jeudi 12 février 2015

Soixante choses impossibles à faire avant le déjeuner

 © Harriet RUSSELL/ Les Grandes Personnes
 
Harriet RUSSELL offre avec cet album une multitude de petits détails, petites facéties ou petites questions. Quelque fois la réponse est une simple illustration, d'autres fois, l'auteure pousse la réflexion sur plusieurs pages et offre ainsi une autre atmosphère.

© Harriet RUSSELL/ Les Grandes Personnes

Il s'agit de la conception du monde, de la perception ou des exercices de langage.

© Harriet RUSSELL/ Les Grandes Personnes

Avec plaisir, nous suivons des illustrations de choses incroyables ou surréalistes le tout avec beaucoup de poésie.

© Harriet RUSSELL/ Les Grandes Personnes

"Soixante choses impossibles à faire avant le déjeuner" reprend la citation de Lewis CARROLL "Eh bien, il m'est arrivé parfois, avant même l'heure du petit déjeuner, de croire jusqu'à six choses impossibles." 

© Harriet RUSSELL/ Les Grandes Personnes

vendredi 6 février 2015

Annie Sullivan & Helen Keller

Cela fait longtemps que je voulais lire cette bande dessinée. Parce qu'elle parle d'un sujet qui me touche, j'avais peur d'être déçue. Et bien non!

 © Joseph LAMBERT/ Cambourakis

"Annie Sullivan et Helen Keller" de Jospeh LAMBERT raconte les premières années d'éducation d'Helen, enfant de 6 ans, sourde et aveugle à la fin du 19ième siècle. Il s'agit d'une histoire vraie très célèbre aux États-Unis.
Helen a perdu la vue et l'ouïe avant ses 2 ans. Elle s'enferme dans la confrontation, l'isolement tactile et la non communication. Annie Sullivan est embauchée pour l'éduquer et va s'investir complètement.

En parallèle des efforts et progrès d'Helen, nous découvrons le passé chaotique d'Annie. Laissée avec son frère dans un hospice à l'âge de 10 ans, elle y vit dans des conditions déplorables et y perd son frère. A 14 ans, presque aveugle d'un œil, elle intégrera l'Institut Perkins, pour enfants aveugles, sans savoir écrire ou lire même son nom et en sortira la meilleure de sa promotion. Les avancées d'Annie éclairent celles d'Helen et inversement.


 © Joseph LAMBERT/ Cambourakis

Cette bande dessinée tout public est un magnifique hommage aux enfants victimes de handicap. Joseph LAMBERT illustre avec énormément de finesse le flou dans lequel Helen vit avant de rencontrer Annie.
Ne se vivant que tache grise informe dans un néant, elle a à peine des bras, les éléments qu'elle touche n'ont aucune importance, aucune existence, seules la nourriture et les bras réconfortants, roses, de sa maman semblent y avoir une place. Et puis les bras bleus d'Annie, du professeur. Les bras puis les doigts. Helen ne supporte pas le contact physique, la frustration, les contraintes. Elle mange avec les doigts, casse, tape. Et puis Annie arrive. Il s'impose immédiatement, l'enfant doit se servir de couverts, demander les choses. Annie utilise la langue des signes. Alors l'imitation des noms apparait mais pas encore la notion des objets.
Le passage du vide à la conscience du monde est très émouvant. Helen va apprendre à désigner les objets, à les demander, à communiquer, à questionner. La relation de crise, d'agression, de violence, devient une relation de confiance, d'apaisement et d'éveil.

© Joseph LAMBERT/ Cambourakis

Les prises de position d'Annie sont vues de l'intérieur grâce à ses compte-rendus au directeur de l'Institut Perkins qui l'a recommandé auprès des parents d'Helen. Sa rage, son impuissance, son envie de contrôle sans atteinte des libertés d'Helen. "Mon défi le plus pressant consiste à la discipline sans briser sa volonté. Je dois exiger d'elle un minimum d'obéissance, mais je ne dois pas la contrôler uniquement par la force. J'ai besoin de gagner son amour." Elle utilise des supports de communication créés et mis à sa disposition par l'Institut: le langage des signes (ici le mot est épelé et ne peut pas être "signé" par un geste qui impliquerait le visuel), une bibliothèque énorme de livres en braille...

