... juste une photo des lectures de la semaine, juste au cas-où, pour en parler, pour ne pas en parler, pour se rappeler, pour continuer...(rajout du 24/01/2011: parce que par manque de temps j'en parlerais mal, parce que j'attends, trop...)
et à voix haute s'il vous plait ! ... pour adultes, pour enfants... pour réfléchir, pour se divertir, pour s'éveiller, pour les apprentissages de vie...
jeudi 11 novembre 2010
lundi 8 novembre 2010
Petites bêtes en tout genre
© Philip ARDAGH et Mike GORDON /Le pommier"Petites bêtes en tout genre" de Philip ARDAGH et illustré par Mike GORDON est un livre qui revient bien en histoire du soir. Fait de petites historiettes, nous suivons Simon et son chien Football dans sa maison... une maison ordinaire où il se passe des choses extraordinaires. Grâce au gardien Jasper, certaines découvertes deviennent plus construites et expliquées. Ici ce sont de petites bêtes volantes, rampantes, piquantes qui rentrent dans la maison ou dans le jardin. A chaque fois ce sont environ 4 pages consacrées à un spécimen... des cases de bandes dessinées, des petits focus scientifiques et des insectes (ou araignées) douées de la parole.
Ce livre reprend l'anatomie des insectes et des arachnides, leur vision, leurs ailes. Et après offre de beaux débuts d'explication sur les guêpes, les abeilles et le miel, les araignées, les papillons et cycle de vie, les fourmis, les scarabées, les insectes d'eau, les libellules, le scorpion, les phasmes,les mantes,
le ver luisant, le ver à soie, le moustiques, les nuisibles ainsi qu'une classification bienvenue. Cela tombe bien, j'ai à la maison un entomologiste en herbe.
Et puis comme avec les minipommes (collection pour les plus grands) dont je vous présentais "Au coeur des émotions" de David SANDER, Sophie SCHWARTZ et illustré par Clotilde PERRIN, les auteurs se présentent en début de livre... une accroche de plus pour les bouts de choux.
Vous retrouvez dans la collection (?!) "La maison de Simon" le corps, l'espace, les dinosaures...
dimanche 7 novembre 2010
L'enfant qui mangeait des margouillats
"L'enfant qui mangeait des margouillats" de Mercè LOPEZ est un livre pour enfant à deux niveaux. Soit une lecture simple et déjà fabuleuse, soit la lecture appuyée avec quelques détails de plus... ainsi il offre des nouveautés par rapport à l'âge du lecteur. C'est vraiment un livre qui mérite le détour.
Thiekoro, "le vieux", jeune garçon appelé ainsi en hommage à son grand-père, squatte les rues de sa petite ville d'Afrique de l'Ouest. Il ne va pas à l'école et sa réputation le dit très malin et très rapide, si rapide qu'il chasse et mange les margouillats. Pendant son activité favorite, il rencontra un jour un margouillat géant très pâle, sans couleur. Il se prend de pitié pour le reptile si triste et va l'emmener chez le marabout pour l'aider à retrouver ses couleurs. "Ton margouillat a oublié d'où il vient, qui il est et où il va. Et avec ses souvenirs, ses couleurs s'en sont allées. Tout comme les fils de l'Afrique."
Thiekoro, "le vieux", jeune garçon appelé ainsi en hommage à son grand-père, squatte les rues de sa petite ville d'Afrique de l'Ouest. Il ne va pas à l'école et sa réputation le dit très malin et très rapide, si rapide qu'il chasse et mange les margouillats. Pendant son activité favorite, il rencontra un jour un margouillat géant très pâle, sans couleur. Il se prend de pitié pour le reptile si triste et va l'emmener chez le marabout pour l'aider à retrouver ses couleurs. "Ton margouillat a oublié d'où il vient, qui il est et où il va. Et avec ses souvenirs, ses couleurs s'en sont allées. Tout comme les fils de l'Afrique."
