mardi 22 octobre 2013

T'étais qui, toi? Léonard De Vinci

Je cherche toujours. Je slalome entre les livres jeunesse, je peux me perdre dans une librairie, j'y reste des heures et pourtant je ne lis pas les livres. La quatrième de couverture mais aussi la recherche par maison d'éditions. Et puis il y a les centres d’intérêt qui grandissent avec le lutin du foyer (7 ans maintenant). Moins d'albums sauf sur les contes, la mythologie (et encore cela dépend beaucoup de la qualité du texte) et pour suivre certains auteurs favoris. Plus de documentaires et plus de livres romans adolescents.
Dans la veine des livres "culturels", je parle aussi beaucoup à mon libraire (ma petite adorée est partie vers un autre horizon professionnel). Je pioche ainsi des documentaires différents où je tente d'y trouver de l'humour et de l'enthousiasme. La collection "T'étais qui, toi?" des éditions Actes Sud junior répond ainsi à mes attentes historiques. Bon, j'aurais aussi pu m'en douter un peu en sachant qu'elle est dirigée par Vincent CUVELLIER. J'aime d'ailleurs beaucoup sa manière de présenter la collection.

 © Olivier LARIZZA et Nikol/ Actes sud junior
 
"T’étais qui, toi? Léonard de Vinci" de Olivier LARIZZA et illustré par Nikol est une biographie décalée. Bien-sûr l'histoire de sa vie nous est dévoilée.

Enfant, il était dans le village de sa maman et profitait d'un précepteur mais surtout de ses multiples balades en plein nature. C'est un grand observateur de la flore, de la faune et il découvre, expérimente, se questionne. Un grand curieux, bagarreur et très actif.
A 13 ans, son grand-père adoré meurt et lui, le fils illégitime d'un notable va le retrouver en ville, à Florence, cœur de la Renaissance, des savoirs et des arts. Il entre dans la bottega (atelier d'artistes) tenue par Andrea Verrochio. Grâce aux travaux commandés au maître, ce sont les techniques de dessins, de peinture mais aussi une ingénierie au service des seigneurs qui se pratiquent.
Puis Léonard se met à son compte, laisse des œuvres inachevées au profit d'autres. Il collabore avec Zoroastre, fréquente les garçons et se fait de plus discret concernant sa vie amoureuse. Il déménage aussi et va se mettre au service du pouvoir en place (en tant qu'artiste ou conseiller militaire), en restant opportuniste et espère la reconnaissance.
Tout le parcours apparait, jusqu’à sa mort. Léonard semble plus intéressé par la construction d'engins ou de sculptures de décors de manifestations somptueuses. Il est propre à un orgueil surdimensionné.

 © Olivier LARIZZA et Nikol/ Actes sud junior

Là où la biographie prend toute sa saveur est pourtant dans des détails: la puanteur de la bottega de Verrochio (des poules vaquent à leurs occupations partout, le jaune d’œuf étant un élément essentiel à la peinture à l'huile), les expériences biologiques de Léonard mais aussi sa mauvaise humeur. Léonard apparait dans ses parts d'ombre et restera un éternel insatisfait.

 © Olivier LARIZZA et Nikol/ Actes sud junior

Les illustrations de Nikol en bleu turquoise et noir apportent une image d'un garnement et d'une érudition. Le fourmillement de la Renaissance mais aussi des savoirs de De Vinci. Très belle mise en valeur.

Il s'agit bien là d'une biographie à relire comme un petit roman et toujours savoureux et drôle. Il parait que toute la collection est comme cela: pas forcément tournée vers les personnages gentils tout plein mais bien épatants à d'autres égards. A suivre donc!

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