© Joseph LAMBERT/ Cambourakis

Il y a aussi de l'instinct dans cette jeune femme. Elle même sujette à l'isolement communicatif (fait de paroles insensées), elle veut ouvrir son élève au monde. Ne pas la subir et pour l'enfant, ne pas subir le monde. Cette éducation sur le tas, sans possibilité de programmer ou d'organiser, est fabuleuse. "J'ai décidé de ne pas lui donné de leçons régulières pour l'instant. Au lieu de quoi, je traite Helen exactement comme une enfant de deux ans. Partant du principe qu'elle a une capacité normale d'assimilation et d'imitation, je parle dans sa main comme on parlerais dans l'oreille d'un bébé qui entend. Je fais des phrases entières quand je lui parle, même si elle ne comprend qu'un seul mot. La phrase entière, répétée de nombreuses fois, va s'imprimer dans son cerveau. Peu à peu, elle l'emploiera elle-même." Cette bande dessinée est toujours d'actualité. A l'heure actuelle le handicap est encore trop souvent assimilée à une déficience, Annie Sullivan partait, elle, du principe que son élève était une enfant normale, pas un tyran qu'il ne faut pas contrarier mais bien un potentiel en éveil! Et puis, elle se confronte au réel, ne bride pas les questionnements de sa protégée, apprends en se trompant.

© Joseph LAMBERT/ Cambourakis

La part belle est donnée ainsi à cet épanouissement de l'enfant différent mais la bande dessinée offre aussi les affrontements d'idéaux, les préjugés d'une société, les orgueils d'adultes et les retombées médiatiques et financières d'une avancée dans la prise en charge des enfants. Par exemple la scission entre l'Institut Perkins et Annie Sullivan. 

jeudi 5 février 2015

Inventaire illustré des insectes

Nous sommes nombreux à présenter aux bambins au cour de leur petite enfance des imagiers. Une chose, un animal et son nom dessous. Quand les bouts de chou ont la chance d'être élevés avec un soupçon de pédagogie Montessori, ils bénéficient aussi des cartes de nomenclature (une image en noir et blanc avec une partie colorée rouge et son nom dessous, carte et nom associé, carte et nom à associer). Ainsi un insecte est présenté puis sa morphologie principale, un caractère par carte (les ailes, le thorax, les yeux, l'abdomen, les pattes). J'aurais adoré être élevée comme cela. Gamine, j'ai aimé tous les livres sur la nature, de photos, de croquis, de description.

 © Virginie ALADJIDI et Emmanuelle TCHOUKRIEL/ Albin Michel

Avec "Inventaire illustré des insectes" de Virginie ALADJIDI et illustré par Emmanuel TCHOUKRIEL, ce sont mes rêves d'enfant qui s'exaucent. Ce documentaire a un parti-pris permettant de présenter au mieux les insectes et leur taille réelle. Alors pour les plus jeunes, un imagier aux magnifiques illustrations s'ouvre page par page.


Je ne suis pas étonnée que l'illustratrice ai travaillé sur un imagier Montessori (en suivant le lien vous tomberez sur un billet de l'auteur avec un bonus le tutoriel de la boite de rangement).

© Virginie ALADJIDI et Emmanuelle TCHOUKRIEL/ Albin Michel

Mais ce n'est pas tout. Les aquarelles sont servies avec un discours extrêmement intelligent: une petite description souvent anecdotique et un fond scientifique. Parce que là est le bonheur. Au fil des lectures de cet imagier extraordinaire, ce sont les classifications animales, le jargon, la situation et les noms latins qui apparaissent. L'enfant auditeur ou le jeune lecteur découvrira les points communs, puis distinguera les catégories avec beaucoup plus de plaisir.
Au tout début, la morphologie de l'insecte est présentée et oui, ils ont des yeux (souvent beaucoup) mais aussi des oreilles ou presque, le plus souvent des tympans et pas forcément sur la tête. Le cycle de la vie si spécifique des insectes et la classification apportent des voies pour aller plus loin.