Étape par étape, Thiekoro et le margouillat iront à la rencontre des personnages de l'Afrique. Une Afrique de l'oralité, du contact, du partage et de la spiritualité. Les hommes bleus du désert, les Touaregs, apportent leur aide. Mais aussi la "famille d'Afrique" dans son hospitalité, ses générations confondues, ses discours, légendes et sagesses, offre un soutien. Les hommes sages avec leur langue des masques et aussi les musiciens transmettent une part de l'Afrique.
A chaque fois, c'est une entrée dans une particularité de l'Afrique: sa spiritualité, sa musique et son rythme, sa vie en famille, à l'extérieur de l'habitat, sa terre. Le tout apporte une sagesse africaine, savoir reprendre goût à la vie après une épreuve.
A chaque fois, c'est une entrée dans une particularité de l'Afrique: sa spiritualité, sa musique et son rythme, sa vie en famille, à l'extérieur de l'habitat, sa terre. Le tout apporte une sagesse africaine, savoir reprendre goût à la vie après une épreuve.
A chaque aide, un détail est mis en avant: les trois thés, les symboles touaregs, les instruments de musique, les noms des masques... ainsi après l'histoire c'est aussi une initiation à l'Afrique avec des mots de Bambara (dialecte du Burkina Faso) au cœur du texte.
Cette fable de griot est servie par des illustrations très chaudes aux aplats de couleurs très caractéristiques: la terre ocre est là, partout et nous accueille, nous entoure, nous submerge presque. Et j'aime beaucoup ces visages où une touche de bleu donne à cette peau noire/caramel des nuances fascinantes. Et c'est vrai que cette touche de bleue (même sur peau blanche) m'émeut au plus haut point, avec les visages des jeunes gens de David JAMIN.
vendredi 5 novembre 2010
Devine ce que j'ai trouvé au Bois des Dragons
"Devine ce que j'ai trouvé au Bois des Dragons" de Timothy KNAPMAN et illustré par Gwen MILLWARD est une belle petite référence sur les dragons. Ici c'est un dragon qui découvre un Benjamin et le ramène chez lui. Il s'intéresse à cette espèce inconnue. Lui et ses proches n'en avaient encore jamais vu. Et les découvertes sont nombreuses autant en famille où le dragon le ramène, qu'à l'école où le programme est changé pour étudier le spécimen.
Une belle présentation de ce qui est nouveau, de ces êtes fictifs que sont les êtres humains d'un côté, les dragons de l'autre.
... des dragons qui ont peur d'aller dans le monde des Benjamin...
L'histoire nous amène à l'école mais aussi dans une chambre ou autour d'une assiette de choses mangeable qu'à Koh lanta... et des parties de foot. Le quotidien d'un petit garçon permet aussi comme un King Kong enfantin ramené sur la terre des hommes, du monde, des phares d'hélico sans la fin malheureuse. Ce livre permet de regarder derrière les apparences, de garder la curiosité et d'ouvrir l'amitié aux autres.
... des dragons qui ont peur d'aller dans le monde des Benjamin...
L'histoire nous amène à l'école mais aussi dans une chambre ou autour d'une assiette de choses mangeable qu'à Koh lanta... et des parties de foot. Le quotidien d'un petit garçon permet aussi comme un King Kong enfantin ramené sur la terre des hommes, du monde, des phares d'hélico sans la fin malheureuse. Ce livre permet de regarder derrière les apparences, de garder la curiosité et d'ouvrir l'amitié aux autres.
Bien plaisant. Et les illustrations de Gwen MILLWARD apportent de l'humour et ses dragons sont vraiment magnifiques de "gentillesse"... même s'ils mangent les ballons de foot!
Arrivage jeunesse
Bon, ça y est, c'est confirmé, je suis une addicte dans un domaine: le livre jeunesse.
- du Kitty CROWTHER (parce que j'aime par-dessus tout ce que cette artiste propose, si vous n'en êtes pas convaincue, n'hésitez pas à suivre ce lien (et dire qu'il y en a encore plus de 10 dans notre bibliothèque dont je ne vous ai pas encore proposé la lecture!)
