mercredi 23 mai 2012

Quelqu'un

"Quelqu'un" de Christine NÖSTLINGER et illustré par JANOSCH est un petit livre sur la recherche de soi.

© Christine NÖSTLINGER et Janosch/ La joie de lire

Quelqu'un est un nomade. Toute l'année il est sur les routes, chaparde ici et là pour manger, se cache dans une grange et continue son chemin. Il suit les saisons en descendant vers le sud pour avoir un hiver doux et remontant vers le nord dès le printemps pour un été modéré. C'est quelqu'un ou personne.
Parce que personne ne le remarque, personne ne lui parle ou presque et c'est aussi quelqu'un "Voilà quelqu'un qui vient" et les enfants dans les pays qu'il traverse, qu'il voit chaque année lui envoient des "Bonjour, Monsieur Quelqu'un!".

Un jour il tombe malade et se trouve ramené devant la maison d'une femme ronde comme une citrouille. Elle le soignera, l'alimentera et il y restera tout l'été, sans bouger de la maison.
Parce que oui Quelqu'un est amoureux.

Mais l'aspiration des routes, de l'errance, revient avec l'arrivée des raisins à maturité. Un jour Quelqu'un part, la femme ronde le savait.
Sur sa route, les saisons, les montagnes, les mers, les pays et... les hommes. Quelqu'un devient quelqu'un. Il chemine de par la route avec une troupe de cirque, chemine à travers les mers avec un vieux capitaine...
Mais un jour, le cheminement le ramène vers elle, la femme citrouille.

© Christine NÖSTLINGER et Janosch/ La joie de lire

Christine NÖSTLINGER offre là un livre sur le cheminement, la découverte de ce que nous attendons de la vie. L'errance est magnifique, la marche envoutante et les rencontres humaines prennent tout leur sens. Elles sont choisies, appréciées jusqu'à la lie.
C'est aussi un livre de grands bonheurs et petits présents, la chaleur du soleil dans le dos, les bateaux sur la mer, le rouge à travers le vitrail d'une église au lever du jour mais aussi une pierre polie, une plume.
Il est aussi question d'amour et même d'amour physique, de cette chaleur des corps (mais n'hésitez pas la lecture en est toute bien pensante).
La conclusion est, elle aussi, superbe. Ouverte, de liberté, d'attachement choisi, d'amour et il est beau qu'un seul prénom existe dans ce livre, comme un accomplissement de soi mais pas totalement.

© Christine NÖSTLINGER et Janosch/ La joie de lire

Les illustrations de Janosch sont comme des impressions, les hommes ne prennent "ancrage" qu'après s'être vraiment rencontrés... Elles sont aussi ponctuées de détails comme trouvés au bord des chemins.

2 commentaires:

  1. Ah, mon Dieu, Vanessa, que tu donnes envie !! Merci !!

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  2. Lily:... mais je pouvais te le prêter ;))))))))

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