© Virginie ALADJIDI et Emmanuelle TCHOUKRIEL/ Albin Michel

Puis défilent les coléoptères, la cétoine dorée, le goliath géant (vraiment géant), le si long rostre du charançon des noisettes femelle. Les lépidoptères avec leurs superbes ailes à écailles dont le sphinx à tête de mort amateur de miel. Les diptères avec ceux que nous aimons moins: moustiques et mouches. Les hyménoptères sociables pour certaines (fourmis, abeilles). Les odonates demoiselles ou non. Et nous découvrons d'autres que nous ne savions pas tellement classer: les isoptères (termites), les hétéroptères (punaises), les blattes, les poux, les cigales, les perce-oreilles, les criquets, phasmes ou mante-religieuse...
Encore une proposition que nous adorons, mon petit entomologiste et moi.

© Virginie ALADJIDI et Emmanuelle TCHOUKRIEL/ Albin Michel

Comme toujours, le duo apporte un documentaire de qualité première. Nous avons les fruits et légumes, les monuments, la mer et les animaux... Les deux derniers sont en version souple à prix réduit et avec stickers...

Les Chroniques de Wildwood, livre 3, Imperium

Une belle saga fantastique, propre à émerveiller l'enfant qui sommeille encore en moi, cela ne se refuse pas. J'ai ainsi lu "Les Chroniques de Wildwood, livre 2, Retour à Wildwood" de Colin MELOY et illustré par Carson ELLIS. Avec beaucoup de plaisir et sans rien vous en dire, bon plus par paresse que pour d'autres raisons. Le tome 3 conclut cette épopée avec emphase.

 © Colin MELOY et Carson ELLIS/ Michel Lafon

Au livre 2, Prue était en danger à Portland et a du revenir dans le Territoire Infranchissable. Mais ce ne fut pas sans repos. Retrouvant son ami d'enfance, Curtis, Prue doit fuir des assassins renards, des Kitusné, et découvre qu'elle doit encore s'investir pour préserver Wildwood, l'arbre du conseil . Elle partira à la recherche d'artisans capables de faire revenir à la vie un jeune homme, marionnette de métal. Nous avions aussi découvert les sœurs de Curtis, laissées dans un orphelinat pour une période de quelques mois par des parents éplorés à la recherche de leur fils dans toutes les contrées du monde. Elles se battaient de leur côté pour sortir de cet établissement, usine utilisant la main d’œuvre enfantine à des fins inavouables.
Je vous en reparlerais. Bah oui, dans le mauvais ordre mais cela ne vous empêche pas de lire le tome 2 tout de suite.

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Dans "Les Chroniques de Wilwoos, livre 3, Imperium", il n'est plus seulement question de survivre dans ces contrées fantastiques mais de préserver Wildwood et Portland. Une adolescente un peu paumée a réveillé l'Impératrice verte par des incantations. Cette dernière veut se venger.
Les inadoptables, enfants orphelins perdus dans la zone infranchissable ont rencontré un vieil homme aveugle, Carol, et avec lui, ils tentent de rentrer dans ce monde fabuleux des bois pour continuer à vivre et à grandir. Comme à chaque nouveau tome de cette série, l'auteur fait intervenir une nouvelle communauté. Les inadoptables découvriront ainsi les Bérets noirs, des hommes d'élite ponctuant leur phrase de mots français. Avec eux, ils partiront en mission de sauvetage.
Prue a retrouvé un artisan, un ours aux pattes remplacés par des crochets, la première moitié du binôme créateur de l'enfant pantin. Elle compte chercher des renforts à Southwood où elle a permis à un gouvernement intérim de remettre un peu de stabilité dans le bois. Mais elle découvre que la tyrannie a changé de forme.
Mais le lierre envahit Southwood, Wildwood, Northwood et la Principauté aviaire. Ils ne seront pas de trop pour gagner.

