jeudi 7 avril 2016

Les bêtes associées pour le meilleur et pour le pire

Encore un de cette fabuleuse collection, quand il me reste encore en brouillon un billet sur leurs propositions concernant les pierres et les fossiles !

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

"Les bêtes associées pour le meilleur et pour le pire" de Jean-Baptiste de PANAFIEU et illustré par Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR confirme la règle. Donner des anecdotes sensationnelles aux enfants ne peut que les attirer, à la lecture et aux notions de zoologie et de botanique.
Ce documentaire-ci met en avant quelques choses qui n'est pas si facile à comprendre: les associations vivantes.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

La première relation inter-vivants évidente est la chaine alimentaire mais elle n'est pas si simple. Il existe les prédateurs qui dépendent exclusivement d'une nourriture spécifique comme le tamanoir dont l'intestin contient des bactéries permettant aux termites et aux fourmis d'être digérées (forme de symbiose avec l'insectivore). Le lion entraine une sélection naturelle permettant de limiter les épidémies mais les baleines avalent tout.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Puis viennent le tour des parasites. Ils affaiblissent leur hôte ou prenne sa place, comme l'acarien de l'abeille ou le pou de la langue de ce poisson. Il peut aussi être un parasite de ponte (le coucou) et de la reproduction (comme une guêpe pour la fleur ophrus).

Les grands méchants apparaissent dans tout ce qui peut y avoir de plus effrayant (oui, oui pire que le pou de langue). Ils tuent, œuvrent de cannibalisme. Nous apprenons ainsi que la guêpe est plus forte que les produits insectivores sur le puceron ou que la zombification des souris par les toxoplasma fait vraiment peur.

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Puis certaines collaborations sont décrites, association mutuelle sans gêne, la symbiose (particulièrement étroite), quelques exemples ici entre poissons et bactéries, mollusques et algues, arbres et champignons...

© Jean-Baptiste de PANAFIEU, Anne-Lise COMBEAUD et Matthieu ROTTELEUR/ Gulfstream

Il est aussi question de ceux qui nettoient, les déchets, l'organique. Ce bousier ou géotrupe par exemple sans qui les bouses de vaches recouvrerait l'Australie. Et enfin de la seule relation ayant entrainement une transformation de l'autre participant: l'homme et la domestication.

Le point fort est de vraiment partir sur des duos très enthousiasmants. Le fond scientifique apparait alors avec pertinence mais sans pesanteur. Nous apprendrons le nom de toutes ses associations vivantes en oubliant ni le règne animal, ni le végétal, ni l'humain. Puis certains autres éléments reviendront à l'esprit: le sang des insectes, l'hémolymphe; d'où vient la couleur des bonbons à la fraise ou que les champignons sont plus près des animaux que des plantes par leur constitution cellulaire. Si si je vous assure, ce sont de petites histoires d'horreur, pleines d'humour (avec aussi des dessins en décalage réaffirmant le propos différemment) et nous nous prenons à tourner les pages sans s’en rendre compte et ceci à différents âges de lecture. La petite histoire étant tout à fait lue à des enfants de 5 ans!
Les illustrations sont toujours très à propos, une descriptive et d'autres caricaturales.

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