jeudi 10 novembre 2016

"[...] il lève les yeux vers le gamin qui vient de dire une phrase, une phrase où il est question d'écrire une lettre, comme si cela changeait quoi que ce soit, comme s'il y avait un but à ça." - Le coeur des hommes

"Ce gamin a quitté une bonne place sur une barque à rames, qui passe son temps plongé dans les livres [....] Bon à rien. Inutile. Tout comme l'homme assis face à lui, le directeur de l'école en personne. Est-ce la soif de poésie et de savoir qui les rends à ce point propres à rien?
Inutile. Oui. Bon à rien. Peut-être. Mais pas tout à fait, pas complètement, il est capable d'en aider certains, et à sa manière. Il a dans sa poche une lettre de Maria, ou un morceau de papier, la seule chose qu'elle ait pu envoyer, quelques mots qui expriment sa gratitude, et ses rêves. [....] Peu de choses comptent autant que de recevoir une lettre. Une manière de proximité habite les lettres, elles abolissent les distances et sont une compagnie précieuse et durable pour l'être humain, elles le réchauffent, longtemps après avoir été lues."
(extrait de "Le cœur de l'homme" de Jon Kalman STEFANSSON, folio; couverture étrangère de son nouveau livre "D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds"... le contre-courant, l'idée aussi de faire une part...)

... Non, non, je n'aime pas du tout cette trilogie. "Entre ciel et terre", "La tristesse des anges" et "Le coeur des hommes" sont à mettre dans toutes les bibliothèques. Et à chaque âge de la vie, leur lecture nous apportera encore et encore de précieuses bribes.
Tellement beaux, tellement puissants, que je n'ai pas réussi à en parler.

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