© Colin MELOY et Carson ELLIS/ Michel Lafon

Ce roman d'aventure nous tient en haleine jusqu'au bout. La multitude de personnages importants est maintenant plus accessible après deux tomes et c'est avec plaisir que chaque chapitre nous entraine à leur suite. Les adultes ont toujours une place à part, que ce soit les habitants de Southwood ou de Northwood, les bandits ou les bérets noirs, il semble que l'élan vital vienne des enfants. Ils sont inventifs, courageux et déterminés.
L'anthropomorphisme des animaux est toujours un régal! Que ce soit l'ours artisan, le rat compagnon de Curtis, un aiglon ou un hibou... c'est inventif, décalé et plein d'humour.
Ce dernier tome est aussi le plus noir, même si sa couverture est d'un magnifique bleu! Les dangers sont plus nombreux, il y aura des pertes et les actes des enfants ont aussi des conséquences. Prue, comme les autres doivent grandir.

© Colin MELOY et Carson ELLIS/ Michel Lafon

Nous aimerons encore ces magnifiques couvertures colorées offrant une première mise en scène des personnages et aventures de chaque tome. Nous adorerons aussi de retrouver les plans de ce bois mystérieux. Bon un bémol toutefois: pourquoi ne pas nous avoir offert les illustrations en page pleine avec leurs couleurs comme dans les deux autres tomes, servis aussi avec leur couverture plus pelucheuse!

Merci aux éditions Michel Lafon et à l'opération Masse critique de Babélio.


lundi 2 février 2015

Mon nom est personne "outis" - Ulysse, les chants du retour


" "Outis". Il y a là un jeu de mots parce que les deux syllabes de ou-tis peuvent se remplacer par une autre façon de dire, mè-tis. Ou et sont en grec les deux formes de la négation, mais si outis signifie personne, mètis désigne aussi la ruse, cette astuce retorse qui est l'apanage d'Ulysse."

"La mètis, cette forme d'intelligence, faite tour à tour d'astuces, de dissimulation, de mensonges, caractérise Ulysse, fourbe comme un renard, souple comme un poulpe. La mètis consiste chez lui à prendre une apparence qui n'est pas la sienne, mais cette apparence n'est pas qu'illusion, ce mensonge n'est pas qu'ignorance, c'est pour Ulysse le moyen efficace d'obtenir un résultat."

(extrait du fabulissime "Ulysse, les chants du retour" de Jean HARAMBAT, Actes sud)


Histoires de squelettes

Rhooo qu'il est beau dans sa couverture noire avec ce petit encadré rose. J'ai toujours aimé les cabinets de curiosité, les planches scientifiques me fascinent.

© Jean-Batiste de PANAFIEU et Patrick GRIES/ Gallimard jeunesse 

"Histoires de squelettes" de Jean-Pierre de PANAFIEU et Patrick GRIES offre un bel échantillon de squelettes. En dehors de ce parti-pris visuel fascinant les apprentis scientifiques et peut-être aussi les petits gars (pirates ou zombies), ce sont tous les indices contenus dans ces assemblages d'os qui se présentent à nous.

© Jean-Batiste de PANAFIEU et Patrick GRIES/ Gallimard jeunesse 

 L'auteur, comme toujours, propose une vulgarisation scientifique. En partant ici du squelette, il nous parle bien-sûr d'anatomie animale.
Le squelette peut être interne et soutenir les muscles mais aussi peut être externe (exosquelette) et se comporte comme une armure (insectes par exemple). Les animaux à tige dorsale (corde) allant jusqu'à une colonne vertébrale (une sorte de porte-manteau soutenant), sont des cordés, des vertébrés, entre autres nous. Grâce à la trompe de l'éléphant, il reprend ce qu'est un os, une structure.
Puis le squelette nous parle de la vie de l'animal (sa chaine alimentaire, s'il est proie ou prédateur et son mode de déplacement) mais aussi de certaines catégories dépendant de sa zone géographique (mer ou particularité marsupiale en Australie).

© Jean-Batiste de PANAFIEU et Patrick GRIES/ Gallimard jeunesse 

 De nombreuses comparaisons aident aussi à découvrir les points communs, les apparentés, les évolutions (des dents chez les prédateurs marins indiquent encore plus les évolutions des espèces). Nous découvrons ainsi des mystères: le dauphin est plus proche de la vache que le zèbre de cette dernière.

