux pauvres dont vit Crapoux) ou les mosquées.
Une part importante offre aux yeux les richesses de l'artisanat avec les gouts de luxe des puissants, magnifiques palais avec jardins, discrétion assurée, moucharabieh, peintures sur bois et tapis floral. Mais aussi le commerce des souks avec les tissus (brocarts et satins), parures de femmes (bijoux, henné, khôl et parfums). Ou la richesse des saveurs avec les épices, le sucre.

© Sandrine MIRZA / Nathan

Il s'agit là du merveilleux connu. Mais comme le film qui portait haut la volonté d'accepter les différences, ce documentaire montre combien le Moyen-Orient est riche de ses idées et de ses sciences. Les femmes des milieux aisés étaient éduquées et toutes pouvaient travailler et même atteindre des postes à pouvoir. Une tolérance des religions est de mise, les idées circulent, les sciences sont transmises, partagées, avec une approche globale surtout attirée par l'astronomie, les mathématiques et la médecine sans dénigrer les arts (musique, motifs iconographiques géométriques et florales, calligraphie).

© Sandrine MIRZA / Nathan

Avec 14 chapitres, ce livre fait la part belle à la somptueuse culture du Moyen-Orient en finissant par le merveilleux. Une très belle approche et mise en lumière, à offrir pour savoir regarder autrement autrui.
Magnifique apport au film!

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