mardi 22 juin 2010

Le ballon de Zébulon

© Alice BRIERE-HAQUET et Olivier PHILIPPONNEAU/Auzou

Un nouveau coup de cœur! Un de plus me direz-vous! Oui bien-sûr un de plus et quel bonheur de découvrir ici et là de petites merveilles pour tous les lecteurs (tous les âges devrais-je dire). "Le ballon de Zébulon" d'Alice BRIERE-HAQUET et illustré par Olivier PHILIPPONNEAU est de ces livres pour les plus jeunes qui peuvent suivre l'évolution et ne se démodent pas avec l'âge du lecteur. Du direct mais aussi beaucoup de poésie, un propos non bêtifiant mais juste, entre autre.

© Alice BRIERE-HAQUET et Olivier PHILIPPONNEAU/Auzou

Zébulon est ce petit animal, mi-chien mi-"souriceau zébré", qui joue avec son ballon de baudruche: un superbe ballon rouge, un ballon qui l'accompagne partout, un ballon doudou. Mais il s'envole laissant Zébulon seul dans le noir. Et là, trompé par manque de luminosité et la couleur rouge, il part à sa recherche pour découvrir le rouge ailleurs. Ce rouge aussi important pour les autres occupants des lieux. De cette perte, des rencontres, des soutiens et réconforts, Zébulon cherche, se fait câliner, va de l'avant... pour découvrir qu'il n'a plus peur de la nuit et que avancer amène à rencontrer des amis.
Le texte d'Alice BRIERE-HAQUET est comme une comptine "Petit Zébulon, arrête de pleurer, ton ballon, on va le chercher. Un de perdu, dix de retrouvés!" Par la répétition douce, ce va et vient des yeux (en-haut, en bas) et ces animaux, rencontrés par hasard offrant leur affection, la lecture est douce et permet de regarder l'obscurité et l'aventure de la vie, la nouveauté, comme une étape toute en sensibilité.

© Alice BRIERE-HAQUET et Olivier PHILIPPONNEAU/Auzou

Sans oublier que le contact avec les autres apparait là rassurant et soutenant dans les étapes de vie: chouette, colombes, escargots ou asticots, tous ensemble.
Le travail de cette auteure est à suivre .

© Alice BRIERE-HAQUET et Olivier PHILIPPONNEAU/Auzou

Les gravures d'Olivier PHILIPPONEAU sont de véritables merveilles: du noir, du blanc et du rouge. Le résultat est stylisé et permet aussi vraiment une approche de la nuit, une approche des contours, des matières, des illusions d'optique. La ligne directive (ou le rond rouge directeur) permet aussi d'entrer dans une image, de découvrir les autres par un point reconnu, rassurant.
Qu'est-ce que ces gravures sur bois sont belles... allez donc voir le travail de cet artiste à suivre sur son blog.

*source blog d'Olivier PHILIPPONEAU

Le superbe billet d'Emmyne
Celui non moins intéressant de Papier de soie ici
22/24

2 commentaires:

  1. Ta reflexion est très juste " ces livres pour les plus jeunes qui peuvent suivre l'évolution et ne se démodent pas avec l'âge du lecteur.". Un très beau livre ( sous le charme du travail d'illustration aussi ! )

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  2. Emmyne: rho oui... un comme on en voudrait encore et encore.

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