"Le petit homme et Dieu" et "La grande ourse" avec son compère écrivain Carl NORAC aux éditions Pastel
- la troisième saison des "Blue cerises" de Jean-Michel PAYET, Sigrid BAFFERT, Maryvonne RIPPERT et Cécile ROUMIGUIERE des éditions Milan
- "Ecoute-moi" de Komako SAKAI dont j'ai le fabuleux "Une sirène chez les hommes" des éditions École des loisirs
- "Il n'est jamais trop tard" de Giovanna ZOBOLI et illustré par Camilla ENGMAN des éditions Hélium dont parlait avec envie La boite à thé.
jeudi 4 novembre 2010
Le voleur d'enfants
Depuis que je l'ai vu sur le blog de son illustrateur, "Le voleur d'enfants" de Mickaël ESCOFFIER et illustré par Clément LEFEVRE, je suis intriguée. Alors après "Le pitou" du même duo, le voici dans notre bibliothèque. Et ce livre est un coup de coeur pour nos chères petites têtes.
Le voleur d'enfants a "de longues dents pointues, comme des couteaux". Il part la nuit dérober dans les maisons les enfants endormis. Il se confond aux ombres du soir, il a une hotte mais pas pour offrir des cadeaux mais bien pour transporter les enfants. Des garçons et des filles...
et le lendemain l'ogre a faim...
L'histoire est belle, décalée et offre ce mystérieux dans la peur, le cauchemar et l'espoir. J'aime beaucoup ce personnage. "On ne sait pas d'où il vient. Qui il est, encore moins. Mais on imagine le pire." La transmission et le passage sont aussi présents comme une continuité, une belle vision. Quel dommage que Mickaël ESCOFFIER ne nous ai pas offert encore plus de pages, j'aurais aimé le suivre dans un ou deux périples supplémentaires et profiter de ces lignes comme une comptine...
et le lendemain l'ogre a faim...
L'histoire est belle, décalée et offre ce mystérieux dans la peur, le cauchemar et l'espoir. J'aime beaucoup ce personnage. "On ne sait pas d'où il vient. Qui il est, encore moins. Mais on imagine le pire." La transmission et le passage sont aussi présents comme une continuité, une belle vision. Quel dommage que Mickaël ESCOFFIER ne nous ai pas offert encore plus de pages, j'aurais aimé le suivre dans un ou deux périples supplémentaires et profiter de ces lignes comme une comptine...
Les illustrations de Clément LEFEVRE sont toujours une merveille. Des harmonies de couleurs forment une atmosphère étrange et frissonnante. Des détails sont de vrais cauchemars: des couteaux aiguisés, des dents pointues, des oiseaux de mauvaises augures, des cages à cadenas...
© Mickaël ESCOFFIER et Clément LEFEVRE/ Chocolat jeunesse
Ses personnages sont à chaque fois très fouillés en imaginaire faune/flore et humain : le voleur est superbe avec ce masque/arbre sur les yeux, ses plumes/duvet en guise de cheveux. J'aime aussi les pages où les animaux sont dans le mouvement et le cri. Et j'ai l'impression de voir le pitou sur un rebords de fenêtre...
Et plus tard un accompagnement pédagogique autour du livre sera proposé sur le site des éditions Chocolat.
mardi 2 novembre 2010
Gargouillis
C'est en cherchant d'autres albums jeunesse sur le corps que je suis tombée sur celui-ci. "Gargouillis" de Nina BLYCHERT WISNIA est un vrai bonheur!
Sous des dehors humoristiques, toutes les questions sur le ventre trouvent une réponse et une illustration inoubliable. D'ailleurs elles m'ont assez déconcertées pour certaines, où l'on y voit des personnages comme dessinés par un enfant. Oui mais voilà, c'est aussi ce qui fait le charme de ce livre.
L'album est chapitré comme un cours de biologie déjanté fait d'affiches et de schémas anatomiques, le tout en gaité et originalité. Il nous montre l'extérieur, l'intérieur et les fonctions du ventre. Petit, grand, creux, gros ventre. Le nombril prend aussi une signification... signe de la naissance, à l'aspect différent mais aussi preuve des mammifères.