© Jean-Batiste de PANAFIEU et Patrick GRIES/ Gallimard jeunesse 

 L'évolution de la vie sur Terre est présentée par de nombreux axes: les évolutions des espèces, la spécificité pour survivre (plus apte, plus agile, plus rapide, plus petit, plus massif), les théories de Lamarck ou de Darwin, la domestication de certains animaux.
"Un fameux lion marin avait tant et si bien chassé les gros poissons et les pingouins qu'il ne restait rien de taille à lui remplir les entrailles. Il se souvient alors que le lion, son cousin, des plaines africaines terrestre souverain, croque gnous et phacochères et s'en trouve fort prospère. [...]" Oui mais s'en sortira-t-il en allant chasser dans la savane?

© Jean-Batiste de PANAFIEU et Patrick GRIES/ Gallimard jeunesse 

Les plus amateurs reprendront le jargon scientifique: phylums, périssodactyles (1 à 3  doigts entourés d'un sabot), artiodactyles (2 à 4 doigts entourés d'un sabot) entre autre. Les autres adoreront les rabats, les superbes photographies très détaillées, les comparaisons et les questions qui paraissent toutes simples.

dimanche 1 février 2015

Petites et grandes questions philo de Piccolo

Je suis toujours très friande des livres permettant de nous mettre sur la voie de la philosophie, surtout quand ils ont pour cœur de cible les enfants. J'aime l'idée de faire réfléchir les plus jeunes, de les faire réagir et de les aider à appréhender le monde.

© Michel PIQUEMAL et Thomas BAAS/ Albin Michel jeunesse

Alors bien-sûr je me suis ruée sur celui-ci: "Petites et grandes questions philo de Piccolo" de Michel PIQUEMAL et illustré par Thomas BAAS est en fait le recueil de toutes leurs propositions Piccolophilo éditées auparavant: "C'est pas juste!", "C'est à moi!", "Achète-moi la moto rouge!", "C'est quoi la mort?", "Non, c'est pas moi!" et "Mais je suis déjà grand!".

© Michel PIQUEMAL et Thomas BAAS/ Albin Michel jeunesse

Par le biais d'histoires courtes, très claires et pour les enfants très jeunes (dès 4 ans), des thèmes de philosophie sont abordées tranquillement, l'air de ne pas y toucher.
Ne pas faire tout ce que l'on veut, enfant ou adulte, et c'est déjà parler d'autorité, de désir, de besoin, de loi. Parler de la mort, de la possession, du désir et des frustrations.
Se confronter aux autres, à l'amitié, à la possession et aux partages. Et des jeux coopératifs ou à deux.
Se sentir frustré, être tenté, surconsommer et des indices de manipulations des grands surfaces.
Parler de la mort comme un élément de vie avec une mise en perspective de la durée de vie d'animaux.
Commencer à se responsabiliser, ne pas mentir et tout ce que le manque de confiance induit, tout ce que le malaise provoque.
Grandir comme une étape, ni en avoir peur, ni la devancer.

© Michel PIQUEMAL et Thomas BAAS/ Albin Michel jeunesse

Une page pour les adultes, enseignants ou parents, suit avec le "petit grain de sel philo". Elle reprend ce qui se passe pour l'enfant, les lois, les règles de la vie. Les thèmes sont alors plus explicités avec les multiples voies de réflexions.

© Michel PIQUEMAL et Thomas BAAS/ Albin Michel jeunesse

Puis des jeux amènent les enfants à faire l'expérience avec à chaque fois un focus parent pour expliquer les objectifs Les bambins sont ensuite accompagnés et poussés à répondre à des questions et à reformuler peut-être différemment avec "L'atelier en savoir plus" leur étant destiné. Cette dernière partie apporte une ouverture vers la compréhension des notions.

J'aime beaucoup les explications sur la consommation ou sur le mensonge (des médias aussi). Je mets toutefois un bémol sur certains chapitres que je trouve un brin péremptoires et assez moralisateurs. Mais le livre a le mérite d'expliciter et d'accompagner beaucoup. Parfait aussi pour entamer des discussions en famille quand ce n'est pas évident.
Ce recueil regroupe à prix intéressant une première partie des propositions Piccolophilo, ce serait dommage de ne pas en profiter!