lundi 11 juillet 2011

Thésée et le minotaure

© Christine PALLUY et Élodie NOUHEN/ Milan jeunesse

Cela fait longtemps que cette collection "Le fil d'Ariane" me tente. Mais à chaque fois, soit les livres ne sont pas présents dans ma petite librairie (et j'aime par dessus tout feuilleter avant d'acheter, même si je suis sûr d'aimer), soit l'exemplaire est abimé. Alors ce prêt à la bibliothèque a fait notre bonheur "temporaire".

Je voulais commencé par lui. "Thésée et le minotaure" adapté de Christine PALLUY et illustré par Élodie NOUHEN. Et cet album est une merveille.

Le texte est assez long sans être pesant permettant une concentration constante de l'enfant. Les termes sont précis et l'histoire très claire... pour de la mythologie aux croisements interminables ce n'était pas évident.
Ici nous démarrons avec Thésée consterné par le sacrifice que les athéniens font au roi de Crète, Minos, en remontrance d'un drame accidentel : 14 jeunes gens sont prêts à être donnés en pâture au Minotaure enfermé dans le labyrinthe. Le jeune prince décide de prendre la place d'un jeune homme et de tuer le Minotaure. Et nous suivons donc l'exploit de Thésée aidée par la fille de Minos, Ariane... et son fil.

© Christine PALLUY et Élodie NOUHEN/ Milan jeunesse

Le parti-pris de l’adaptation est de mettre en avant juste quelques personnages offrant ainsi une fluidité au texte. Les personnages principaux ont aussi à un moment donné du récit une police de caractère les mettant en valeur avec un petit symbole. Cela permet une fois cette légende mythologique lue d'en ouvrir d'autres grâce à un petit feuillet en complément qui reprend une autre petite partie de l'histoire du cycle: qui est le minotaure? Quelle est la rencontre du roi Égée et de son fils ? etc...

© Christine PALLUY et Élodie NOUHEN/ Milan jeunesse

Les illustrations d’Élodie NOUHEN apportent beaucoup aussi. C'est vrai que j'étais conquise même avant de lire le texte. Ses personnages nous offrant leur profil et quelque fois trois poils de barbe amènent une étrangeté. Les tons ocres, virant au bleu ou au rouge, marquent des émotions précises. Le sang et la mort sont superbement symbolisés par la couleur, une ligne déchirant la page, une voile ou une vague... et j'ai aimé retrouver le minotaure en trame presque dans toutes les illustrations, en labyrinthe organique aussi.

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