© Nina BLYCHERT WISNIA/ Rouergue
Un système digestif qui change en fonction des animaux et de leur nourriture (à chaque fois les choix sont instructifs: un cheval ne peut pas vomir, un écureuil mange ses crottes pour reprendre les nutriments perdus lors de la première digestion, le nombre d'estomac des ruminants) mais aussi les astuces d'un loup (au ventre de pierres).
C'est aussi une illustration des évacuations: rots, pets, vomi, fèces et urine... et aussi de tous les noms de ventre et les expression qui le reprenne.
© Nina BLYCHERT WISNIA/ Rouergue
C'est aussi une illustration des évacuations: rots, pets, vomi, fèces et urine... et aussi de tous les noms de ventre et les expression qui le reprenne.
Le ventre devient un monde en soir... un monde peuplé de garçon déguisé en superman, de fillette déguisée en superman mais aussi d'animaux plus ou moins exotiques et aussi de faune fictive.
L'album fourmille d'accroches pour les enfants et les illustrations nombreuses sur chaque page offrent de multiples propositions et jeux ou astuces (recette de brioche, labyrinthe, découpage). Chose non négligeable les sous-couvertures ainsi que le verso de couverture apporte leurs lots de détails.
Dans la tête de Monsieur Adam (ou comment naissent les histoires)
"Dans la tête de Monsieur Adam (ou comment naissent les histoires)" de Sigrid BAFFERT et illustré par Jean-Michel PAYET est arrivé grâce aux partages (et en suivant les écrivains des "Blue cerises" aussi).
Monsieur Adam a un quotidien comme tout le monde mais, quelques fois, il ne sait pas quand, il a un début d'impression... Une idée, une image, un mot, cela s'emmêle, prend de l'ampleur, fuit, revient... selon l'instant, il faut vite, vite aller écrire ou laisser mûrir. Monsieur Adam est écrivain. Au fil des pages, nous suivons son inspiration et ce travail d'écriture.
Une idée à écrire, des chemins imaginaires qui ne vont nulle part... pas de poissons à pieds, pas de dinosaures, pas de tortues... et pourtant les mots sont sur le papier, les dessins aussi mais les liens ne se font pas.
Une idée à écrire, des chemins imaginaires qui ne vont nulle part... pas de poissons à pieds, pas de dinosaures, pas de tortues... et pourtant les mots sont sur le papier, les dessins aussi mais les liens ne se font pas.
L'inspiration ne vient pas d'un coup, toute seule, tranquillement. Il faut quelque fois la laisser fuir : sortir, prendre l'air, revenir... retrouver d'autres idées, différentes, et qui reprennent la première impression pour y trouver une histoire. Des mots, des mots, des ratures, des corrections, des phrases, des dessins, des ratures, des feuilles déchirées et puis un début, une trame, à réécrire, à laisser mûrir pour pourquoi pas donner un livre à laisser lire aux enfants.
Grâce à cet album, fait pour répondre aux questions des enfants sur le début des histoires, à en croire les instigateurs, nous suivons le quotidien d'un auteur avec ce qui en fait un être normal... qui a mal aux pieds, fait sa lessive, mange (souvent brûlé pour cause de remue-méninges), sors, profite de sa petite amie. Mais aussi toute cette création, ce fil conducteur de la pensée vers un but, une histoire. Par les mots, la succession, les retours en arrière, les sauts du coq à l'âne, on perçoit subtilement le début et l'emboitement premier des idées.
C'est fort, beau, intelligent.Les illustrations de Jean-Michel PAYET offrent cet état entre quotidien et imaginaire... ce déroulement des mots, des idées comme de la mousse, de la pluie, des post-its, des volcans, des rêves... ce tout petit soubresaut d'une trace de salissure sur une voiture en train d'être lavée jusqu'à un bois calciné.
N'hésitez pas à lire le billet de Lily très enthousiaste et tentateur et merci encore à elle pour la découverte de cet album et des "Blue cerises" (oui, oui Lily, j'arriverais à en parler... en lisant la saison 3 ou en les relisant pour la troisième fois, peut-être). Quant à Kiloé...
Je n'en parlerais peut-être pas #1
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